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Du miel aux épices d'Istanbul...

jeudi 22 juin 2006

Retour aux sources



Figues sèches, loukums, helva, crème solaire... Je crois que je n’ai rien oublié dans mes valises ! Demain, en effet, à la même heure, je serai dans l’avion qui m’emmènera vers mon pays natal. Je retrouverai ma famille et mes amis le temps d’une petite pause :)

Je n’alimenterai donc pas mon blog jusqu’à la fin du mois. En attendant mon retour, je vous invite à faire un petit tour sur la blogsphère... Envolez-vous pour le japon grâce aux récits romanesques de mon cousin le vénérable Dhamma Sámi, ou bien encore partagez le quotidien d’une future mariée habitant le Pays Basque. Mais si vous souhaitez absolument rester en Turquie, n’hésitez pas à naviguer sur le blog de Guillaume !

A très bientôt

mardi 20 juin 2006

Les magasins fantômes

Même si H&M, Pimkie, Jennyfer et bien d’autres marques européennes n’ont pas pignon sur rue en Turquie, il est pourtant enfantin de se procurer des pantalons, des hauts ou encore des robes de leurs collections.


Au bonheur des dames...

Avec des exportations estimées à plus de 9 milliards d’euros, la Turquie est aujourd’hui le deuxième fournisseur de vêtements de l’Union Européenne derrière la Chine. Moins chères que les fabriques européennes mais plus chères que certains pays d’Asie, les PME turques sont capables de livrer de grosses quantités dans de courts délais. La qualité fait aussi la différence. Ainsi, de nombreuses marques font fabriquer leurs produits ici.

Dans la plupart des boutiques bon marché d’Istanbul, il n’est donc pas rare de trouver des fringues de marques européennes. Les vêtements qu’ont peut acheter ont souvent des petits défauts de fabrication, un petit trou, un cordon qui manque, bref pas grand chose. Les lots défectueux sont vendus directement sur le marché local.
J’avoue ma garde robe est bien fournie depuis que j’habite ici. Qui pourrait résister à acheter des petits hauts de chez H&M pour un ou deux euros ?!


Moi, fashion victim ?!

On trouve de nombreuses fringues sur les marchés ouverts, mais aussi dans les divers passages d’Istiklal Caddesi, de Beyoğlu.. Il faut fouiller et y passer plusieurs heures mais on repart toujours avec des tas de pochettes plastiques et les poches encore pleines :)

lundi 19 juin 2006

L’hôtel le plus sexy du monde



Impossible de ne pas avoir entendu parler de ce complexe hôtelier si on habite en Turquie. Istanbul est placardée d’affiches, tous les journaux en parlent. L’hotel Adam & Eve sera l’événement touristique majeur en Turquie en 2006.

L’ouverture n’est prévue qu’au mois d’août de cette année mais il fait déjà rêver des milliers de personnes. Et le planning des réservations doit être sûrement complet pour les prochains 12 mois à venir. Le terme sexy est assez difficile à concevoir en architecture, surtout quand il s’agit d’un immense parc hôtelier (100.000 m2) aux murs blancs immaculés. Pourtant Eren TALU, l’architecte turc qui a dessiné ce projet pour le groupe KAYI, semble être sûr de lui :"Vous verrez, ce sera l'hôtel le plus sexy du monde".



Je plante le décor : installé dans une forêt de pins à 30 km d’Antalya (sud de la Turquie), cet hôtel se composera de plus de 500 chambres avec vue sur la mer (64 m2 minimum) équipées d’un balcon de 16 m2, le hall et salon d’entrée auront une superficie de 10.000 m2. Dans le complexe un centre Spa ultra moderne de 4000 m2, une piscine de 100m de long et le plus grand bar du monde (88m de long).
Mais ce n’est pas tout, 27 suites (100 m2), et 25 villas privées (chacune d’elle aura sa propre piscine et son jardin), 6 restaurants, des boutiques, un club de sport, des cours de tennis, et bien sûr du personnel disponible 7 jours sur 7 et 24h sur 24. Chaque chambre aura sa propre baignoire pour deux personnes avec relaxation par la lumière et les sons.

100 millions de dollars ont été investis pour partager l'idylle d'Adam et Eve... Le paradis aurait-il un prix ?



Mise à jour : Le prix d'une chambre double en demi-pension (petit-déjeuner et dîner) varie de 111 € à 163 € selon la saison.

mardi 13 juin 2006

Le lot de consolation



Vendredi soir, alors que la coupe du monde de football venait de débuter, je suis allée faire quelques courses après ma journée de travail afin de remplir mon frigidaire.
Dans les allées du centre commercial, pas un homme en vue. Et pour cause, bien que la Turquie ne soit pas qualifiée pour cette coupe, ce ne sont pas les écrans géants ni les fanatiques de foot qui manquent. Aussi, ce soir là, il n’y avait que des femmes faisant leur shopping de fin de semaine la mine à moitié enjouée.
C'est bien connu, voici venu le temps des matchs à la maison ou au café du coin (avec les copains), pendant plusieurs semaines les hommes vont délaisser leurs épouses ou leurs copines... Alors que je m’attristais sur ces millions de femmes qui vont entendre parler de foot toute la journée, ne voilà pas que je tombe par hasard devant une boutique Mango. Et en gros dans la vitrine : indirim. Le mot magique de la gente féminine : les soldes !



Voilà enfin des businessmen qui s’allient à la cause des femmes. Les hommes ont le foot, les femmes : de bonnes raisons de passer moins de temps à la maison afin de s'adonner au shopping. C'est bon pour le moral. Imaginez, l’été vient tout juste de commencer et la plupart des articles du magasin sont déjà à moins 50 %. Bien que mon copain n’aime pas le foot, j’ai jugé bon de goûter à ce lot de consommation consolation et je suis allée m’engouffrer dans cette boutique afin de soutenir la cause des femmes en détresse. Vive la solidarité :)



A savoir que la marque Mango est souvent celle qui débute les soldes, dans quelques jours ce sera au tour des autres boutiques d'Istanbul. C’est ça qui est bien en Turquie, les soldes commencent bien plus tôt qu’en France. Alors je le dit haut et fort, je n’aime pas le foot mais pendant cette coupe du monde, j’aime qu’on pense aussi à nous, les femmes...

lundi 12 juin 2006

Photo du jour


Le Bosphore, vue d'Etiler, juin 2006

vendredi 9 juin 2006

Photo du jour


Le vieux tramway - Beyoğlu

jeudi 8 juin 2006

Quand abdominaux et Baklava font bon ménage...



Comment ça ? Depuis la création de mon blog je n’avais encore jamais parlé du baklava ? Ce dessert turc par excellence... Quoiqu’on en déguste aussi en Grèce et dans la plupart des pays du moyen-orient.

Constitué à base de pâte feuilletée, noix ou pistaches concassées, le tout arrosé de sucre, de miel et de beurre, ce dessert vendu au poids est une véritable bombe calorique (425 calories en moyenne par portion, qui dit mieux ? Même le cassoulet ne fait pas le poids !). C’est vrai qu’ici, les gens en raffolent, malheureusement je ne fais pas partie du lot, ça m’écoeure vite, trop lourd et trop sucré, mais je connais des amis qui seraient capables d’en avaler par dizaine. Cependant, j’en offre souvent, quand je suis invitée à dîner, ça fait toujours plaisir.



C’est un dessert qui demande une longue préparation, sachant que la pâte feuilletée doit être très fine afin de la disposer en plusieurs couches. Encore une fois, il vaut mieux les acheter que les faire soi-même. En Turquie, il y a beaucoup de pâtisseries qui ne vendent que des baklava. On en trouve fourrés à la crème, présentés sous différentes formes (carrés, triangles, losanges..). Et mieux vaut ne pas attendre pour les déguster car la pâte feuilletée devient sèche sur le dessus et la base du dessert toute molle, bref, le sucre et le miel descendent.



Pour la petite histoire, j’ai appris dernièrement qu’on ne disait pas "avoir les abdominaux en tablette de chocolat" en Turquie, mais en baklava… Tout est une question de culture :)

mardi 6 juin 2006

9 000 mètres carré de France



“On pourra y acheter des fromages français.”
“il y aura plein de caves à vin.”
Je dois avouer que j'avais entendu un bon nombre de rumeurs et j’avais hâte, dès son ouverture en 2004, de me rendre dans la rue française d’Istanbul (fransiz sokağı) afin de constater ce qui s’y passait vraiment.
Car comme la plupart des gens traversant le quartier de Taksim et Beyoğlu, j’avais eu l’occasion à l’époque de suivre l'évolution des travaux avec beaucoup de curiosité.



Il aura fallu deux ans de travail à Mr. Mehmet TAŞDIKEN pour réaliser ce pari fou : Créer une rue française dans le coeur d'Istanbul, en prenant appui sur des architectes français et la Mairie de Paris afin de recréer l’ambiance de Montmartre dans une vieille rue à moitié délabrée.
Des murs tout en couleurs, un grand escalier parsemés de cafés et de restaurants aux noms bien français (les fées, à la folie, le balcon…) une bonne odeur de crêpes et quelques mélodies d'AZNAVOUR ou d'Edith PIAF, pour peu, on se croirait dans le pays des camemberts.



C’est dépaysant, ça plait, et les terrasses, été comme hiver, ne désemplissent pas. Le soir, l’ambiance est encore meilleure. Chaleureuse, conviviale, on a l'impression de déguster un verre de vin sur la place d'un petit village du sud.
Un peu cliché certes, le concept de cet investiteur mérite cependant quelques applaudissements, car il honore notre culture en Turquie. Alors en tant que française, je me permets de lui dire une chose : chapeau bas !

lundi 5 juin 2006

Baignade interdite

Sur Istanbul, les températures s’échelonnent en ce moment entre 26 et 34 degrès. Habitant au bord du Bosphore, il y a toujours un air frais qui me fait supporter ces températures estivales. Mais ça ne me fait pas pour autant passer l’envie de me jeter à corps perdu dans les flots argentés du Bosphore.



Autrefois (40 ans auparavant) il y avait des plages à Istanbul, mon patron me raconte qu’il se baignait juste en face de nos bureaux. A présent, la pollution rend la baignade dangereuse et interdite (50.000 navires par an qui passent le détroit), mais pas seulement, sachez que le Bosphore compte des millions de méduses, de quoi vous donner des frissons !

Pour se baigner, il faut se rendre sur la mer noire, soit parcourir quelques kilomètres et affronter des heures de bouchons. Vous pouvez aussi fréquenter les piscines privées, celles des hotels par exemple sachant que piscine municipale ne fait pas partie du vocabulaire turc. Dans ce cas là, il faut compter au moins 30 euros l’entrée pour se faire dorer le popotin même 30 minutes.. Ça fait cher le coup de soleil !

Ainsi vous l'aurez compris, le plus simple et économique moyen pour se rafraichir, c'est la baignore ou la douche…
Ahhhhh, c’est si dur de regarder la mer toute la journée sans pouvoir y tremper ses doigts de pieds…

vendredi 2 juin 2006

Autoportraits



Deux soirs par semaine, je me rends avec Burak dans un autre club de sport que le notre de 21h à 22h15. Le club est très classe, il y a des miroirs au plafond dans le studio principal où l’on donne les cours de groupe, ça me fascine.



Depuis que j'écris sur ce blog, j'ai toujours mon appareil photo sur moi afin d'immortaliser quelques parcelles de vie. Hier, j’ai fait deux ou trois essais photos avant l’arrivée des élèves. Des autoportraits, des vues d'en haut, ou plutôt d'en bas, enfin je sais plus moi...

jeudi 1 juin 2006

Le petit prince

Qui dit pays musulman à 98 % dit forcément circoncision. Les garçons en Turquie n’échappent pas à la tradition.



Généralement pratiqué vers l’âge de 6 ou 7 ans, le sünnet (opération de circonsision) est une véritable fête pour l’enfant, sa famille et tous les proches.
Avant le sünnet, le petit garçon est promené sur le dos d’un âne ou d’un cheval, il vêtu d’un costume blanc (costume du prince symbolisant la virilité comme sur la photo ci-dessus) et il accompagné de musiciens. Le cortége traverse ainsi le village où reside l’enfant.
On décore le lit du jeune garçon, on prépare des plats pour les hôtes, l’enfant se fait opérer à sa maison, sur les genoux de son Kirve (sorte de parrain). Après l’opération on dispose le petit garçon sur son lit. Ensuite les gens mangent, dansent et offrent des cadeaux à l’enfant (pièces d’or, etc..).



De nos jours bien sûr, la scène que je vous ai décrite a surtout lieu dans les villages. Dans les grandes métropoles turques, la circoncision est pratiquée de plus en plus dès la naissance dans les hopitaux. Aussi, pas de fête, ni de costume.

Il m’est arrivée une fois de croiser un petit garçon dans un village qui allait se faire circoncire. Il était si fier dans son costume blanc qu'il ressemblait presque au Petit Prince de St-Exupéry… Dommage que les traditions se perdent, sinon j'aurais eu d'autres photos que celle d'un mannequin derrière une vitrine à vous montrer !