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Du miel aux épices d'Istanbul...

jeudi 9 novembre 2006

J'écris, donc je suis

Quelle ne fût pas ma surprise, lundi dernier, de recevoir un email d’un journaliste turc qui souhaitait me rencontrer. Il avait appris l’existence du miel aux épices en navigant sur un autre site et envisageait d’écrire un article mon blog.
Après quelques échanges d’emails m’assurant le bien fondé de sa démarche, nous nous sommes retrouvés hier soir au siège social du quotidien VATAN. Je suis arrivée avec une demi-heure de retard à cause des embouteillages et d’un chauffeur de taxi qui manquait réellement du sens de l’orientation. Ça commençait plutôt mal...


A gauche Tolga le journaliste, à droite Zafer le photographe

Zafer, un des photographes du journal, m’avait attendue afin de prendre quelques clichés qui agrémenteront l’article en question. Ensuite, nous avons enchainé sur l’interview avec Tolga, un jeune journaliste érudit âgé de 21 ans, qui poursuit des études (de cinéma) en parallèle à l’Université de Galatasaray. Il m’a confié qu’il avait lu tous les billets de mon blog pour se faire une idée (quel courage, il y en a presque 300 !) et que certains d’entre eux l’avaient fait beaucoup rire. Le regard que je porte sur la Turquie est en effet un regard neuf et naif à la fois. Et il est vrai que j’essaie toujours de mettre en exergue ce qui m’étonne, et tous les côtés paradoxaux de ce pays. Nous avons discuté des différences sociales, culturelles et économiques entre la France et la Turquie. Et bien sûr le pourquoi de mon blog, la passion que j’ai à écrire et à décrire.
L’article devrait paraître dans une semaine dans la revue Haftalik. En attendant, il faudra se montrer patient !

J’ai vraiment réfléchi avant de donner cette interview, un blog est quand même un journal intime public, et il faut savoir que c’est toujours risqué de mettre sa vie et ses opinions en avant. J’ai pris le risque d’accepter de me faire interviewer, plutôt par curiosité que par défi. Espérons que les retombées soient positives, de toute façon il est déjà trop tard pour faire marche arrière puisque mon blog reçoit actuellement, et ce, sans aucune publicité, déjà plus de 300 visiteurs par jour... :)

mercredi 8 novembre 2006

Quand les Sultans renaissent

En ce moment, j’essaie de développer l’image de marque du chantier naval pour lequel je travaille. Cette mission a certains avantages puisque j’assiste à de nombreux cocktails et dîners dans différents établissements d’Istanbul. Dans le milieu maritime, ce ne sont pas les invitations ni les lieux qui manquent !



DenizBank a financé pendant deux ans un peintre turc, Ertuğrul ATEŞ (en photo ci-dessus), afin qu’il réalise le portrait des 36 Sultans Ottomans. Mardi soir, j’ai été convié à l’inauguration cette exposition qui se tient actuellement dans une des salles du Palais de Topkapı.



Au programme, cocktail, buffet, discours puis visite de l’exposition (les toiles sont immenses). Nous avons pu assister aussi à des danses ottomanes. Je suis repartie avec un livre offert par la banque, qui retrace la vie de chaque sultan (chaque texte est écrit par un auteur différent) et le tout est illustré par les peintures d’Ertuğrul ATEŞ.



A noter que l’exposition se tiendra jusqu’au 12 novembre 2006 au Palais de Topkapi. Si vous êtes sur place, n'hésitez pas à profiter de cette action de mécénat pour découvrir le visage des ces sultans qui ont marqué l'histoire de l'Empire Ottoman. L'exposition prendra place ensuite dans le musée de Sainte Sophie, puis s'envolera pour Ankara.

mardi 7 novembre 2006

A grandes foulées


La veille du 28e Marathon d'Istanbul : Neige et temps glacial

C’est avec la peur au ventre que je me suis réveillée le dimanche matin. Pas vraiment à cause de la course, mais plutôt à cause du temps que j’allais découvrir en ouvrant mes rideaux. La veille, ce fût une véritable tempête de neige qui s’était abattue sur la ville. Je n’osais même pas m’imaginer courir une heure par un temps pareil. Mais là comme par miracle, un grand ciel bleu. Grâce à mon dossard, j’ai pris le bus et le ferry gratuitement pour arriver côté asiatique, à Acibadem.


Prêts pour le départ, avec nos dossards et nos sponsors !

Frédéric, français expatrié comme moi, allait devenir mon partenaire de course. Ça tombait bien, il était motivé pour deux, un vrai coach sportif ! Il nous voyait déjà partir tout schuss et être les premiers à atteindre le pont. Nous avons pris place pour le départ de la course au milieu de la foule et du folklore, nous étions en effet entourés de sportifs, d'hommes en habit du dimanche, de jeunes en kimonos, randonneurs, etc.. Nous allions tous courir 8 km pour un monde sans tabac. Les marathoniens et les coureurs du 15 km étaient déjà partis depuis une demi-heure, un peu plus haut sur le pont.


A droite : Fred, à gauche : moi !

Notre départ fût lancé à 9h40, et quelques minutes plus tard, nous étions enfin sur le pont du Bosphore. Pas les premiers, mais qu’à cela tienne, nous étions au dessus des pétroliers, en dessous des hélicoptères et des caméras, et devant nous, un autre continent : Rien de plus magique.
Après le pont, un long dénivelé nous attendait. On doublait au passage les vendeurs de thé et de simit, les marcheurs, les vendeurs d’eau. Ensuite, ce fût tellement rapide, Mecidiyeköy, la traversée d’Osmanbey, et l’arrivée sur Taksim. Pas vraiment de ligne d’arrivée d’ailleurs, juste un fatras de personnes réclamant leurs tee-shirts et leurs diplômes.


A la fin de la course, nous avions pris des couleurs ! A nous les médailles, mais pas en chocolat, dommage...

Fred et moi nous étions encore sur notre faim. Après 1h20 de course, c’était difficile de s’arrêter, pas de douleur ni d’essoufflement en vue, mon coach sportif m’a donc entrainée pour quelques kilométres de plus jusqu’au quartier de Beşiktaş. Les premiers marathoniens* étaient sur le point d’arriver. A côté de cela, nous sommes des petits amateurs. Qu’à cela tienne, nous avons profité du soleil pour se payer un bon déjeuner en terrasse. L’année prochaine, c’est sûr, on passe dans la catégorie pro, à nous les 15 km !


Photo prise lors de la course, en haut du pont du Bosphore

*Les vainqueurs du 28éme Marathon d'Istanbul : Chez les hommes, le lithuanien Mindaugas Pukstas en 2h12′52″ et chez les femmes, la Russe Madina Biktagirova en 2h28′21″

lundi 6 novembre 2006

Avant le départ



Le 28éme Marathon d'Istanbul ainsi que les 2 autres courses qui avaient lieu en marge de cet événement auront attiré cette année encore de nombreux sportifs et marcheurs du dimanche. Le beau temps était heureusement de la partie et avoir couru sur le pont du Bosphore restera un moment inoubliable. En attendant le récit des 8 km, je vous laisse avec cette photo de départ de course à Acibadem, côté asiatique.

vendredi 3 novembre 2006

Vue des toits

jeudi 2 novembre 2006

La pression monte

Ça y est, j’ai enfin récupéré mon dossard pour la course qui aura lieu ce dimanche en marge du 28éme Marathon d’Istanbul, le célèbre Avrasya ou Eurasia.



Trois courses au programme, le marathon (42.195 km), les 15 km ainsi que la course grand public (halk koşusu, 8km). Cette année, celle-ci est dédiée à un monde sans cigarette. Et c'est le seul jour de l’année où le pont du Bosphore sera fermé à la circulation, plus de 50.000 personnes vont en effet courir entre les deux continents. Ça promet d’être un grand moment !

mercredi 1 novembre 2006

Novembre, saison des pluies

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