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Du miel aux épices d'Istanbul...

dimanche 24 janvier 2010

Buz gibi*



La neige est tombée sur Istanbul. Depuis vendredi soir, les toits sont saupoudrés de blanc, les rues sont de vraies patinoires, les bonnets et les gants sont de sortie.



Le paysage est superbe, l'atmosphère particulière, il fait un temps à boire des sahlep en regardant les flocons tomber. On a envie de tout photographier, d'arpenter les quartiers déserts et blancs...



Et puis, on met le nez dehors, on lève la tête et on se rend compte qu'il serait finalement plus raisonnable de rester bien au chaud chez soi..!

* Buz gibi : Comme de la glace

dimanche 10 janvier 2010

Le samedi, c'est Bomonti !



Une étude menée dans quelques pays industrialisés révèle que les hommes et les femmes se tournent vers les produits bio pour deux raisons majeures : La venue d'un enfant ou le diagnostic d'une maladie grave (cancer le plus souvent).



Le samedi, quand nous avons le temps, c'est direction le marché de Bomonti / Feriköy, qui s'agrandit d'année en année et qui est spécialisé dans les produits bio. Légumes et fruits de saison y sont vendus mais vous y trouverez aussi des oeufs, de l'huile d'olive, du pain, des féculents, des gözleme, des gâteaux, des produits textiles en coton organique et plein d'autres choses encore.



Mais j'entends déjà des voix qui s'élèvent : "Le bio c'est cher", Je vous dirai que oui et non... Oui, quelques produits sont plus chers, par exemple en ce qui concerne les fruits et légumes, les agriculteurs ont moins de rendement, ils ont besoin de plus de main d'oeuvre et n'ont pas de subventions de l'état comme c'est le cas pour l'agriculture de masse. Cependant, consommer bio, c'est changer nos habitudes alimentaires.



Premièrement, il s'agit d'acheter les produits de saison, adieu les tomates et les fraises en plein hiver. Ensuite, il s'agit de diversifier les apports protéiques, et ainsi de déguster beaucoup plus de féculents et légumineuses que de viande ou de volaille. Enfin, il faut dire adieu à la plupart des produits industrialisés avec leurs emballages individuels qui polluent la planète et nos intestins. Il suffit de regarder tous les colorants, conservateurs, sucres et sel que l'on met dans les gâteaux industrialisés et plats tout prêts pour en être dégouté...



Le superbe (et terrifiant à la fois) documentaire "Nos enfants nous accuseront" commence avec cette constatation édifiante : "Cette nouvelle génération d'enfants est la première dans l'histoire moderne à être en moins bonne santé que ses parents". Tout comme certains ouvrages l'expliquent, la santé passe avant tout par l'assiette ! (cf ouvrages de France Guillan; David Servan-Schreiber, etc).



Bref, si vous aussi vous souhaitez vous mettre au bio et commencer l'année 2010 sainement, RV tous les samedis au marché bio de Feriköy - Bomonti (Şişli) !

mercredi 30 décembre 2009

2010 (déjà)...

Incendies, tempêtes, inondations... Ainsi va le monde d'aujourd'hui. Si nous ne devions retenir qu'une leçon de Copenhague, au delà de l'échec des politiques, ce serait celle-ci :
"Il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation qui n'est pas de produire et de consommer jusqu'à la fin de nos vies mais d'aimer, d'admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes...". Cette citation est de Pierre Rabhi, un homme que j'admire profondément.



La naissance d'un enfant bouleverse toute une vie, et l'on ne peut s'empêcher d'avoir en tête cette question ô combien primordiale "Quel héritage allons-nous laisser à cette nouvelle génération ?" J'espère qu'en tant que parents, nous arriverons à sensibiliser Doriand à la beauté du monde qui nous entoure, à être respectueux de cet environnement, et à être acteur plutôt que spectateur...


Doriand s'éveille au monde

Et comme le meilleur exemple pour un enfant est celui de ses parents, alors l'année 2010 risque d'être tout sauf ennuyeuse pour Frédéric et moi. Ce ne sont pas les projets qui manquent, il faudra simplement trouver le temps entre notre enfant, la rédaction du magazine Bonjour Istanbul et nos boulots respectifs. Ainsi, si je passe de moins en moins de temps devant mon écran d'ordinateur, vous saurez pourquoi !

Je vous souhaite à tous une bonne année 2010, que ces 12 longs mois vous permettent de développer des idées pour un monde meilleur, de mettre en route les projets qui vous tiennent à coeur et d'être tout simplement heureux.
Meilleurs voeux à tous !

dimanche 22 novembre 2009

Soirée d'automne



Photo prise de Beykoz, rive asiatique,
Istanbul

dimanche 8 novembre 2009

Taxis : Un tarif unique pour le jour et la nuit !



Désormais, si vous prenez le taksi à Istanbul ou Izmir après minuit et avant 6 heures du matin, vous paierez le même prix que si vous prenez le taxi dans la journée. Et oui, fini le tarif de nuit qui rendait la course deux fois plus chère...
Attention, cette mesure ne s'applique pour le moment que dans deux villes de Turquie.

mardi 3 novembre 2009

Votre panier bio livré dans tout Istanbul !

Rien de tel pour faire le plein de vitamines et minéraux que de se faire livrer son panier de légumes et fruits issus de l'agriculture biologique. Pour commander, c'est facile : il suffit de choisir entre les paniers (organik kutu) de différentes tailles (liste envoyée par email chaque semaine) et de différentes compositions. Vous pouvez par exemple commander un panier spécial petit-déjeuner dans lequel vous trouverez fromages, olives, tomates, concombre, miel et beurre.



La livraison sur Istanbul a lieu deux jours par semaine (les samedis et mercredis au choix) et vous garantit des produits de saison 100 % bio ! Possibilité aussi de commander d'autres produits alimentaires (lentilles, pâtes, oeufs, confitures, etc...).

Pour tout renseignement, contactez :
www.atlasekolojik.com
Tel : (0212) 293 63 80
Email : info@atlasekolojik.com (sont anglophones)

lundi 2 novembre 2009

Denizden *



Une combinaison de plongée, un appareil photo et son boitier étanche ainsi qu'une grande dose de créativité : Alptekin Baloğlu, passionné de photographie sous-marine, a eu un jour la folle idée de saisir la beauté d'Istanbul sous un nouvel angle.



C'est en effet dans (ou sous) les flots du Bosphore qu'il a pris ces clichés surprenants et inventifs.



Le tout se regroupe dans un livre magnifique intitulé Bosphorus by the sea.



Une idée de cadeau original qu'on ne se lasse pas de regarder...



D'autres photos sont disponibles sur le site du photographe : www.alptekinbaloglu.com. Son livre est en vente dans toutes les bonnes librairies de Turquie !



* Denizden : De la mer

dimanche 1 novembre 2009

Lait noir

La dépression post-natale est un sujet tabou pour un bon nombre de femmes. Comment peuvent-elles se sentir mélancoliques alors qu'elles viennent de donner la vie ? Ont-elles le droit d'être dolentes dans un si grand moment de bonheur ?



Elif Şafak, auteur du superbe roman La bâtarde d'Istanbul, nous invite ici à voyager dans le labyrinthe de ses voix intérieures, à rencontrer les djinns qui habitent son esprit afin de comprendre comment une femme peut basculer du jour au lendemain dans les méandres de la dépression.

Suite à la naissance de sa fille, cet écrivain renommé a en effet perdu le goût de l'écriture, mais surtout le goût de vivre. Après une dépression post-natale de 10 mois, elle signe un roman que l'on dévore en quelques jours. Elif Şafak ne discourt pas seulement sur sa propre expérience de la maternité, elle relate aussi quelques grandes féministes et écrivains de ses derniers siècles qui ont dû choisir entre l'encre noire de la créativité et le lait blanc de la maternité, ou qui ont courageusement essayé de concilier les deux.
Avec humour, acidité parfois, elle signe un roman qui touchera de nombreuses femmes comme moi, et pourquoi pas, de nombreux hommes aussi, sensibles aux conditions des femmes, à leurs aspirations et aux difficultés qu'elles peuvent rencontrer pour se réaliser...

Lait noir
Elif Shafak (Şafak)
Editions Phébus
342 pages

lundi 12 octobre 2009

Néons...



Heure du çay, quartier de Galata

dimanche 4 octobre 2009

A la tombée de la nuit...



Mosquée de Sultanahmet (Mosquée Bleue), Istanbul

mercredi 23 septembre 2009

Ce n'est pas la faute à Voltaire...

A la fin du mois de mai, un mois (tout juste) avant notre mariage, je me suis cassée le pied. J’aurais aimé vous raconter que cela m’est arrivé en faisant du ski (sur un glacier turc ?!) ou en faisant de la voltige, mais je me dois d'être honnête... La cause de mon accident est aussi stupide qu’elle manque d'originalité : Je suis tombée par terre, en pleine rue, alors que j’avais la tête dans la lune et les pieds basculant d’un trottoir un peu trop haut.



Je me suis alors imaginée arrivant au Palais de France avec ma robe blanche et un beau plâtre au pied. Pas mal comme photo de mariage ! Heureusement, au bout d’un mois mon pied s’est rétabli et entre-temps, le médecin a décidé de ne pas me plâtrer.
Cependant, j’ai vécu des aventures héroïques en clopinant pendant une quinzaine de jours avec mes deux acolytes les béquilles. Je ne m’étais jusqu’alors jamais rendue compte à quel point les rues de Beyoğlu étaient pourries tordues, pentues, irrégulières et dangereuses. De même, à chaque enjambée, une de mes béquilles se coinçait entre deux pavés et je risquais la chute.
Mais comment font les mamans avec leurs poussettes ? Et ces femmes perchées sur 15 cm de talons hauts ? Je ne vous parle même pas des deux étages que j’avais à monter pour accéder à notre appartement, et de la gymnastique qu’il me fallait faire pour ne pas taper ma tête sur une partie du plafond trop basse située à l’entrée de notre immeuble. Bref, j’ai fini par retenir la leçon, on n’est bien que chez soi... Je suis restée 10 jours presque sans sortir, et j’ai appris par coeur le numéro de tous les commerçants de mon quartier qui livrent le voisinage tout au long de la journée. Vive les bakkal (épiciers) turcs !

A l’hôpital, quand je suis allée au service des urgences pour faire examiner mon pied, le médecin a rigolé quand il a su qu’il s’agissait d’une chute de trottoir. Il m’a recommandé avec humour de porter plainte contre la municipalité d’Istanbul. Il m’a dit qu'avec le nombre de chutes de trottoir qui avaient lieu chaque jour à Istanbul, on pourrait faire une action commune en justice.



J’avais quand même mieux à faire, mais cette mésaventure m’aura appris quelques gestes de survie qui sont devenus pour moi de vrais commandements :
  • Perchée sur talons hauts dans Istanbul jamais tu ne déambuleras, (préférer marcher avec des ballerines et changer de chaussures au dernier moment)
  • La tête haute jamais tu ne marcheras (mais toujours fixer le trottoir, ses pieds. Attention tout de même aux paniers qui descendent des fenêtres...)
  • En cas de rue pentue et glissante, à un homme costaud tu t'accrocheras (de même faire de tous petits pas, s'accrocher aux voitures garées, etc)
  • En cas de pluie ou de neige, à la maison bien au chaud tu resteras (ou vérifier que mon assurance santé est bien à jour).
Bref, quand je piétine le sol français, je me dis "quel bonheur", tout est plat, droit, les trottoirs existent, sont larges et il y a même des pistes cyclables ! Ici, c'est le chaos comparé au reste des grandes villes européennes. Le milieu urbain d'Istanbul est hostile aux piétons, qu'on se le dise. En voyant un tel désastre architectural, Haussmann doit se retourner dans sa tombe le pauvre homme... Et Voltaire doit être acquitté !

mardi 22 septembre 2009

Partie de cache-cache



Arriverez-vous à retrouver le vendeur caché parmi sa marchandise ?!
Marché du mardi, Kadiköy (Salı pazarı, Hasanpaşa)

lundi 21 septembre 2009

Erra Goppa : Les meilleurs mantı de Beyoğlu

Saupoudrés d'un peu de menthe séchée, de sumac et de paprika... Voilà comment j'aime déguster les mantı, ces fameux ravioli turcs qu'on sert avec une sauce au yaourt et du beurre clarifié.



Dernièrement, une amie m'a fait découvrir ce restaurant de Beyoğlu, qui a pour spécialité les mantı farcis à la pomme de terre (patateslı çerkes mantısı). Les goûter, c'est les adopter ! Les mantı traditionnels farcis à la viande (kıymalı çerkes mantısı) sont aussi très savoureux (faits maison et très gros). Et si vous n'aimez pas les pâtes, et bien rassurez-vous, ce restaurant sert aussi un assortiment d'entrées et de plats turcs. Bref, une adresse proche du Consulat Français à tester en cas de fringale !



Erra Goppa
Şehit Muhtar Mah. Süslü saksı sok. N: 12/1, Beyoğlu (cette rue est perpendiculaire à Istiklal Caddesi)
www.erragoppa.com

vendredi 18 septembre 2009

Et de trois !

Le numéro 3 de BONJOUR ISTANBUL (Automne 2009) vient de paraître !



Si vous êtes déjà abonnés, le magazine arrivera dans vos boîtes aux lettres aujourd'hui (si vous résidez à Istanbul) ou la semaine prochaine (si vous résidez à Izmir, Ankara, Kaş... ou en Europe). Pour vous le procurer, il sera en vente dès cet après-midi à la librairie EFY située sous le porche du Consulat de France d'Istanbul, et toujours par abonnement (pour les détails, m'envoyer un email mariefgilles@yahoo.fr).

Bonne lecture à tous, merci encore de votre soutien et surtout iyi bayramlar puisque ce week-end marque la fin du Ramazan en Turquie et annonce le début des fêtes du sucre (Şeker Bayramı). Lundi et mardi seront fériés ici...

jeudi 17 septembre 2009

Doğançay Müzesi : Le premier musée d’art contemporain en Turquie

C’est dans un immeuble grec vieux de 150 ans, situé dans Beyoğlu, qu’a ouvert le musée de Doğançay en 2004. Entièrement autofinancé, ce musée a pour but de sensibiliser les générations futures et présente les oeuvres d'Adil et Burhan Doğançay.



Dans cette famille turque, la peinture est une passion qui se transmet de père en fils. Adil Doğançay, né en 1900, officier cartographe dans l’armée turque, était un peintre impressionniste remarquable, aimant les paysages de bord de mer et de campagne.



Son fils Burhan, initié très jeune à la peinture dans l’atelier de son père (situé dans le sous-sol de la maison familiale) a étudié l’art à Paris. Il a voyagé dans 113 pays et parle 6 langues étrangères. Profondément marqué par New York et par ses murs aux graffitis colorés, il s’est inspiré de cette forme d'art pour réaliser tous ses collages.



Les oeuvres de Burhan appartiennent aux collections permanentes de 55 musées étrangers. En 2001, une rétrospective lui a été entièrement consacrée au Centre Culturel de Dolmabahçe à Istanbul.



Au musée de Doğançay, un étage est réservé aux peintures impressionnistes et aquarelles, les autres étages laissent place à des oeuvres plus modernes (peintures, collages et photographies). A noter que le thé y est servi gratuitement tous les jours de 15h à 17h.



Doğançay Müzesi
Balo sokak 42, Beyoğlu
Ouvert tous les jours de 10h à 18h.
www.dogancaymuseum.org

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