En 2006, plus de 4700 personnes ont trouvé la mort sur les routes en Turquie. Vous me direz, en France on parle de 5200 morts, c’est donc 500 vies sauvées... Sauf que la Turquie possède trois fois moins de véhicules que l'hexagone, ce qui la place au rang des pays qui ont le plus haut taux d’accidents.



La conduite en Turquie est désordonnée, chaotique, agressive : C’est la loi du plus fort et du plus effronté. Les feux rouges ne servent pas à grand chose si ce n’est à mettre un peu de couleur dans le paysage urbain. Les conducteurs ont des comportements violents (violence physique et verbale). Inutile de préciser que j’ai appris la plupart des gros mots turcs à l’arrière des taxis..

Et quand il y a un accident, même minime, c’est le début de l’anarchie : Les conducteurs n’ont pas le droit de déplacer leur véhicule (même s’il ne s’agit que d’un bout de phare cassé). Ils doivent attendre patiemment la police qui fera le constat, et si la rue est bloquée à cause de deux chauffards, tant pis, la loi c’est la loi ! Autre chose qui m’excède, c’est la pollution auditive, on dirait que les turcs ont la main greffée sur leur klaxon. Pour n’importe quoi, ils appuient sur leur avertisseur... Et pas qu'une fois !



Mon bureau donne directement sur une avenue, en centre ville (donc vitesse limitée comme en France), je ne vous raconte pas le nombre de fois où j’entends des énormes coups de frein (je vais à la fenêtre plusieurs fois par jour pour voir s’il n’y a rien de grave), c’est fou cette agressivité routière.

Quant à avoir une voiture ici, ça ne m’a jamais traversé l’esprit et encore moins un scooter (très peu de véhicule à deux roues, on comprend pourquoi..). Les taxis de toute façon ne coûtent pas bien chers, mais pour trouver des ceintures à l’arrière, il faut se lever tôt !