Pour commencer, plantons le décor :
Imaginez que vous soyez dans un club branché, c’est déjà la nuit. Autour de vous, plus d’une centaine de personnes. Quelques barmen qui servent des verres d’alcool aux clients. Et bien sûr, ne pas oublier l’essentiel : un DJ qui diffuse des musiques aux rythmes endiablés. Cet endroit, tel que je vous le décris, pourrait se localiser un peu partout dans le monde : Paris, Tokyo, New-york. Mais si je vous précise que ce lieu est à Istanbul, alors inutile d’imaginer des gens qui dansent et se trémoussent.


Cette photo a été prise dans un club branché... De la piste de danse !

Ici, les turcs sont rares à fréquenter la piste de danse. Et je peux vous assurer que tous mes amis français et européens m’ont fait la même réflexion. Car quand la musique est enivrante, on s’étonne forcément de ne pas voir les gens danser. C'est d'ailleurs frustrant de se retrouver au milieu de gens aussi coincés.
J’ai tenté de savoir pourquoi, les turcs aimant indiscutablement la musique, les déhanchements et étant baignés par les danses folkloriques dès leurs plus jeunes âges. Et bien il paraîtrait que ça fait mauvais genre de se mouver dans les clubs branchés. Parfaitement. Ce qui est sociétiquement correct, c’est de garder son verre à la main, de prendre des pauses et de discuter. Mais surtout ne pas danser !



Bien sûr il y a des clubs de salsa où les gens dansent, ou encore des boites de nuit à Antalya ou à Çeşme qui font bouger les foules. Mais on dira ce qu’on voudra, je suis allée dans pas mal de clubs “branchés” pour vous affirmer qu’à Istanbul, on n’use pas trop ses semelles sur les pistes de danse. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir l’agencement des clubs pour se faire une idée de la chose : que des bars, des tables hautes... Pas trop de place pour se dandiner.

Qu’importe, ce n’est pas parce que je suis en Turquie que je dois renier mes origines, quand la musique est bonne, je sais exactement ce qu’il me reste à faire... Tant pis si on me traite de dévergondée ;-)