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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 31 janvier 2007

Nasreddin Hoca, un comique turc indémodable

Toujours monté sur son âne, coiffé d’un grand turban et arborant une belle barbe blanche, Nasreddin Hoca est un personnage incontournable de la culture populaire turque.



Né en 1208 dans un petit bourg d'Anatolie, Nasreddin Hoca a pu bénéficier d’une éducation religieuse grâce à son père, il devint d’ailleurs Imam dans un village turc. Nasreddin Hoca prêche la bonne parole, la bonne conduite à travers la franchise et la sagesse. Des centaines de livres et BD relatent ses aventures, ses remarques, ses drôleries qui traitent pourtant de sujets parfois sérieux voir graves : Le vol, l’alcool, le travail, les femmes...
A la fois social, malin, généreux et au coeur pur, Nasreddin Hoca est un comique qui, avec des mots simples, a su rendre ses réflexions imperméables au temps. Ainsi, chacun est amené à méditer sur les aléas de la vie, avec humour et justesse d’esprit.

Et sans plus tarder, un exemple pour illuster mes propos et qui vous aidera, je l'espère, à saisir toute l'essence du personnage :

Un homme demande au barbu :
- Nasreddin, j'ai une lettre importante à envoyer à Istanbul. Tu sais bien que je n'ai pas été à l'école : Veux-tu me l'écrire ?
- Excuse-moi, répond Nasreddin, j'ai mal aux pieds.
- Tu te sers de tes pieds pour écrire ?
- Non, avec les pieds je marche, mais j'écris tellement mal qu'il faut que j'aille moi-même auprès du destinataire pour lui lire ma lettre.

mardi 30 janvier 2007

Embarquement immédiat



Situé a 25 km du centre ville d’Istanbul, sur la partie européenne, l’aéroport international d’Atatürk est le plus grand de Turquie en termes de passagers transportés et de superficie. Le terminal a été conçu de manière à pouvoir résister à des tremblements de terre allant jusqu’à une magnitude 8.5 sur l’échelle de richter.

Rappelons qu’il existe 34 aéroports en Turquie, ce qui représente un marché domestique de 20 millions de passagers par an, et un marché international de 35 millions de passagers par an. Les turcs représentent seulement 7 % des usagers des vols internationaux (les turcs ayant besoin d'un visa pour voyager en europe et dans la plupart des pays étrangers). L'aéroport d'Istanbul accueille plus de 35 % de ce trafic de voyageurs en Turquie et ce chiffre est, depuis 2003, en nette progression.



Le terminal d’Atatürk s’étend sur 186.000m2, il a 4 niveaux, 160 guichets d’enregistrement pour les bagages, 65 guichets de police (douanes), 45 ascenseurs, restaurants, cafés, coiffeur, VIP lounge... Rien ne manque pour passer le temps en attendant votre embarquement. La zone de duty free dans laquelle vous trouverez cosmétiques, alcools, cigarettes, vêtements, chocolats, loukoums... est une des moins chère d’Europe. De même, en arrivant sur l'aéroport d'Atatürk, vous trouverez de nombreux taxis, navettes, métros, bus, voitures à louer afin de rejoindre le centre ville.

Devant la forte croissance des flux des passagers et devenant trop étroit pour les années à venir, la ville est en train d’étudier la construction d’un autre aéroport plus moderne avec une plate-forme multimodale. Espérons que ce dernier soit aussi bien agencé et agréable que l'aéroport actuel.

lundi 29 janvier 2007

Tour de Galata



Construite en 1348 par les Génois, cette tour fût transformée en prison puis en tour de surveillance. Haute de 68m, elle est ouverte aux visiteurs qui profiteront d’une vue de 360˚ sur une grande partie d’Istanbul. Elle abrite aussi un restaurant panoramique.

vendredi 26 janvier 2007

Sportez-vous bien !

La plupart des sportifs qui vivent en Turquie sont des gens privilégiés.
Telle est ma conclusion après plus de 4 ans passés ici. C’est sûr, j’y vais un peu fort... Mais malheureusement plusieurs constatations m’amènent à cette pensée négative.



Pour fréquenter de bonnes salles de sport (bien équipées, propres), il faut avoir les moyens. L’abonnement à l’année dans une salle située en centre ville coûte entre 1.500 $ et 3.000 $ par an. Vous me direz, c’est le même prix que certaines salles dans les grandes villes de France. Oui, sauf que rappelons qu’en Turquie, les travailleurs ont des salaires 4 fois inférieurs à ceux des français dans la grande majorité des cas.

Le milieu associatif est peu développé par rapport à l’hexagone. Au niveau des sports de plein air, aucune piste cyclable à ma connaissance dans la ville (pour faire du roller, on doit se rendre sur la rive asiatique), et les différentes mairies commencent tout juste à aménager les bords du Bosphore afin que l’on puisse avoir assez de place pour s’y promener avec des poussettes, marcher en famille ou courir entre copains.
Les piscines publiques d’Istanbul se comptent sur les doigts d’une main, les autres sont extrêment chères, puisqu’appartenant à des organismes privés. Bref, seul le foot reste un sport bon marché puisqu’associatif, de même, il y a de nombreux terrains de foot ouverts et éclairés jusqu’au bout de la nuit à louer pour des broutilles.
Très peu de forêts ou parcours sportifs, j’ai cependant noté l’implantation d’aires de fitness en plein air dans certains quartiers (quelques machines gratuites afin de pratiquer des exercices de cardio et de musculation).

Bref, en France, faire du sport est à la portée de tout le monde ou presque, ici c’est une autre histoire. Mais comme le dirait mon père, les français ont aussi beaucoup plus de temps libre que les turcs, en France nous en sommes à l’aire de l’hédonisme et de l’individualisme alors qu’en Turquie, le gouvernement a d’autres priorités élémentaires (développement des infrastructures, industrialisation, modernisation..). Ce qui me pousse à penser que dans quelques années, mes affirmations seront obsolètes.



NB : Oyez, Oyez, la bonne nouvelle c’est que j’ai recommencé à donner mes cours de kick boxing 1 fois par semaine pour le moment sur Nişantaşı. J’aime beaucoup ce club, mais les tarifs y sont assez chers pour les adhérents, en contre-partie, les profs y sont bien payés. Pour vous donner une idée, en France j’ai entrainé 2 à 3 fois par semaine une dizaine d’élèves bénévolement, alors qu’ici, je suis payée 50 € de l’heure, quelque soit le nombre de participants... Cherchez l’erreur !

jeudi 25 janvier 2007

Des endroits comme on les aime



C’est reposant, original, vitaminé... Ça se situe sur Cihangir, dans un quartier situé près de Taksim où habitent de nombreux étrangers. Dans ce bar-restaurant, on ne consomme pas une goutte d’alcool, mais de nombreux cocktails bourrés de vitamines.
Plus de 40 combinaisons de fruits pressés au menu, pour en citer quelques unes : Anti Tabac (jus d’orange, de pomme, de carotte et gingembre), Istanbul (pomme, kiwi, raisins, banane et gingembre). La cuisine est délicieuse et joliment présentée.



On y déguste d’excellentes patates et on y trouve de très intéressants magazines à consulter sur place ;-) Encore une bonne adresse sur Istanbul à noter dans vos répertoires.
Si vous habitez dans le quartier, Cuppa livre à domicile.

Cuppa
Yeni Yuva Sok. N : 26
Cihangir – Istanbul
Tél : 0212 249 57 23

mercredi 24 janvier 2007

Ali et sa Russie



En pénétrant hier soir dans le restaurant Rejans, je ne me doutais pas une seule seconde que j’allais être transportée, le temps d’une soirée, dans une autre époque. Zeynep avait réuni une trentaine d’amis afin de célébrer l’anniversaire de son mari Ali, célèbre producteur de spectacles de danse, dans le quartier de Beyoğlu.


Au milieu de toutes ces dames, un virtuose du piano : Burcin Büke

Rejans, restaurant russe créé dans les années folles, fut autrefois fréquenté par la haute bourgeoisie d’Istanbul, ainsi que par des personnages légendaires comme Atatürk, Agatha Christie.



Autour de moi, j’ai pu apprécier la présence de gens issus d’univers différents mais tous aussi talentueux les uns que les autres : Pianistes, peintres, médecins, avocats, journalistes...
Après un bon boeuf strogonoff et quelques verres de vodka jaune, le cadre s’y prêtant, c’est en chantant l’internationale en coeur que nous avons accueilli le gâteau d’Ali décoré aux couleurs de l’ex-URSS.


Ali avec Okay, célèbre journaliste et Muzaffer, peintre talentueux
A droite, Zeynep et moi


Une soirée comme on les aime, où différentes époques, nationalités et personnalités s’entremêlent, dans la joie et la bonne humeur, faisant barrage aux aléas de la vie.

mardi 23 janvier 2007

Emoi et consternation d'une nation

Je m’étais promise de ne pas aborder de sujets graves sur mon blog et de ne pas parler de politique. Mais les circonstances actuelles m’amènent à changer de position.

Vendredi dernier, Hrant Dink, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire bilingue Agos (turc-arménien) a été assassiné en pleine rue. Dénonçant le génocide arménien sous l’Empire Ottoman depuis de nombreuses années, Hrant Dink avait reçu des menaces de mort de la part des ultra-nationalistes turcs.

Le meurtre s’est passé à quelques centaines de mètres de notre appartement. Dès l’annonce de la mort de ce journaliste, des milliers de personnes se sont rassemblées pour défiler dans les rues en criant :” Nous sommes tous Hrant Dink, nous sommes tous arméniens”. Les journaux, les radios, les gens ne parlent que de ça depuis quelques jours. Tout le monde est consterné.



Aussi, depuis vendredi, je ne cesse de croiser des hommes et des femmes arborant la photo de ce journaliste, épinglée sur leurs vêtements. Sans parler des médias qui arpentent le quartier, des fleurs qu’on laisse sur le trottoir. J’aurais pu prendre de nombreuses photos, mais j’estime qu’il faut parfois savoir se montrer pudique. Aujourd’hui auront lieu ses funérailles, qui rassembleront des milliers de personnes. Hrant Dink sera inhumé au cimetière arménien de Balikli, en la présence de des dignitaires religieux de la communauté arménienne et des membres du gouvernement turc. La police encadre ce triste événement, toutes les routes où le cortège va passer sont bouclées depuis 7 heures ce matin.

L’assassin de ce journaliste a été arrêté 2 jours après le drame, il est âgé de 17 ans. La Turquie est encore sous le choc.

lundi 22 janvier 2007

Azur

Vue du quartier de Cihangir
Au loin, l'archipel des Princes


Miss u so...

DERNIER MOT - Oktay Rifat

Savoure cette eau
Qui pétille dans ta gorge
Ne méprise pas cet azur
Apprécie le ciel
Embrassé par ta fenêtre.
Adore l’amandier en fleurs,
La chambre ensoleillée, la rue boueuse,
Le blanc, le noir, le vert,
Le rose, adore- les tous.
La vivacité est quelque chose
Qui s’ébat dans le cœur avec joie.
On s’éprend d’amour
On s’irrite, on se met en colère, on lutte
Apprécie ce courroux
Cette peur mêlée de joie
Dans la lutte engagée pour le peuple
Apprends
Chose immuable :
Le soleil ne chauffe que les vivants
Vénère le soleil.

SON SÖZ - Oktay Rifat

Boğazından lıkır lıkır gecen
Şu suyun kıymetini bil
Nedir ki bu mavilik deme
Pencereden görebildiğin kadar
Günün kıymetini bil
Kıymetini bil çiçek açmış bademin
Güneşli odanın çamurlu sokağın
Beyazın siyahın yeşilin
Pembenin kıymetini bil
Dirilik öyle bir şey yürekte
Sevinçle çırpınır
Kavak yelleri eser insanın başında
İnsanoğlu kızar öfkelenir savaşır
Halk için girişilen savaşta
O korkulu sevincin
Öfkenin kıymetini bil
Bil ki bu
Budur işte
Güneş yalnız dirileri ısıtır
Güneşin kıymetini bil.


* Traduction de Tahsin Saraç

vendredi 19 janvier 2007

Tramway



Istiklal Caddesi - Taksim

jeudi 18 janvier 2007

Les fous du volant

En 2006, plus de 4700 personnes ont trouvé la mort sur les routes en Turquie. Vous me direz, en France on parle de 5200 morts, c’est donc 500 vies sauvées... Sauf que la Turquie possède trois fois moins de véhicules que l'hexagone, ce qui la place au rang des pays qui ont le plus haut taux d’accidents.



La conduite en Turquie est désordonnée, chaotique, agressive : C’est la loi du plus fort et du plus effronté. Les feux rouges ne servent pas à grand chose si ce n’est à mettre un peu de couleur dans le paysage urbain. Les conducteurs ont des comportements violents (violence physique et verbale). Inutile de préciser que j’ai appris la plupart des gros mots turcs à l’arrière des taxis..

Et quand il y a un accident, même minime, c’est le début de l’anarchie : Les conducteurs n’ont pas le droit de déplacer leur véhicule (même s’il ne s’agit que d’un bout de phare cassé). Ils doivent attendre patiemment la police qui fera le constat, et si la rue est bloquée à cause de deux chauffards, tant pis, la loi c’est la loi ! Autre chose qui m’excède, c’est la pollution auditive, on dirait que les turcs ont la main greffée sur leur klaxon. Pour n’importe quoi, ils appuient sur leur avertisseur... Et pas qu'une fois !



Mon bureau donne directement sur une avenue, en centre ville (donc vitesse limitée comme en France), je ne vous raconte pas le nombre de fois où j’entends des énormes coups de frein (je vais à la fenêtre plusieurs fois par jour pour voir s’il n’y a rien de grave), c’est fou cette agressivité routière.

Quant à avoir une voiture ici, ça ne m’a jamais traversé l’esprit et encore moins un scooter (très peu de véhicule à deux roues, on comprend pourquoi..). Les taxis de toute façon ne coûtent pas bien chers, mais pour trouver des ceintures à l’arrière, il faut se lever tôt !

mercredi 17 janvier 2007

La bonne cuisine ottomane



La cuisine ottomane est l'une des cuisines les plus métissées et raffinées au monde, on parlera d'ailleurs de gastronomie pluriculturelle (plats arméniens, grecs, byzantins). En turquie, cette cuisine se déguste dans de nombreux restaurants et ne cesse de régaler les fins palais.

Fondé en 1933, Kanaat est l’un des plus vieux restaurants d’Istanbul. Situé dans la quartier d’Üsküdar, côté asiatique, Kanaat ne désemplit jamais et un bon nombre de mes amis turcs me l'ont conseillé.



On passe d’abord devant le buffet des desserts avant d’atteindre celui des plats ottomans et mezze à base d’huile d’olive : feuilles de chou farcies, artichaud... Tout semble succulent. On peut y acheter aussi d’excellentes confitures. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas de goûter à quelques délicieux entremets (par exemple : l'aşure, à base de féculents et fruits secs ou le kazandibi à base de farine de riz et de lait).


Figues et abricots au sirop, desserts gorgés de miel... Qui en veut ?

Kanaat Lokantası
Selmanipak cad. no:25
Üsküdar - Istanbul
Tél : 0216 341 54 44 - 0216 553 37 91

mardi 16 janvier 2007

D'un continent à l'autre

Il y a un luxe qu’on ne peut s’offrir qu’à Istanbul : Prendre son plat principal en Europe et son dessert en Asie. Seule ville au monde à s’étendre sur deux continents, quelques minutes suffisent pour se rendre d'une rive à l'autre .



Ainsi, dimanche, après un brunch dans le quartier de Galata, Fred et moi avons pris l’autobus de mer de Kabataş pour se rendre jusqu'à Üsküdar. Connu autrefois sous le nom de Scutari, ce quartier a toujours été animé. Les navires de commerce y payaient autrefois un droit de péage pour pouvoir traverser le Bosphore, c’était aussi un point de départ des caravanes des Sultans.



Dimanche il faisait un temps magnifique, aussi nous nous sommes promenés le long bord du Bosphore jusqu’à la Tour de Léandre. Le soleil s’est couché alors que nous étions toujours dans ce quartier. Le ciel s’est teinté de pastel, c'était magnifique. Avant de repartir pour Beşiktaş, nous n’avons pas oublié de faire escale dans un restaurant aussi célèbre qu’ancien appelé Kanaat. Nous sommes repartis avec quelques figues et abricots au sirop fourrés aux noix et à la crème. Il nous fallait bien quelques forces pour retourner du côté européen et affronter une nouvelle semaine de travail ;-)


Derrière nous la Tour de Léandre et le quartier de Topkapı

lundi 15 janvier 2007

Üsküdar



Üsküdar est un quartier situé sur la rive asiatique.
Fred et moi avons marché dimanche le long des quais jusqu'à la Tour de Léandre :)
Récit à suivre...

vendredi 12 janvier 2007

La Tour de Léandre



Résistant au temps et aux tourments, la Tour de Léandre - appelée aussi Kız Kulesi (la tour de la jeune fille) - est un des symboles d’Istanbul.

La mythologie Grecque raconte qu’une jeune fille (Héros), qui était autrefois enfermée dans cette tour, guidait à l’aide d’une lanterne son amoureux (Léandre). Ce dernier parcourait les flots à la nage pour la rejoindre la nuit. Un jour, la tempête sévit et éteignit la flamme, Léandre fut alors perdu et se noya.
Les turcs, quant à eux, racontent qu’un Empereur Byzantin y cacha sa fille, car selon des oracles celle-ci allait mourir d’une piqûre de serpent. Afin de la protéger, il l’emmena au milieu des eaux dans cette tour. Malheureusement, l’amant de la princesse lui envoya un jour un panier de fruits dans lequel s’était glissé un serpent… Celle-ci ne put échapper à son destin et mourut piquée.


Dotée de 5 étages, cette tour offre un panorama exceptionnel de 360 degrés sur le Bosphore

Située proche d’Üsküdar, sur un petit ilôt rocheux à l’entrée du détroit du Bosphore, cette tour n’est pas qu’un édifice decoratif. Sous L’Empire Ottoman, les Sultans y recevaient les hommes d’état étrangers. On y tirait des coups de canon lorsqu’un Sultan prenait le trône. Cette tour servait aussi de phare et de contrôle pour certains Ministères.

Restaurée en 1995 par Hamoğlu Holding, La Tour de Léandre abrite aujourd'hui un restaurant et continue d’alimenter de nombreuses légendes.


Cette gravure ancienne de la Tour de Léandre vient de .

PS : Promis, j'invite mes prochains invités de l'hexagone à venir se restaurer dans la tour avec Fred et moi. Euh... C'est qui les prochains déjà ?!? ;-)

jeudi 11 janvier 2007

Karaköy

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