Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Du miel aux épices d'Istanbul...

jeudi 5 octobre 2006

Pourquoi les turcs ne dansent-ils pas (dans les clubs branchés) ?

Pour commencer, plantons le décor :
Imaginez que vous soyez dans un club branché, c’est déjà la nuit. Autour de vous, plus d’une centaine de personnes. Quelques barmen qui servent des verres d’alcool aux clients. Et bien sûr, ne pas oublier l’essentiel : un DJ qui diffuse des musiques aux rythmes endiablés. Cet endroit, tel que je vous le décris, pourrait se localiser un peu partout dans le monde : Paris, Tokyo, New-york. Mais si je vous précise que ce lieu est à Istanbul, alors inutile d’imaginer des gens qui dansent et se trémoussent.


Cette photo a été prise dans un club branché... De la piste de danse !

Ici, les turcs sont rares à fréquenter la piste de danse. Et je peux vous assurer que tous mes amis français et européens m’ont fait la même réflexion. Car quand la musique est enivrante, on s’étonne forcément de ne pas voir les gens danser. C'est d'ailleurs frustrant de se retrouver au milieu de gens aussi coincés.
J’ai tenté de savoir pourquoi, les turcs aimant indiscutablement la musique, les déhanchements et étant baignés par les danses folkloriques dès leurs plus jeunes âges. Et bien il paraîtrait que ça fait mauvais genre de se mouver dans les clubs branchés. Parfaitement. Ce qui est sociétiquement correct, c’est de garder son verre à la main, de prendre des pauses et de discuter. Mais surtout ne pas danser !



Bien sûr il y a des clubs de salsa où les gens dansent, ou encore des boites de nuit à Antalya ou à Çeşme qui font bouger les foules. Mais on dira ce qu’on voudra, je suis allée dans pas mal de clubs “branchés” pour vous affirmer qu’à Istanbul, on n’use pas trop ses semelles sur les pistes de danse. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir l’agencement des clubs pour se faire une idée de la chose : que des bars, des tables hautes... Pas trop de place pour se dandiner.

Qu’importe, ce n’est pas parce que je suis en Turquie que je dois renier mes origines, quand la musique est bonne, je sais exactement ce qu’il me reste à faire... Tant pis si on me traite de dévergondée ;-)

mercredi 4 octobre 2006

Nouvelle mosquée



Yeni Camii - Quartier d'Eminönü

mardi 3 octobre 2006

Ramazan : ce qui change au quotidien



Dimanche dernier, c’etait le début du Ramazan. Pendant un mois, les musulmans pratiqueront le jeûn et pourront manger et boire après l’Iftar (qui a lieu vers 19h30) ainsi qu'avant le lever du jour. La Turquie étant un pays musulman à 98 %, la vie quotidienne est forcément chamboulée jusqu'aux prochains Bayrams (= fêtes religieuses). En tant qu’occidentale, je me permets de faire quelques observations sur ce qui change ici, je ne me permettrai en aucun cas de faire des critiques sur cette religion. J’admire d’ailleurs tous ceux qui arrivent à tenir 14 heures voir parfois plus sans manger ni boire tout en continuant une vie normale, à savoir : travailler, conduire, cuisiner, aller en cours, etc..

Voici quelques unes de mes observations en cette période pieuse :
- Les collégues de boulot sont fatigués, mauvaise mine, pas facile de se concentrer sans rien dans le ventre. Même chose pour les étudiants.
- Les sociétés ferment souvent plus tôt car leurs employés ne prennent plus de pause à midi, ils font la journée continue. De plus, en partant tôt, ils peuvent manger en famille au moment de l’Iftar.
- Au moment de l’Iftar (= tombée de la nuit) c’est la période idéale pour conduire en ville : pas de circulation !
- Un gentil monsieur vous réveille toutes les nuits vers 4 heures du matin avec son tambour et en poussant parfois la chansonnette. Il parcours ainsi les rues et fait office de réveil ambulant humain. Tradition oblige. Mais cette année je crois que le tambour est absent dans mon quartier (ou alors j’ai le sommeil profond !)



- Dans les boulangeries, il y a font des fournées tardives de pain pide, ce pain qui a la forme d’un grosse galette, qui est épais comme une fouguasse, c’est chaud et délicieux. On peut acheter ce pain au bakkal (= épicier) de son quartier vers 18 heures.
- Vous pouvez trouver certains desserts que l’on ne cuisine que pendant cette période là : gorgés de miel ou cuisinés avec de l’eau de rose (gullaç).



- Dans certains quartiers, c’est très animé à l’heure de l’Iftar comme à Sultanahmet ou encore Taksim. Vous trouverez plein de spécialités sucrées salées, des musiciens, et la municipalité offre aussi des repas gratuits. Mais attention aux longues files d’attente.
- Ne ratez pas les coups de canon à Sultanahmet au moment de l’Iftar.
- Les invitations pour partager le repas du soir sont nombreuses. Vous comprendrez alors l’esprit familial et l’hospitalité digne des turcs.
- La nuit tous les minarets des mosquées sont éclairés en vert.

Il y a sûrement encore plein de choses que j'oublie... Mais pour cela je compte sur vous et je vous passe le relais !

lundi 2 octobre 2006

Hambourg : La suite !


Découverte de la ville avec mon amie Turque Başak

La coupe du monde de foot toujours présente

Joindre l'utile à l'agréable (= foire)

Sorties nocturnes avec les collégues de Başak et les miens !

dimanche 1 octobre 2006

Ein Hamburger*


Rathaus, l'Hotel de Ville d'Hambourg

Me voilà de retour !!
Mon premier séjour en Allemagne fût extra. Hambourg, la ville aux 2302 ponts est aux antipodes d’Istanbul. Tout est si bien agencé, si calme et si vert. Un havre de paix peuplé de bicyclettes. Autrefois meurtrie par la seconde guerre mondiale, Hambourg respire à présent la sérénité.
Au programme de la semaine dernière, le boulot bien sûr, mais aussi la visite de la ville avec mon amie Başak, des sorties nocturnes et de nombreuses découvertes. La preuve en images bientôt...



* Un Hambourgeois

< 1 2