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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 7 février 2007

Mosquée d'Ortaköy


Ortaköy Camii - Construite en 1854 par Nikogos Balyan

Située au pied du premier pont du Bosphore, la mosquée d'Ortaköy se situe dans un ancien village de pêcheurs entièrement rénové. Les couleurs vives des maisons en bois nous rappellent quelques villages Irlandais. Le week-end, Ortaköy se remplit d'allégresse, nombreux sont ceux qui viennent se promener dans le quartier afin de regarder les étalages extérieurs de bijoux, d'écharpes et d'objets artisanaux.
On y mange des kumpir (grosse pomme de terre cuite au four avec sa peau et farcie de beurre, fromage, macédoine, saucisses, olives.. au choix) ou des gözleme (grosse galette salée). Certains y passent leur après-midi à fumer le narghilé et à boire le Çay, tout en contemplant les flots bleus du Bosphore.

mardi 6 février 2007

Sur la route du marché

Quand je relis certains de mes posts, je me rends compte que j’ai pas mal d’anecdotes à raconter.
La vie est vraiment faite de miel et d’épices, d'aventures en tout genre. Tenez par exemple, samedi après-midi, Fred et moi avions envie d’aller faire un tour au marché bio situé dans le quartier de Şişli. Nous y sommes allés à pied munis d’un plan, seulement voilà, la plupart des rues d’Istanbul n’ont pas de nom... Du moins elles en ont un, mais ce dernier n’est indiqué nulle part. Aussi, il arrive toujours un moment où il faut demander sa route à quelqu’un.
Là, par chance, nous sommes tombés sur un poste de police. Ils étaient 4 à discuter dehors, aussi, nous avons pris l’initiative de leur demander notre chemin. Heureusement pour nous, ils connaissaient la route, les indications étaient simples : première à gauche, tout droit, gauche droite. Mot pour mot ! "gauche droite ?" "oui oui" m’ont-ils répété "gauche droite".

Nous voilà donc lancés dans les rues de Şişli à la recherche du marché bio. Nous marchions tranquillement quand soudain, une voiture arrive et s'arrête à notre niveau. Il s’agissait des policiers à qui nous avions demandé notre route auparavant, ils nous ont dit de monter avec eux. Après un moment d’hésitation (on ne monte pas dans la voiture d’inconnus.. Mais c’est la police quand même...) nous voilà avec 2 hommes en uniforme. Quelques minutes et discussions plus tard, les policiers nous déposent au pied du marché.



Quand nous descendons du véhicule de police, les quelques visiteurs et agriculteurs nous regardent avec méfiance. Nous avons quand même fait notre petit tour (arrivés trop tard, rayonnages assez vides...) et acheté de bons fromages au lait de vache.

Hospitalité, sens du devoir, ou autre... Je ne sais pas pourquoi la police s’est montrée si aimable avec nous ce jour là, tout ce que je sais, c’est que je voulais faire un billet sur le seul marché écologique d'Istanbul, et qu'au lieu de ça, me voilà qui disserte sur tout autre chose...

Moralité : Qu'importe que la cheminée soit de travers, si la fumée est droite. Proverbe turc à méditer ;-)

lundi 5 février 2007

Pêcheurs sur le pont de Galata



Insatiables, ils restent au dessus des flots jours et nuits,
Leurs lignes risquent à chaque moment de s’entremêler,
Ils rentrent souvent bredouilles... Mais qu’importe !
Ils ne manqueraient pour rien au monde
Leur rendez-vous,
Comme une femme irait retrouver son amant,
Ils s'empressent d’étreindre le Bosphore.

vendredi 2 février 2007

Scène de vie



Mon petit frère est venu passer un mois sur Istanbul en 2004. Alors que je travaillais, il déambulait à travers la ville toute la journée, armé de son appareil photo. Grâce à sa sensibilité et son talent artistique, il a réalisé de magnifiques clichés que je rêve de faire agrandir.
Dimanche, il fêtera ses 25 ans... :)
Aujourd'hui je lui fais honneur en publiant une de ses photos (quartier de Sultanahmet)

Bon anniversaire mon petit Jean-ni adoré, à très bientôt ;-)

jeudi 1 février 2007

La nuit des calligraphes

C'est en visitant une exposition de calligraphie organisée par le célèbre homme d’affaires turc Sakip Sabanci, que Yasmine Ghata découvre par hasard une oeuvre de sa grand-mère paternelle, qui fût la première femme calligraphe en Turquie.
Yasmine Ghata décide alors de s'improviser écrivain. Elle nous dépeint la vie de cette femme Rikkat Kunt à travers ce roman qui nous plonge, tel un calame dans un encrier, dans le monde des ouvriers de l’écriture, censés interpréter les paroles de dieu.



Rikkat ne connait que des malheurs dans sa vie, mariage forcé, séparation de plusieurs années avec son fils ainé, abandon de l’alphabet arabe (sous Atatürk) au profit de l’alphabet latin. Son seul échapatoire : l’écriture mystique dans laquelle elle excelle et qui lui permet de communiquer avec les calligraphes virtuoses appartenant au monde de l’au-delà. Elle se sent parfois comme dépossédée de ses mains, et réalise alors des oeuvres d’une grande beauté et modernité.

Un roman touchant, écrit avec sensibilité et sagacité. On se sent artiste malgré nous, en lisant les descriptions circonstanciées de l’art de la calligraphie. L’auteur a déjà reçu de nombreux prix littéraires pour ce roman, ce qui ne m’étonne nullement...

* La nuit des calligraphes
Yasmine GHATA
Editions Fayard (181 pages) ou éditions Poche (153 pages)

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