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Du miel aux épices d'Istanbul...

lundi 30 janvier 2006

Soirée B & B

Rien ne vaut le week-end pour se retrouver entre amis autour d’un bon dîner.

Ce samedi, j’étais donc de sortie pour la soirée B&B, c'est-à-dire soirée chez Baris et Basak, que je connais depuis mon arrivée sur Istanbul... Mais je pourrais aussi parler de soirée Bed & Breakfast puisque nous nous sommes couchés fort tard samedi (genre 5 heures du mat…) et mes amis m’ont gentiment proposé de rester dormir chez eux et de partager le petit déjeuner du dimanche matin.



Basak et Baris habitent sur Cihangir, un quartier très sympa peuplé de cafés branchés et d’expatriés européens.
Ils viennent d’aménager dans un nouvel appart qui se révèle parfait pour organiser des soirées :)
Tous les deux travaillent à la faculté de droit d’Istanbul et rédigent en parallèle leurs thèses.


Les deux piplettes dans la cuisine

Basak est ma meilleure amie sur Istanbul, nous avons de nombreux atomes crochus, aussi quand nous nous voyons, nous passons notre temps à faire des dedikodu (commérages) autour d’un bon café.. ou d’un verre de vin selon l'heure !


Devise de la maison :Verre plein je te vide, verre vide je te plains !

Je suis venue un peu avant l’arrivée des autres invités afin de donner un petit coup de main dans la cuisine et de parler de la pluie et du beau temps (et oui, la neige est finie, grand soleil depuis samedi sur Istanbul !).


Autour de la table (de gauche à droite) : Basak, Ozan, Mert, Baris, Ilkay et son mari Yann.

Ce fût une soirée très agréable, nous avons eu l’occasion de déguster de délicieux mets et vins (italiens et turcs) tout en refaisant le monde.

Mais après cette agape, j’ai des p'tits yeux ce matin, il me manque en effet quelques heures de sommeil au compteur (et oui dimanche soir, on a remis ça, nous sommes allés voir Munich au ciné avec Burak et on s’est couché tard..).

Ben vouis... j’suis plus trop jeune moi….

vendredi 27 janvier 2006

Kar devam ediyor...

La neige continue de tomber sur Istanbul... !

5 jours non stop.. Et quelques images poétiques avant le week-end pour vous remonter le moral, car il semblerait que les flocons turcs se soient déplacés vers la France... :)


sur le bord du Bosphore...


...entre Bebek et Arnavutkoy

Couvertures, littérature et miniatures

Etant donné que je ne lis pas encore de romans en turc (mon vocabulaire n’est pas assez étoffé malheureusement et ma grammaire doit encore progresser), je dois à chaque fois ramener de France des dizaines de livres, et ça pèse lourd, croyez moi !
Car j’adore lire, et il est rare que je reste fidèle à un auteur (mis à part Paul AUSTER).

J’essaie de découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux auteurs et dans mes dernières pérégrinations à la FNAC, j’ai déniché un roman d'un auteur turc : Mon nom est rouge.



Je viens tout juste d’achever ce pavé de 736 pages (format poche) d’Orhan PAMUK, l’auteur turc couronné de nombreux prix littéraires internationaux.

Cet auteur a échappé de peu à la prison et a fait la couverture des journaux en ce début d'année.



Orhan PAMUK devait en effet être jugé en février 2006 pour "insulte ouverte à la nation turque", suite à un entretien qu’il avait eu avec un magazine Suisse en 2005, et dans lequel il s’est exprimé sur le massacre des arméniens et des kurdes.

Mais la nouvelle est tombée en même temps que les vœux de la nouvelle année, la Turquie a finalement refusé de s’engager dans ce procès controversé, et a renoncé à juger cet écrivain célèbre.

Mon nom est rouge était vraiment passionnant et extrêmement bien écrit.

L’histoire nous plonge dans la vie des miniaturistes turcs, au 16éme siècle, et nous permet de mieux comprendre les passions picturales qui animent les enlumineurs et les peintres d’orient et d’occident.
Ajouter à cela une histoire d’amour et un ou deux meurtres à élucider, et vous obtiendrez un magnifique roman qui décrit à merveille l’art Ottoman.



De même, le style de l’auteur est très intéressant, dans la mesure où chaque protagoniste devient le narrateur d’un ou plusieurs chapitres.

Bref, je ne peux que vous conseiller de lire ce roman, vous le trouverez dans toutes les bonnes librairies françaises... Car je ne voudrais surtout pas être votre seule référence en matière de littérature turque !!

jeudi 26 janvier 2006

Istanbul de neige

4éme jour de neige...



Mais zut, où ai-je bien pu garer ma voiture ??







Vivement l'été...

mercredi 25 janvier 2006

Cake au thé vert (pour les longues journées d'hiver...)



Par ces froides journées de neige, rien de tel qu’un bon thé chaud accompagné d’une part de cake en fin d’après-midi.

Lors de mon dernier séjour en France, j’avais acheté un petit pot de thé vert en poudre dans un magasin japonais (thé matcha) à Lyon (je doute qu'on puisse trouver ça en Turquie..).
J’avais bien l’intention de réaliser un gâteau avec cela :)



J’ai cherché des recettes sur les blogs culinaires mais ça ne correspondait pas tout à fait à ce que je voulais.
Soit les recettes avaient trop de beurre, soit trop de poudre d’amandes...

Aussi, j’ai décidé de me référer à une recette basique de gâteau au yaourt, et d’y apporter quelques modifications...

Vous connaissez le principe : le pot de yaourt sert de mesure pour les autres ingrédients...

Ingrédients

1 yaourt nature
½ pot d’huile végétale
2 pots de sucre
2 pots et demi de farine tamisée
½ pot de poudre d'amandes
2 œufs
1 sachet de levure
1 pot de lait
2 cuillérées à café rases de thé vert en poudre
1 pincée de sel

Préparation

Préchauffer votre four à 180 degrés.
Faire chauffer à feu doux le lait et le thé matcha, ne pas faire bouillir et bien remuer.
Dès que le liquide est chaud, réserver.
Mélanger le yaourt et l’huile.
Ajouter les 2 oeufs et battre le tout.
Incorporer le sucre, le sel, la farine, la levure et la poudre d’amandes. Bien mélanger.
Incorporer le lait infusé au thé vert. Mélanger le tout.
Vous obtiendrez une pâte un peu liquide et très verte...



Verser la préparation dans un moule à cake beurré ou un moule à gâteau (24 cm ø).
Baisser le four à 160 degrés.
Enfourner pour 40 minutes environ, n’hésitez pas à couvrir le dessus du gâteau d’une feuille de papier alu. à mi-cuisson si le cake dore trop vite.
Lorsqu’une lame de couteau insérée au centre ressort sèche, sortir le gâteau du four, attendre quelques minutes et démouler.
Laisser le refroidir sur une grille.

Verdict : le goût du thé vert n’est pas trop prononcé, la gâteau est délicieux accompagné d’une tasse de thé et d’un peu de confiture s’il vous en reste pour le petit déjeuner !

Maitenant vous savez ce qu'il vous reste à faire.... !!

mardi 24 janvier 2006

Cette maudite brioche


L'aventure matinale, c'est par là !

Tout a commencé par une idée folle, ou plutôt une idée qui vous vient comme un éclair, juste au moment où vous ouvrez les yeux le matin.

Je me suis levée de mon lit et je me suis dit :
"Tiens, si j’allais prendre des photos à Arnavutkoy, le petit village de pêcheurs à côté de chez moi, pour les mettre en ligne sur mon blog, j’pourrais en profiter pour acheter des Poğaca (brioches turques) et prendre mon p’tit déj’ au bureau".
Quelle idée géniale ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?
Et me voilà donc dehors, chaudement couverte à 7h50 du matin...

La neige est toujours là, encore plus dense qu’hier. Je me lance dans la rue, pas un chat par ce froid.
Et puis je longe le bord de mer.
Là commence l’enfer.
La route est complétement glacée à cause du froid, de la neige et de l’embrun. Et j’ai le vent en pleine face. c'est sûr, ça a au moins l'avantage de me réveiller !
Impossible d’ouvrir les yeux en grand, le vent est trop fort, je regarde donc le sol.
J’avance les pieds dans la poudreuse. Et à quelques mètres plus loin, j’aperçois le village.


Arnavutkoy sous les flocons

Les maisons sont en bois, comme les anciens Yali (palais turcs), et le spectacle qui s’offre à moi est digne des contes de fées.
En arrivant au centre du village, le vent s’amoindrit.
Je marche moins péniblement et j’arrive devant la boulangerie. J’entre et j’achète une petite brioche au fromage. A présent, il ne me reste plus qu’à l'amener prendre l’air frais sur quelques mètres jusqu’à mon bureau.
Je prends rapidement quelques photos sur le chemin du retour :





Le vent redouble de violence. J’ai encore plus de mal à avancer. J’ai l’impression d’avoir été transportée dans les steppes russes.
Je lutte pour exécuter chacun de mes pas. Je ne peux toujours pas lever la tête. Mes pieds sont gelés.
Mes mains sont deux esquimaux à la vanille.


Qui se cache derrière cette mystérieuse femme voilée ?!?

Mais soudain, je vois la porte d’entrée de mon immeuble à quelques mètres devant moi. Allez, encore un dernier effort.. Ouf, je suis enfin arrivée à mon but !
Une fois au chaud dans le bureau, je ne me reconnais plus face au miroir : mes joues sont de couleur feu, ma tête est recouverte de neige.
Tout ça pour quelques photos et une maudite brioche...
J’enléve mes épaisseurs de vêtements et je me prépare un bon thé chaud. Le bureau est vide, mais vu le temps qu’il fait dehors, ça ne m’étonne pas.
Je mange ma brioche toute fraîche en silence afin de célébrer ce petit déjeuner de roi.


Ce p'tit déj' là, on ne me l'aura pas volé !

Demain, ils annoncent un temps encore pire qu’aujourd’hui.
Demain matin, pour mon petit déj’, je mangerai ce qui trainera dans mes placards.

On ne m’y reprendra pas deux fois !

lundi 23 janvier 2006

Froid sibérien...

La vague de froid qui frappe actuellement la Russie a gagné la Turquie.


Ce matin, les voitures se sont parées de blanc sur Istanbul

Ce week-end, plus de 3600 villages dans le nord et l’est du pays ont été coupés du monde.
D’importantes chutes de neige accompagnées d’un froid arctique ont en effet paralysé une partie de la Turquie, perturbant les transports et faisant craindre des pénuries d’énergie.

Tôt ce matin, la neige s’est abattue sur Istanbul, les températures ont chuté de 10 degrés (on attend -10° pour demain).
Et pour couronner le tout, la neige est accompagnée de rafales de vent.
Impossible de marcher dans la rue les yeux ouverts !


Photo prise sur le vif ce matin, en allant au travail

C’est le début des réjouissances : embouteillages, fermetures de certaines rues à la circulation (et oui, Istanbul est faite de descentes et de montées, comme San Francisco, dès que la neige tombe, certaines rues sont impraticables..), fermetures des écoles et des universités, coupures de courant, etc...

Il faut s’avoir qu’à Istanbul, la neige tombe chaque année, de décembre à avril.
Et c’est souvent 4, 5 jours consécutifs avec des quantités de neige dignes des stations de ski Suisses.
Les automobiles garées sur le long des routes se transforment en collines de neige, les bureaux et les écoles sont désertés, la ville vit au ralenti.

Que dit la météo ?
La neige va s’intensifier jusqu’à vendredi, puis retour du soleil annoncé pour le week-end.

Ce matin, Istanbul est recouverte de blanc, j’ai l’impression de vivre sur un Loukoum géant...

mercredi 18 janvier 2006

Turkish delight



Savez-vous que dans le dernier film de Walt Disney, Le Monde de Narnia (aux effets spéciaux époustouflants), Edmund, un des jeunes héros de l’histoire, goûte à de délicieux Loukoums que la Sorcière Blanche lui offre ?

Et oui, les loukoums sont connus à travers le monde entier et c’est bien sûr une des spécialités d’ici.

Le terme exact est rahat lokum, signifiant mot à mot bouchée confortable, (exprimant de ce fait quelque chose de facile à mâcher et à avaler).



A la rose, à la pistache, aux amandes, à la menthe, aux noisettes, nature, ou encore enrobés de chocolat...
Vous l’aurez compris, il existe de nombreuses variétés afin de satisfaire tous les gourmands.

Les loukums s’achétent dans les patisseries des grandes villes turques, ainsi que sur certains marchés.
Le marché Egyptien d’Eminönü constitue un grand centre d’achats pour les touristes et les locaux.
On offre les loukoums lors d’occasions spéciales : circoncision, naissances, bayrams...

Mais pour ceux qui n’ont pas la chance de s’approvisionner souvent, sachez qu’on peut les fabriquer soi même...
La liste des ingrédients parait simple (fécule, sucre, eau), pourtant, il faut un sacré tour de main car tout réside dans la cuisson… Si on le cuit trop, le loukoum devient dur et si on ne le cuit pas suffisamment il devient une masse difforme.
Sur le net vous trouverez de nombreuses recettes et même le résultat en images

Mais pour ma maman, qui est une grande fan des loukoums à la rose, et pour les plus aventureux, je vais quand même publier aujourd'hui une recette de loukoums.... :)



Ingrédients :

1 verre de maïzena
1 verre de sucre cristallisé fin
1 grand verre d'eau parfumé d'eau de fleur d'oranger ou eau de rose
1 petite poignée de pistaches, d'amandes, ou de cacahuètes broyées (facultatif)
Sucre glace
Colorant alimentaire selon votre choix

Préparation :

Mélanger le sucre avec la moitié du verre d'eau parfumé, le cuire en portant à ébullition (attention ne pas faire un caramel).
Dans un bol délayer la maïzena dans l'eau parfumée restante et, en évitant de faire des grumeaux, ajoutez alors le colorant (très peu).
Versez le contenu du bol sur le mélange sucre-eau toujours sur feu très doux.
Remuez et continuez la cuisson jusqu'à ce que la préparation devienne épaisse et se détache des parois de votre casserole.
Ajoutez alors les amandes, ou les pistaches si vous le souhaitez.
Versez le tout sur une surface lisse et travaillez un petit moment avec le bout des doigts enduits avec du beurre.
Formez un carré d'une épaisseur de 2 cm et laissez reposer plusieurs heures, puis coupez en carrés et enrobez de sucre glace chaque morceau.

Vous me direz le résultat, mais à mon avis rien ne vaut les loukoums des patissiers....

lundi 16 janvier 2006

Le grand écart



J’ai le corps en Europe et la tête en Asie...
Bien sûr, ce n’est qu’une métaphore, puisque je suis bien là, assise sur ma chaise, au dessus du continent européen, mais, en face de moi, par la baie vitrée, je ne vois que l’Asie... et le Bosphore.

Un pays, une ville, deux continents.

C’est un peu bizarre au début, de se dire "dans une demi-heure, je vais en Asie” sans avoir en poche passeport ni visa.
Juste besoin d’une voiture, ou d’un ferryboat.
Juste besoin de disposer de quelques minutes devant soi, selon le moyen de transport emprunté et selon le flux de la circulation, bien sûr.

Une ville, deux continents, deux ponts.

On s’attend quand on se rend pour la premiére fois sur la rive asiatique à un changement radical au point de vue architectural ou urbanistique.
Mais il n’en est rien.
Un peu plus de verdure, plus de tranquilité, moins de monuments historiques. C’est la seule grande différence.
Aprés, c’est la même culture, la même langue, les mêmes mentalités, la même ville.

Chaque jour, ils sont des milliers à faire la traversée entre les deux rives, pour des raisons professionnelles essentiellement.
On travaille en Europe, on habite en Asie. Rarement le contraire.
Pourquoi un tel phénoméne ?
Tout d’abord parce que les loyers sont moins chers en Asie, le prix est souvent divisé par deux, autant à la vente qu’à la location.

Ensuite, on ne change pas aussi facilement de quartier.
Les istanbuliotes ont leurs habitudes, ils aiment rester dans le quartier où ils ont grandi.

Enfin, le travail est comme partout instable, donc inutile de changer de lieu d’habitation, même si l’essence est chére, même si on met 1h30 pour se rendre au bureau, demain on peut travailler ailleurs, qui sait ?



Il existe deux grandes infrastrures qui s’élévent au dessus des flots et qui permettent de relier les deux rives.
Le plus vieux, le pont du Bosphore, a été inauguré en 1973, et c’est l’un des cinq plus grands ponts suspendus du monde.
Il s’éléve en effet à 64 métres de haut et mesure plus d’un kilométre (1560 m).
Le deuxiéme est le pont de Fatih Sultan Mehmet, construit par les japonais et achevé en 1988.

Des projets sont dans les esprits de certains hommes municipaux : peindre le dessous du pont du Bosphore aux couleurs de l’arc en ciel, construire un troisième pont, etc.

La traversée dans un sens ou dans l’autre, est toujours un moment magique, et ce, malgré le temps, l’heure ou la densité de la circulation.
Survoler les bâteaux de pêche et les pétroliers,
Voir la ville en miniature,
Faire un grand écart entre deux continents...

jeudi 12 janvier 2006

Quand Pablo Picasso surplombe le Bosphore...



Déjà plus de 60.000 visiteurs en un mois et demi, on comprend grâce aux chiffres l’importance de la première exposition consacrée à un artiste occidental en Turquie.

Sakip SABANCI, très célèbre homme d’affaires turc, avait, juste avant sa mort l’année denière, exhaussé un souhait : que le musée construit dans son ancienne propriété le manoir du cheval consacre sa premiére exposition au peintre Pablo Picasso, qu’il admirait tant.

C’est donc chose faite, et Burak et moi avons profité des bayrams (une semaine de jours fériés) pour nous rendre à Emirgan, sur le bord du Bosphore où se tient cette exposition jusqu’à fin mars 2006.


Détail du parc

Dés l’ouverture, du monde au portail, mais pas trop d’attente quand même. Il faut juste veiller à se séparer de son manteau, son sac et son appareil photo pour visiter l’exposition.


Un des bâtiments qui abrite l'exposition Picasso

A l’intérieur d’un bâtiment très moderne avec de grandes baies vitrées, nous avons pu admirer dessins, peintures, sculptures, céramiques et même tapisseries du célèbre artiste qui retracent les différentes étapes de sa vie : de la période bleue à la période Guernica.



Aprés avoir visité cette expo, nous nous sommes rendus dans les anciens appartements de la famille Sabanci (aux allures de Versailles) et nous avons pu admirer l’extraordinaire collection de manuscrits et calligraphies turcs qui se situe aux étages du manoir.

En ressortant du musée, nous avons fait un petit tour dans le jardin de la propriété qui surplombe le Bosphore.


Jardin du Manoir du Cheval


Burak au pied du Bosphore

A l’entrée du manoir, une centaine de personnes faisait la queue pour entrer.

Nous n’avons pas regretté de nous lever tôt, un grand merci à la fondation Sanbanci qui accueillera sans doute dans un futur proche quelques nouvelles merveilles issues de monde artistique.

mercredi 11 janvier 2006

photo du jour


Lever de soleil sur le Bosphore

lundi 9 janvier 2006

Adieu veau, vache, cochon...

Une semaine de jours fériés, vous en rêviez ?

Et bien cette année, c’est le cas en Turquie grâce aux fêtes musulmanes.



En effet, demain commencent les fêtes du sacrifice, et les entreprises seront fermées jusqu'au lundi prochain, soit pendant 1 semaine !
D’ailleurs, même si les fêtes ne commencent officiellement que demain, la plupart des sociétés ferment dès cet après-midi.

Attention, avant de lire la suite de mon post, soyez sûrs d’avoir l’estomac bien accroché….

La croyance musulmane veut que béliers ou veaux (et non pas vache ou cochon comme le titre de ce post, j'ai juste repris un des vers de "la laitiére et le pot au lait" de La Fontaine) soient égorgés, leur sang complètement vidé du corps.

Cependant, depuis ces dernières années beaucoup de musulmans préfèrent faire des dons aux oeuvres de charité plutôt que de sacrifier les animaux.

Il y a quelques années, on pouvait voir (selon mes amis turcs) ces sacrifices en pleine rue.
Je vous laisse imaginer l’état des trottoirs et les cris des animaux qui devaient terroriser les voisins..
De même, autrefois, c’étaient les jeunes filles de la maison qui devaient égorger les animaux...
Bonjour le traumatisme !

A présent, par mesure d’hygiéne, le gouvernement demande à ce que ce soit fait dans des endroits spéciaux.. Et ce sont les hommes qui s’en chargent. OUF

Toujours suivant les préceptes de la religion; la viande doit être en partie distribuée aux voisins, aux pauvres et aux parents.

Depuis quelques années, pour les bayrams (fêtes religieuses), les turcs sont nombreux à partir en vacances.
Les lieux de destination favoris sont : sport d’hiver en Turquie (deux stations célébres) ou en Europe, Egypte et Europe.

Pour ceux qui restent sur place, les plus jeunes doivent rendre visite aux plus anciens de la famille.
On embrasse le dos de la main de la personne à qui l’on rend visite puis on porte la main à son propre front afin de marquer son respect.
On pourrait comparer ces fêtes aux fêtes de noël, puisqu’on fait de gros repas en famille étalés sur 3 ou 4 jours.

Ceux qui viennent rendre visite pour le Bayram offrent lokums ou encore des chocolats.
Les plus âgés donnent quelques billets aux plus jeunes en guise de cadeaux.

Pour ma part, étant donné que c’est ma premiére semaine de vacances que je vais passer sur Istanbul, je vais en profiter pour effectuer les tâches ménagéres et rangements divers... et m’aérer bien qu’ils annnoncent des jours de pluie en boucle...

Le récit de ma semaine de détente en ligne dans les prochains jours... si j’arrive a décoller de ma couette ;-)

vendredi 6 janvier 2006

L'ancienne nouvelle star ?



Voilà une façon de finir la semaine en beauté (à condition d’aimer les blondes bien sûr..) en publiant en avant-première la photo de celle qui aura la chance de représenter la Turquie lors de la prochaine édition de l’Eurovision 2006 !

Cette (fausse) blonde pulpeuse et tatouée sur les deux bras (et peut-être ailleurs ?!) se prénomme Sibel TÜZÜN et a, quelques années auparavant, connu ses heures de gloire sur les ondes turques.

Elle revient donc en force avec une chanson (en turc) et crie haut et fort à qui voudra l’entendre « Je gagnerai ».

Il faudra attendre mi-mai pour suivre ce show en direct d’Athènes, en attendant, on n’a pas fini d’en entendre parler ici…
Elle est aujourd’hui en première page des journaux.

En espérant que les commentateurs français ne s'exclameront pas, comme deux ans auparavant :
"Maintenant c'est au tour des turcs, c'est le bon moment pour aller aux toilettes".
Pas très fin je sais...

jeudi 5 janvier 2006

Dites-le avec des fleurs !

Il y a des traditions turques qui m’étonneront toujours
Tenez par exemple, à votre avis, qu’est-ce qu’on envoie pour les occasions suivantes :
- Ouverture / inauguration d’un restau, d’une boutique, d’un grand magasin…
- Mariage
- Décès
- Lancement d’un bateau en mer ???

« Des fleurs, bien sûr ! » Me direz-vous, et vous n’aurez pas tout à fait tort, puisqu’en effet, on envoie effectivement des fleurs comme en France..

Mais pas sous le même format



Il est vrai que même si l’on trouve (et l’on offre) des bouquets traditionnels de roses, ou tout autre genre de fleurs comme cadeau quand on est invité à manger chez quelqu’un, pour déclarer sa flamme, etc. Il en est généralement tout autre pour les cas énumérés ci-dessus.

Quand un magasin ou un restaurant sont inaugurés, il n’est pas rare de voir au devant de leurs portes de nombreuses fleurs présentées comme sur la photo ci-dessous.

En France, je n’avais eu l’occasion de voir ce genre de bouquets que sur les monuments aux morts, par contre en Turquie on les offre autant pour une heureuse occasion que pour un malheureux événement.

Ça fait vraiment bizarre de voir ça à un mariage, avec une banderole et des lettres d’or qui précisent le nom de l’expéditeur.
Surtout quand vous posez pour les traditionnelles photos de famille avec ces fleurs en arrière plan !

Ce qui est toutefois amusant, c’est la façon dont sont construits ces bouquets plats sur pied…



On retourne des emballages (paquets de chips, emballage de lait ou yaourt) afin de réaliser une jolie déco sur laquelle seront posées quelques roses, oeillets ou tout autre fleur colorée.
Chaque fleur est généralement accrochée sur une fine tige de bois.



Lors des lancements en mer de nos navires, nous avons reçu de nombreux bouquets, et à la fin de la cérémonie, tous les gens se jettent dessus pour tenter de ramener quelques fleurs à la maison…

Ça me donne justement une idée de cadeau pour vos prochains anniversaires.... ;-P

lundi 2 janvier 2006

2006...



... Passer de la dinde aux kebaps,
De la neige au soleil,
De 2 à 14,
De 14 à 2,
Des vacances au travail,
De la terre au ciel,
Du ciel à la terre,
de 2005 à 2006...

Ce serait long de résumer cette semaine de vacances passée en France en Famille, aussi je ne vais pas m'attarder sur les détails pour le moment, mais une chose est sûre : c'est difficile de reprendre le travail aprés les fêtes de fin d'année (comme tout le monde je présume).

Je vous souhaite à tous une trés bonne année 2006, encore meilleure que ne le fût 2005.
Bonheur, santé, et amour bien sûr !

Mais s'il s'avére que dans un an vous ne soyez pas satisfaits de 2006, alors il n'en tiendra qu'à vous !

En effet, pour mettre toutes les chances de votre côté, avez-vous pensé à :
- Porter des sous-vêtements rouges le soir du 31 ? Comme le veut la coutume turque, cela améne la chance pour les 365 jours à venir...
- Manger des lentilles le 1er janvier ? Ça, c'est italien.. Et ça vous apporte aussi de la chance ;-)


?

De notre côté nous avions tout prévu..!

Et 2006 commence avec des températures printanniéres, du soleil et plein de projets en tête !


Vue des Alpes françaises, j'ai pris cette photo lors de mon vol retour

Le ton est donné, en 2006 nous allons tous plâner au dessus des nuages, îvres de vie et de bonheur :)
Meilleurs voeux !