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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 18 juillet 2008

Cihangir



Les grandes métropoles évoluent sans cesse, les boutiques s’ouvrent ou se ferment, les centres villes se vident, certains quartiers se figent alors que d’autres éclosent... Tel est la cas du quartier de Cihangir, situé entre le Bosphore et la place de Taksim. Autrefois mal fréquenté et peu recommandé pour s’y loger, il est à présent un des quartiers les plus en vue d’Istanbul.



Les expatriés, tous comme les étrangers de façon plus générale, tombent souvent sous le charme de ses rues étroites et colorées, des appartements avec vue sur le Bosphore, de ses commerces de proximité. Les cafés et les bars fleurissent avec des noms branchés, les chiens entraînent leurs maîtres jusqu’au parc : Cihangir a vraiment une âme digne de certains quartiers parisiens.



Pas étonnant qu’il attire dans sa toile urbaine artistes divers et jeunes turcs en recherche de bohème. Ici, les escaliers sont nombreux, Cihangir est un quartier escarpé qu'il est bon de parcourir à pied.



Les soirs de semaine ou pendant le week-end, les terrasses des cafés situés au pied de la mosquée de Firuaz fourmillent de clients en manque d’air frais... et de bruits. Les emlakcı (agents immobiliers) se frottent les mains, les prix de l'immobilier ont doublé voir triplé ces six dernières années, certains appartements ont une vue panoramique incroyable sur la rive asiatique, le pont du Bosphore et Topkapı.



Comme partout ailleurs, les vendeurs ambulants aiguisent leurs voix du matin au soir afin de vendre leur pacotille. Quand la nuit tombe, les rues se désertent, mais les bars et les restaurants sont encore fréquentés par ceux qui ne veulent pas encore embrasser la nuit.



Cihangir est un quartier dans lequel on se sent bien, on y prend ses repères facilement. De même, le Bosphore, qui caresse les horizons, n’est jamais loin et surgit toujours de façon inopinée, au coin d’une rue, un peu comme un chien errant.

jeudi 17 juillet 2008

T-box : Un concentré d'humour



Petit, bon marché, léger, rigolo.. Que rajouter de plus pour définir un cadeau idéal ? Les créateurs de T-box, une marque 100 % turque, ont tout compris au marketing, pas étonnant que leurs produits s’arrachent comme des petits pains.

Au depart n’était pas l’oeuf, ni la poule, mais un tee-shirt tout blanc, tout simple. Ce dernier est comprimé dans un emballage en forme de cube et voilà comment le T-shirt cubique ou T-Box voit le jour pour la première fois en 2003.



Ses parents travaillent tous pour le groupe BOYNER, et sont les Directeurs Généraux de Benetton, Altınyıldız, Çarşı. Autour d'un brainstorming animé par Cem BOYNER, ils se creusent les méninges et accouchent de ce bébé excentrique.
Les boutiques qui commercialisent les produits T-Box semblent être un peu vides, pas étonnant puisque tous les produits sont compacts : Tee-shirt, robe, chaussettes : Tout tient dans la poche, ou presque ! Les vêtements sont de bonne qualité et vous pourrez trouver tout au long de l'année des gammes qui se déclinent en plusieurs couleurs à des prix très doux. En plus du packaging qui contient une pièce de 5 kuruş, la marque met en place des actions marketing complétement déjantées.



Un slogan T-Box scande de ramener ses vieux slips, et ce sont 1.5oo hommes qui apportent leurs vieux sous-vêtements troués dans la semaine pour avoir le droit à une réduction sur l’achat d’un nouveau.
T-Box se dédie aux 15-35 ans, et se commercialise dans plusieurs pays. Si vous achetez un de leurs articles, je vous conseille de lire la notice d’emploi qui est toujours farfelue et pleine d’humour.


Abracadabra, une sucette se transforme en un joli foulard

A la caisse, certains petits gadgets feront bien des heureux : Mini ventilateur, grenouille en plastique qui se transforme en prince une fois arrosée. Sur les emballages de préservatifs, vous apprendrez combien de calories vous brûlez selon la position kamasutratique choisie… Hum, heureusement que les enfants sont en vacances ;)
Bref, qui a dit que dans le business, il fallait se prendre au sérieux ? Pas les gérants de T-Box, soyez en sûrs…



Parmis tous les points de vente, ci-dessous les coordonnées de la boutique de Beyoğlu :
T-Box
Istiklal Caddesi N : 67
Istanbul
www.t-box.com.tr

mercredi 16 juillet 2008

Plante carnivore



Oeuvre réalisée par le photographe Nihat Odabaşı dans la cadre du Festival des Tulipes qui a eu lieu au mois d'Avril.
Quartier de Nişantaşı


Discover Pinhani!

mardi 15 juillet 2008

14 juillet : Le bonheur est dans le pré



Ô, qu’il est agréable une fois dans l’année de piétiner avec allégresse la pelouse du Palais de France d’Istanbul. Fête nationale oblige, Madame la Consule Générale recevait hier soir, dans les jardins de ce bâtiment datant de 1839, un très grand nombre de français et de sympathisants de la France.

Malheureusement, cette année, certains français ont dû regarder le spectacle derrière les grilles, puisqu'il fallait s’inscrire sur les listes avant la soirée. Auparavant, il suffisait de se présenter le 14 juillet à l’entrée du palais avec une pièce d’identé prouvant sa nationalité française. Mais étant donné que les français sont de plus en plus nombreux à vivre à Istanbul, il fallait prendre les mesures qu’y s’imposent. Le Consulat attendait tout de même plus de 2.ooo personnes.



Après une poignée de main échangée avec Mme la Consule et son époux, les invités étaient conviés à traverser une partie du Palais afin d’admirer quelques tapisseries murales d’époque, puis à rejoindre les jardins verdoyants. Parmis la foule, le jeu consistait ensuite à retrouver des tas d’amis dispersés et à ne pas perdre ceux qui nous accompagnaient...

En début de soirée, un mot de bienvenu de Mme la Consule en français et en turc, puis un long discours sur la conjucture mondiale et les événements marquants de ces derniers jours. Après les hymnes nationaux et un silence de plomb, la fête pouvait enfin commencer.


Alberto, Onur et Fred

Impossible d’atteindre les buffets, la queue etait longue, il fallait patienter encore un peu pour récolter quelques bouts de pain et de fromages. Mais pas de soucis, les quantités ne manquaient pas.
Bonjour, bonsoir, comment ça va depuis tout le temps, rigolades entre copains : Autour des quelques tables disposées dans les jardins, les discussions allaient bon train. Petit à petit, les invités ont délaissé le Palais, puis, comme par enchantement, un DJ a commencé à faire monter l’ambiance. Les plus jeunes se défoulaient sur la scène, les autres s’exécutaient dans l’herbe, certains dansaient le rock près du bassin. En fin de soirée, il ne restait plus qu’un petit groupe qui comptait bien profiter de cette belle soirée estivale.



Vers minuit, Fred et moi avons décidé de quitter nos amis afin de rejoindre notre appartement. En sortant, à l’accueil, nous avons reçu en cadeau une très belle brochure illustrée (Traces, reflects, échos de l’eau). Madame la Consule etait sur le palier afin de nous formuler un au revoir en guise de bonne nuit.

Cette soirée du 14 juillet à Istanbul fût une belle fête, je regrette cependant une chose, de ne pas avoir pu admirer de beaux feux d’artifices comme c’est la cas en France. Mais sachant qu’on en a toute l’année, au dessus du Bosphore, on ne va pas se plaindre non plus...


La soirée fût exquise avec Martina, Hélène et Pavel

lundi 14 juillet 2008

Kaktüs

Depuis plus d'un mois déjà, le soleil domine Istanbul. La canicule, qui aura duré quelques semaines, a enfin laissé place à un été vraiment agréable bercé par le vent. Le jour se couche plus tôt qu'en France mais peu importe, les istanbuliotes, qui n'ont pas eu la chance de partir cette année en vacances sur les plages turques, ont leur lot de consolation...



Pour quelques kuruş, ils peuvent siroter un thé après une journée de travail et contempler le Bosphore ainsi qu'un beau coucher de soleil. Pour les plus matinaux, rien de mieux qu'un kahvaltı (petit déjeuner) avec quelques amis en plein air. Ici, les adresses ne manquent pas bien sûr, en voilà d'ailleurs une que j'ai découverte il y a peu de temps et qui si situe dans le quartier de Cihangir.



Sur les murs de l'établissement ou entre les tables, quelques chats se promènent librement et se faufilent entre les pieds des clients. Kaktüs est un café qui sert toute sorte de boissons chaudes et froides mais aussi des salades, divers plats copieux et des petits déjeuners gourmands. Quelques desserts (maison) font aussi parti du menu.



Une terrasse, installée sur le trottoir et encadrée de quelques arbustes, permet de profiter des rayons du soleil en toute intimité. Vous l'aurez compris, Kaktüs est un petit café bien sympathique où l'on aime s'accorder quelques minutes de détente dans le paysage urbain de Beyoğlu.



Kaktüs
Cihangir Caddesi N : 16/A
Cihangir
Tel : 243 57 31

vendredi 11 juillet 2008

Tout l'or du ciel



Coucher de soleil sur la Corne d'Or
Eté 2008


Discover Orhan Olmez!

mercredi 9 juillet 2008

Cahide : le cabaret anti rabat-joie



La prochaine fois que j’entends dans la bouche d’un ignorant des bévues au sujet de la Turquie et de son entrée dans l’Europe, je n’userai pas de ma salive, je l’amènerai directement à Cahide. Au milieu des paillettes, des plumes, des drag queens, des travestis, des serveurs déguisés en effigies de Jean-paul Gaultier, j’ose espérer que cette personne - qui prétendait tout savoir sur la Turquie - reverra ses jugements.



Si ce n’est pas le cas, je la glisserai alors au milieu des kokoş qui n’ont de naturel que leurs pieds, et des métrosexuels qui se baladent toujours avec leur portable et leur paquet de cigarettes à la main. La musique techno et la fumée des cigares aidant, je montrerai que la Turquie n’est pas seulement ce que l’on veut bien montrer sur les chaînes TV internationales. La Turquie a aussi cette facette avant-gardiste, bien souvent mise en sourdine alors qu’elle est encrée là, dans la capitale culturelle du pays.



Après un repas en plein air ponctué de meze, dans ce restaurant-cabaret de Maçka, il est d’usage de se lever de table et de faire place à la jeunesse istanbuliote qui arrive en masse peu avant minuit. Robes sexys, talons aiguilles, maquillage à outrance : Les jeunes femmes turques sont prêtes pour une longue nuit d’ivresse entre ami(e)s.



Au milieu de la foule, quelques jeunes femmes voilées qui ne semblent éveiller la curiosité de personne, elles s’amusent elles aussi et dansent librement entourées de copines. De nombreuses jeunes femmes viennent en groupe pour assouvir leur soif de frasques avant leur mariage, une sorte de kina gecesi contemporaine.



Parfois, la foule s’arrête de danser et de chanter dans ce décor diapré et rococo afin de regarder le spectacle cabaret exécuté par des danseurs professionnels et des travestis. Le tout ne manque pas d’humour et se tourne lui-même en dérision.



Adulé par la jeunesse aisée, Cahide est un lieu alambiqué vraiment à part. Un rendez-vous nocturne occidental aux accents orientaux, où l'on passe une soirée pleine de fantaisie et de surprises, un antidote certain au traditionalisme réccurent et aux éteignoirs...



Cahide Cabaret
Kadirgalar Caddesi, Maçka Parkı
Istanbul
Tel : 219 65 30

lundi 7 juillet 2008

Une chanson douce



Que serait Istiklal Caddesi sans musique ? En parcourant cette artère célèbre qui relie Taksim à Galata, nos pas sont rythmés par des notes de musique qui s'emmêlent et se démêlent continûment...

vendredi 4 juillet 2008

Dans le flou



Cette image du Bosphore vaporeux est un peu l'allégorie de la sensation ressentie cette semaine, en quittant mon ancien travail (avec horaires et lieu fixe) et en débutant mes fonctions dans une nouvelle société (avec beaucoup plus d'autonomie et de responsabilités).
Chaque changement demande un temps d'adaptation, aussi mon blog retrouvera son activité normale dès lundi,
Bon week-end à vous tous

jeudi 3 juillet 2008

Fontaine de la paix



Turnacıbaşı Sokak,
Beyoğlu

Pour la musique, cliquez ici

mardi 1 juillet 2008

1 Temmuz



Marins, Taksim
Denizcilik ve Kabotaj Bayramı
Journée nationale de la mer et du cabotage

lundi 30 juin 2008

Un soir d'été



Pêcheurs de Kabataş

vendredi 27 juin 2008

Voguer au fil des ans

L'idéal serait de vieillir comme on vogue sur le Bosphore, un soir d'été : Savourer chaque moment et vivre dans le présent, naviguer avec sérénité, garder toujours le moral comme on maintient le cap, s'émerveiller encore et toujours...


Bars branchés d'Ortaköy

Grâce aux 30 ans d'Elif, célébrés entre amis sur les flots, je me suis rendue compte que finalement, c'était plutôt plaisant de vieillir ; parce que l'épanouissement, le bien-être intérieur et la réalisation de soi forment un parcours semé d'embûches qui se résume en un mot : Expérience. Plus on grandit, plus on est en phase avec soi-même.


Pont du Bosphore, mosquée d'Ortaköy

Istanbul devait être extraordinaire dans sa jeunesse Byzantine, mais même après des siècles d'histoire, sa beauté est encore présente. Pas de botox, ni de crème anti-âge, juste un éclairage particulier qui ajoute un cachet inestimable aux vieux édifices.


Quartier de Bebek

Istanbul cultive cette lumière (naturelle ou artificielle) qui la sublime, un peu comme celle que l'on devine dans les yeux des grands-pères et grands-mères.


Rumeli Hisarı

Inutile d'en dire plus, les photos parlent d'elles-mêmes : Dans les iris bleus du Bosphore tout comme dans les différents âges de la vie, qu'il est agréable de voguer, n'est-ce pas ?



Pont du Bosphore et son éclairage changeant






A gauche, l'école militaire


Elif, qui rentre dans la trentaine... avec joie


Quelques invités de la soirée

jeudi 26 juin 2008

Arnavutköy



Embarcadère d'Arnavutköy
Istanbul


Discover Martin Adrian!

mercredi 25 juin 2008

Sanctuaire de Létô



Il n’y a sûrement qu’en Turquie qu’on peut s’introduire dans un site inscrit au patrimoine de l’Unesco et y rencontrer, en guise de gardien, un animal à quatre pattes... Pas de barrière, pas d’accès payant, juste des portions de colonnes qui gisent au milieu des herbes folles.



Le letoon, appelé aussi sanctuaire de Létô était autrefois administré à Xanthos, la plus grande ville de la lycie antique. Il existe de nombreuses légendes liées à la déese Létô. D’après la mythologie grecque, cette dernière aurait eu une liaison avec Zeus, et serait tombée enceinte. Elle donna naissance à deux jumeaux, Apollon et Artémis, sur l’île de Délos. Mais Héra, l’épouse légitime de Zeus, chassa Létô de l’île et la déesse arriva en Lycie, après quelques jours d’errance dans la mer égée.



Elle chercha une source d’eau pour abreuver ses deux enfants mais les paysans du coin ne se montrèrent pas du tout accueillant et tentèrent de les chasser tous les trois. Létô leur jetta un mauvais soir et ils firent tous transformés en grenouilles.



Le site antique de Letoon était un des principal sanctuaire religieux de la région, et comprenait jadis trois temples : Le plus important dédié à la déesse éponyme, et deux dédiés à chacun de ses enfants, Apollon et Artémis. La restauration du site a commencé dans les années 60, grâce à une mission d’archéologues français.



Le projet prévoit la reconstruction du sanctuaire, on peut d’ailleurs remarquer sur place que tous les fûts des colonnes ont été classés et répertoriés. On raconte que quand le temple sera reconstruit selon les plans d'origine, il deviendra un des plus beaux sites antiques de Turquie...

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