A grandes foulées
Par Marie-France, mardi 7 novembre 2006 à 09:38 :: Mes moments sucrés :: #294 :: rss
La veille du 28e Marathon d'Istanbul : Neige et temps glacial
C’est avec la peur au ventre que je me suis réveillée le dimanche matin. Pas vraiment à cause de la course, mais plutôt à cause du temps que j’allais découvrir en ouvrant mes rideaux. La veille, ce fût une véritable tempête de neige qui s’était abattue sur la ville. Je n’osais même pas m’imaginer courir une heure par un temps pareil. Mais là comme par miracle, un grand ciel bleu. Grâce à mon dossard, j’ai pris le bus et le ferry gratuitement pour arriver côté asiatique, à Acibadem.
Prêts pour le départ, avec nos dossards et nos sponsors !
Frédéric, français expatrié comme moi, allait devenir mon partenaire de course. Ça tombait bien, il était motivé pour deux, un vrai coach sportif ! Il nous voyait déjà partir tout schuss et être les premiers à atteindre le pont. Nous avons pris place pour le départ de la course au milieu de la foule et du folklore, nous étions en effet entourés de sportifs, d'hommes en habit du dimanche, de jeunes en kimonos, randonneurs, etc.. Nous allions tous courir 8 km pour un monde sans tabac. Les marathoniens et les coureurs du 15 km étaient déjà partis depuis une demi-heure, un peu plus haut sur le pont.
A droite : Fred, à gauche : moi !
Notre départ fût lancé à 9h40, et quelques minutes plus tard, nous étions enfin sur le pont du Bosphore. Pas les premiers, mais qu’à cela tienne, nous étions au dessus des pétroliers, en dessous des hélicoptères et des caméras, et devant nous, un autre continent : Rien de plus magique.
Après le pont, un long dénivelé nous attendait. On doublait au passage les vendeurs de thé et de simit, les marcheurs, les vendeurs d’eau. Ensuite, ce fût tellement rapide, Mecidiyeköy, la traversée d’Osmanbey, et l’arrivée sur Taksim. Pas vraiment de ligne d’arrivée d’ailleurs, juste un fatras de personnes réclamant leurs tee-shirts et leurs diplômes.
A la fin de la course, nous avions pris des couleurs ! A nous les médailles, mais pas en chocolat, dommage...
Fred et moi nous étions encore sur notre faim. Après 1h20 de course, c’était difficile de s’arrêter, pas de douleur ni d’essoufflement en vue, mon coach sportif m’a donc entrainée pour quelques kilométres de plus jusqu’au quartier de Beşiktaş. Les premiers marathoniens* étaient sur le point d’arriver. A côté de cela, nous sommes des petits amateurs. Qu’à cela tienne, nous avons profité du soleil pour se payer un bon déjeuner en terrasse. L’année prochaine, c’est sûr, on passe dans la catégorie pro, à nous les 15 km !
Photo prise lors de la course, en haut du pont du Bosphore
*Les vainqueurs du 28éme Marathon d'Istanbul : Chez les hommes, le lithuanien Mindaugas Pukstas en 2h12′52″ et chez les femmes, la Russe Madina Biktagirova en 2h28′21″
Commentaires
1. Le mardi 7 novembre 2006 à 17:59, par Semih
2. Le mercredi 8 novembre 2006 à 08:08, par Marie-France
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