Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Du miel aux épices d'Istanbul...

lundi 30 avril 2007

Kırmızı günü*





Pour plus de détails, c'est par

* Le jour rouge

vendredi 27 avril 2007

Princesse ottomane




Frédéric a pris ces photos alors que je cherchais une robe dans une boutique d’Eminönü.
A votre avis, toutes ces robes essayées par cette jeune femme, c’est pour quelle occasion ? Une soirée costumée ? Un bal de princesse ?
Et non, vous n’y êtes pas du tout ! C’est juste pour des fiançailles. De quoi faire rêver toutes les femmes... Surtout quand on sait qu'on peut avoir ce genre de robe pour moins de 100 euros.

jeudi 26 avril 2007

Sur la route



J'ai pris cette photo à Saray, assise dans la voiture en route pour Kıyıköy. Un grand spectacle réalisé par de nombreux enfants venaient juste de se terminer. Tous les jeunes étaient en costumes traditionnels et marchaient à côté de leurs parents dans la rue principale. Il y avait foule ! Un vrai bonheur pour nos yeux.

Au sujet de la chanson qui suit, vous risquez de l'entendre bientôt en France... Elle est interprétée par Kenan Doğulu et elle représentera la Turquie lors de la prochaine Eurovision. Attention, ça remue !

mercredi 25 avril 2007

Karadeniz

Quand deux citadins ont un jour de congé, ils ne rêvent que d’une chose : Respirer l’air pur. La mer, la campagne ou les deux si on peut, tout est prétexte pour fuir le tohu-bohu d'Istanbul...
Lundi, c’était donc la fête des enfants en Turquie, cela signifie de nombreux spectacles d'écoliers, des défilés en costume, des fanfares d'enfants dans les rues. Et pour beaucoup de monde : Un jour de repos.



Très tôt lundi, Fred et moi avons loué une voiture pour se rendre du côté de la mer noire, près de la frontière Bulgare. Pas de route le long de la côte, aussi il faut traverser des collines verdoyantes, des villages colorés, pour arriver jusqu’à la mer noire. Notre destination : un petit port de pêche que peu de gens connaissent, Kıyıköy.




En se promenant dans les rues de kıyıköy, on y découvre de vieilles maisons en bois toujours habitées et qui semblent aussi friables que des châteaux de carte. Ce village exhale pourtant la quiétude. Les enfants jouent dans les rues, les hommes sont attablés aux terrasses des cafés, les femmes discutent devant le seuil de leur porte, la vie semble être si douce.


A gauche la mosquée du village, à droite la poste de Kıyıköy

Au bout de cette bourgade, on peut admirer un adorable petit port de pêche. C’est d’ailleurs au milieu des filets que nous avons rencontré Mehmet ÇINAR, un pêcheur du village qui a vécu un an à Strasbourg et qui nous a généreusement invité pour une courte ballade en mer sur son bâteau.


Mehmet et Fred, parlant de l'Alsace et de kıyıköy

Ensemble, nous avons échangé quelques mots de turc et de français, et parlé de la vie dans ce petit village si paisible. Il nous a raconté qu’il pêche tous les matins très tôt avec son frère et que les poissons de la mer noire sont vendus dans toute la Turquie.


Hasan, le frère de Mehmet

En nous quittant, nous lui avons promis de revenir le voir avec une bonne bouteille de vin et de venir goûter des crabes (il paraît qu'on en attrape beaucoup dans ce village) cuisinés par son épouse. Pas besoin d'adresse ni de numéro de téléphone, au village tout le monde se connait.




Déjeuner au dessus du port et de la mer noire

Après un bon déjeuner de poissons en terrasse, nous avons doucement pris le chemin du retour, en s’arrêtant sur la route pour admirer les champs émeraudes et acheter de gros pains de campagne (30 cm de diamétre).

De retour sur Istanbul, au milieu du tumulte et des lumières, nous rêvions déjà de retourner dans ce petit village, afin de retrouver Mehmet, le pêcheur philanthrope, et le regard de son frère errant au milieu des flots...



Karadeniz = Mer noire

mardi 24 avril 2007

Ortaköy



vendredi 20 avril 2007

La citerne aux mille et une colonnes*

Chers lecteurs, aujourd’hui exceptionnellement deux billets se suivent. Lundi je ne bloguerai pas car ce sera férié en Turquie (fête des enfants), et je serai toute la journée au lit en vacances !



Il aura fallu plusieurs années de travaux de rénovation pour redonner à ce monument toute sa splendeur constantinienne. Située dans le quartier de Sultanahmet, cette citerne, qui possède 224 colonnes de marbre, résiste aux tremblements de terre et aux aléas de l’histoire depuis plus de 1676 ans. De nos jours jusqu’à 18h, cette citerne est un musée.


Maquette de la place de l'Hippodrome

Vous pourrez y admirer des maquettes d’anciens monuments d’Istanbul reconstitués ainsi que des images de synthèse qui reflètent la beauté de Constantinople. Après 18 heures, c’est un organisme privé qui gère et transforme ce monument en un lieu à la fois chic et convivial. Mariages, soirées dansantes, concerts, réceptions privées.... (La salle peut contenir 1500 personnes assises, 3000 personnes pour un cocktail et 6000 pour une soirée avec DJ)



C’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai pu pénétrer pour la première fois dans cette citerne puisqu’une soirée y était organisée hier soir afin de célèbrer la semaine du tourisme. Au programme : Musique live, buffets variés organisés par de grands hôtels, dégustations de fruits secs, rakı, vodka locale, baklava... au milieu des colonnes.



Mais j’oubliais, ce lieu d'envergure vous rappelle peut-être quelque chose ? C’est possible si vous avez vu L’empire des loups car de nombreuses scènes y ont été tournées. N’hésitez pas à visiter ce lieu fastueux si vous êtes de passage sur Istanbul. Un restaurant est d’ailleurs implanté à l’intérieur de la citerne. (Attention à ne pas confondre avec la Basilique Citerne située dans le même quartier).



* 1001 Direk Sarnıcı
Sultanahmet
Tel : + 90 212 518 10 01
www.binbirdireksarnici.com

Je vote, tu votes... Ils votent

Même en vivant en Turquie, on n’échappe pas à son devoir de citoyen (voter, mais sans carte électorale, au Consultat de France d'Istanbul) et aux discussions animées qui tournent autour de “tu penses que ce sera qui le prochain Président des français ?”

En Turquie, les élections présidentielles et législatives approchent aussi à grand pas. Depuis le 16 avril dernier, la course à l’élection présidentielle (qui aura lieu en mai) est lancée. Les candidats à la future élection ont le droit en effet, depuis cette date, de déposer officiellement leur candidature. Date de cloture : 25 avril.


Photo AFP

Le samedi 14 avril, près d’un million de personnes, défendeurs de la démocratie et de la laicité, se sont rassemblés à Ankara devant le Mausolée d’ATATÜRK pour s’opposer à la candidature de l’actuel premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan, représentant l’Islam politique. La plus grosse manifestation jamais connue en Turquie. Répondant à l’appel d’ONG défendant la laïcité, les manifestants sont venus de toute la Turquie, pensant que la République est en danger. Les prochains jours seront donc tendus ici, autant qu'en France.


Photo AFP

Petit rappel
Le 29 octobre 1923, la République turque est fondée par Mustafa Kemal ATATÜRK, la Turquie est depuis cette date une République Parlementaire.
Le Président est le chef de l'État, le Premier Ministre est le chef du gouvernement. Le Président est nommé par l'Assemblée nationale pour un mandat de 7 ans. Le Président (élu pour 5 ans) choisit le premier ministre.
Le pouvoir législatif est exercé par une assemblée composée de 550 sièges renouvelés tous les 5 ans. La grande assemblée nationale élit également le Président de la République. Avec 34% des voix aux dernières élections, l'AKP (Parti de la justice et du développement) domine largement le Parlement (363 députés sur 550).

A noter
Pour les électeurs français qui vivent à Istanbul, le Consulat de France sera ouvert de 8h à 18h pour accueillir vos votes. Si vous voulez suivre les premiers résulats en direct, une soirée électorale sera organisée par le Centre Culturel Français au café Bordeaux ce dimanche 22 avril de 20h à 23h.

jeudi 19 avril 2007

Nuit sans étoile



J'ai pris cette photo samedi soir, alors que nous étions chez des amis qui habitent le quartier d'Etiler. Vous remarquerez tous les oiseaux qui tournent autour de la tour de İş Bankası (Levent).

Ça me rappelle un film, Organize işler qui nous montre de très belles vues d'Istanbul. Pour la musique du générique, c'est ici :

mercredi 18 avril 2007

288 trous

D’après vous, où se situe le plus grand spot de golf du monde ?
Pour le moment je n’en ai aucune idée, mais à partir d’octobre 2007, je pourrai vous affirmer qu’il se trouve en Turquie. C’est en effet la date officielle de l’ouverture de nouveaux parcours de Golf à Belek (dans le sud du pays).


Belek, ou comment conjuguer des vacances entre sport et détente

17 parcours de golf au total baignés par le soleil et entourés d’hôtels Luxueux. Inutile de vous décrire la qualité des installations, la diversité et la beauté des paysages.
Les amateurs de golf connaissent déjà leur prochaine déstination.... A noter que le gouvernement turc a pour objectif la création de 100 parcours de Golf d’ici 2015.

Source : www.infoturquie.com

PS : Delphine, toi qui rêvait de revenir en Turquie avec Xavier ;-) ....

mardi 17 avril 2007

Anadolu Hisarı*



Samedi dernier, nous avons gentiment été invités par des amis à un cocktail organisé pour l'ouverture d'une boutique sise à Anadolu hisarı, côté asiatique. Ce petit village située près du deuxième pont qui traverse le Bosphore (pont de Fatih Sultan Mehmet) est connu pour sa forteresse. Construite de 1390 à 1393 par Yıldırım Beyazıd 1er, cette citadelle est installée sur le détroit le plus étroit du Bosphore.



Ce village était un point stratégique. De là étaient tirés des coups de canon sur les navires chargés de blé qui provenaient de la mer noire et qui devaient approvisionner les habitants de la ville. Ce blocus a été mis en place afin d’accélérer la prise de Constantinople. Une autre forteresse a été construite juste en face, rive européenne (Rumeli hisarı) dans le but de rendre le détroit parfaitement inaccessible .




De nos jours, on peut admirer les remparts et les tours de la forteresse ainsi que des maisons anciennes (en bois) ou encore de magnifiques Yalı qui sont toujours habités. La plupart ont été entièrement rénovés et possèdent de magnifiques terrasses qui longent le Bosphore.



En se promenant le long du canal de ce petit village, on peut admirer le Pavillon des Eaux-Douces d'Asie (küçüksu kasri) qui servait autrefois de résidence d'été pour la Bourgeoisie Ottomane. Ce pavillon, comme vous le montre la photo ci-dessous, est plutôt modeste par rapport aux palais d'été construits en cette période puisqu'il ne ne comporte que 10 pièces (2 étages).



* Anadolu Hisarı = Forteresse d'Anatolie

lundi 16 avril 2007

Week-end en images...




vendredi 13 avril 2007

Cake à la farine de maïs

Il y a de nombreux mets que j’ai goûtés pour la première fois en Turquie : Aubergines farcies, viennoiseries au tahin, Iskender kebap, Mantı... Et j’en passe. Je ne saurais vous dire ce que j’aime le plus, je suis une incorrigible gourmande !
Dans certains restaurants turcs, surtout dans les restaurants de poissons, on nous sert parfois du pain au maïs. C’est un délice, fondant et goûteux à la fois, j'adore ! On trouve d'ailleurs très facilement de la farine de maïs dans les supermarchés en Turquie. Aussi, en faisant mes courses récemment, j’en ai acheté un paquet. J’étais partie pour faire un cake salé proche du pain turc mais en définitive j’ai trouvé une recette sucrée qui me paraissait équilibrée et gourmande à la fois. J’y ai cependant apporté ma petite touche personnelle.



Ingrédients

6 abricots secs coupés en morceaux + 1 poignée de raisins secs préalablement trempés dans une tasse de thé vert
150 g de farine de maïs
150 g de farine complète
1 sachet de levure
100 g de sucre roux
120 g de mélange lait (vache ou soja) + huile d'olive (moitié / moitié)
4 oeufs

Préparation

Dans un saladier, verser les oeufs et le sucre et bien mélanger. Ajouter l’huile, le lait puis la farine et la levure ainsi que les fruits secs. Si la pâte est trop compacte, rajouter un peu de lait.
Cuire 40 min dans un four préchauffé (175 degrés).
Laisser refroidir puis démouler.

J’ai retrouvé le goût du pain au maïs que j'aime tant... Ce cake est bourré de vitalité, idéal pour le petit-déjeuner :)
Pour une version salée : remplacez le sucre par une pincée de sel, et les fruits secs par de l’aneth frais et du fromage (féta) si vous le souhaitez. Parfait pour un pique-nique printanier !

PS : Ne pas hésiter à mettre de la farine de maïs dans toutes vos préparations (pâtes à tarte, gâteaux, terrines..). Mettre moitié farine blanche, moitié farine de maïs. Vous y gagnerez en goût, couleurs, et en vitalité (excellente source de magnésium et potassium).

PS 2 : Bonne chance à toi papa pour ta course demain, tu devrais demander à Florence de faire cette recette avant ton départ, ça t'aiderait à parcourir tes 400 km sur ton beau vélo ;-)

jeudi 12 avril 2007

Leçons de style





Taksim - Printemps 2007

mardi 10 avril 2007

Amalgame printanier

En ce moment, quand on traverse Taksim, on ne sait plus trop ce qui s’y passe. Les tulipes se mélangent aux banderoles des policiers. Tout est coloré en rouge, en blanc, en multicolore. Des milliers de fleurs innocentes font face aux véhicules des forces de l’ordre. On célèbre en même temps sur Istanbul le deuxième festival de la tulipe et les 162 ans de la Police.



Ainsi, 8 millions de tulipes ont été plantées à travers la ville (un énorme gachis financier selon moi car les tulipes ne durent que quelques semaines, les pétales sont vite arrachés par le vent ou par les passants... Avec cet argent, la mairie pourrait mettre un peu plus de verdure durable dans la ville et surtout sur Taksim qui resplendit par sa froideur). Mais il est vrai que les turcs sont attachés à leur histoire.

Les policiers et tous ceux qui s’y rattachent (retraités, enfants de policiers, élèves..) ont défilé avec gaité de coeur dans les rues ce dimanche de pâques. Osmanbey fût noir de monde, c’est à peine si Fred et moi pouvions nous frayer un chemin à travers la foule afin de se rendre à mon cours de boxe.

La preuve en image :

Fête de la Police

Trouver un travail en Turquie : Mode d'emploi

A en croire le nombre de mails que je reçois chaque semaine à ce sujet, j’en déduis que vous êtes nombreux à vouloir venir travailler en Turquie. Par amour, par curiosité, par défi... Votre motivation n’est pas toujours la même mais vos interrogations restent communes : Comment s’y prendre ? A qui s’adresser ?

Ainsi, je vous livre quelques conseils tirées de mon expérience... et de celle de mon ami, Frédéric. Si vous souhaitez de plus amples renseignements, n'hésitez pas à me contacter par email.



Voilà ce que tout le monde fait et qui n’aboutit généralement pas...

- Ecrire, téléphoner à la Chambre de Commerce Française d’Istanbul (CCIFT) ou à la Mission Economique de Turquie, ils vous recommanderont d’acheter un de leurs ouvrages ou annuaires regroupant les sociétés turques et/ou françaises basées en Turquie.
- Envoyer votre CV aux entreprises françaises basées en Turquie.
- Regarder les offres d’emploi sur des sites français spécialisés (anpe, monster). Les annonces pour la Turquie sont rares et concernent la plupart du temps l’hôtellerie, le tourisme, donc ces sites proposent des emplois saisonniers souvent mal payés.

Ce qu’il est préfèrable de faire...

- Déposer vos CV sur des sites de recrutement, vous trouverez ci-dessous la liste des 10 premières sociétés de recrutement via internet : Yenibiris, Kariyer, Adecco, Ikrehberi, Krm, Manpower, Secretcv, hrm, Isankaynaklari, Turkcv
- Contacter des centres d’affaires qui hébergent, domicilient et aident les entreprises européennes à se développer en Turquie (pour la France, le plus important est Turnkey qui saura vous dire si des opportunités sont à saisir).
- Contacter et envoyer vos CV aussi à l’ANAEM (ex OMI, Agence Nationale de l’Accueil des Etrangers et des Migrations).
- Utiliser votre réseau ou essayer d’etoffer le votre : Viadeo, Linked'in
- Ne pas hésiter à venir en Turquie afin de valider votre projet professionnel et afin de confronter vos idées à la réalité.
- Débuter sur le marché du travail comme le font beaucoup d’étrangers, en donnant des cours de français particuliers (payés entre 30 et 80 YTL de l’heure).
- Créer votre propre société.

Ce qu’il faut savoir avant de postuler...

- Le smic en Turquie est à 350 euros net/mois (550 YTL).
- Les contrats ne sont pas systématiques en Turquie, pensez à en parler lors de vos éventuels entretiens.
- Le permis de travail est particulièrement difficile à obtenir. Une fois tous les documents demandés reccueillis, comptez 4 mois d’attente la première année. Ensuite le demande est à renouveler tous les ans avec une attente de deux mois entre le moment où vous envoyez votre dossier aux affaires sociales et le moment où vous obtenez une réponse. Les demandes sont même refusées pour les créateurs d’entreprise. De très nombreux étrangers n’ont pas de permis de travail ni de permis de séjour. Le tout étant de sortir du territoire tous les trois mois (limite du visa touristique pour les français).
- Moins de vacances (pas de vacances la 1ère année, seulement fêtes religieuses), 14 jours de congés entre 2 et 5 ans d’ancienneté + fêtes religieuses,
- Plus d’heures de travail (45 heures pas semaine en moyenne).
- Parler le turc et/ou l’anglais courant est/sont indispensable(s).
- Donnez du temps à la réalisation de votre projet professionnel, soyez patient, comptez plus de temps qu'il ne vous en faudrait en France.

Bonne chance à vous, la semaine prochaine je rédigerai un billet sur le théme "comment se loger à Istanbul"

1 2 >