Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 8 mai 2007

Le folklore matinal

Quand j’observe tous ces messieurs et toutes ces dames qui sont assis confortablement à l’arrière des voitures avec chauffeur, je ne peux que les plaindre. Pour rien au monde je ne manquerais mon trajet en bus du matin...

30 minutes, c’est le temps qu’il me faut pour quitter Taksim et atteindre Bebek, où je travaille. En même temps que je quitte mes songes pour me réapproprier cette grande jungle, j’admire par la fenêtre le bouillonnement de Beşiktaş, les portes monumentales de Domabahçe, les façades du Cirağan Palace, les flots du Bosphore, les Yalı d’Arnavutköy. La tête collée à la fenêtre du bus, j’ai l’impression chaque jour de redécouvrir cette partie de la ville. Debout et serrée comme une sardine, chancelant au moindre coup de frein, on ne peut pas dire que je sois dans une position très confortable. Pourtant, c’est un des moments de la journée que je préfère.



Dans le bus, il y a souvent cet homme, différent chaque matin, qui est assis près de la porte de devant. Derrière son comptoir, il vend les billets dans le bus. Il fait souvent office de policier quand le bus est plein, en activant une sonnerie au bruit aigre, qui signifie : “Poussez vous jusqu’au fond du bus”. Parfois le bruit ne suffit pas, alors il y rajoute la voix, se lève, nous observe et pointe du doigt les premiers fautifs. “Monsieur, avancez, il y a de la place pour trois personnes à votre gauche”.

Le bus plein de monde dès son départ, il faudra faire preuve de ruse et de culot pour pouvoir s’y introduire si on l’attend à d’autres stations. Le plus simple est de passer par les portes de derrière, où l’on se fait violence pour pouvoir entrer. Quand le bus redémarre le folklore continue. Les gens du fond font passer leurs cartes et leurs akbil attachés à leur trousseaux de clés. Le tout circule de main en main jusqu’à la machine à oblitérer puis repart dans l’autre sens jusqu’aux propriétaires. Quand la monnaie circule, c’est un moment à ne pas manquer. Les pièces arrivent en vrac sur le comptoir, puis les gens hurlent ce qu’on doit leur rendre “iki yüz”, "beş yüz", on parle encore en ancienne livre turque et pour peu, on se croirait dans une vente aux enchères.



Ce matin, alors que le chauffeur invectivait un chauffard, un papi dans le bus a crié à tue-tête : “Allez, on va être en retard !”. Il y a aussi une chose que j’oublie de décrire, quand le chauffeur bus referme la porte trop tôt. Une personne se retrouve à moitié coincée ou ne peut pas descendre à l’arrêt voulu. On assiste dans ces cas là à un véritable esprit de solidarité, plusieurs passagers vont crier en coeur “Duuuuuur” (stop) ou encore “Kaptan, orta kapı !” (chauffeur, la porte du milieu !)
Vous ai-je aussi parlé du vendeur de moules farcies qui monte dans le bus avec son gros plateau à trépieds ? Ou du vendeur de sandwich ?

Non vraiment, il me faudrait des heures entières pour vous raconter ce folklore matinal qui ne cesse de me faire sourire et de me dépayser.

lundi 7 mai 2007

L'homme mystère



J'ignore son nom. Tout ce que je peux vous dire, c'est que cet homme est le personnage incontournable d'Istiklal Caddesi. Tous les jours, il est là, avec ses fioritures qu'il exhibe fiérement. Photographié par des centaines de gens chaque semaine, cet homme moustachu porte avec lui un halo de mystère...
Qui, parmi mes lecteurs, saura nous éclairer sur qui il est vraiment ?

vendredi 4 mai 2007

Lancement en mer



J'ai pris cette photo dans le village de kıyıköy, en avril dernier.
Regardez bien le nom bâteau ;-)

jeudi 3 mai 2007

A la recherche de la perle rare


Restaurants au pied de la tour de Galata

En ce moment, Fred et moi passons tous nos week-ends à visiter des appartements. Taksim, Beyoğlu, Osmanbey, Findikli, Cihangir, Kabataş, nous en avons visité des quartiers. Notre préfèrence se porte sur le quartier de Galata, un quartier un peu bohême où les appartements luxueux côtoient les gecekondu.


Un vendeur de noisettes et pistaches

Ce quartier a un certain charme et surtout un avantage qui n’est pas des moindres : Une vue magnifique sur le Bosphore et sur le quartier historique si vous habitez en hauteur. Les prix varient bien sûr en fonction du panorama mais restent souvent trop élevés par rapport aux m2 et aux travaux qu’il faut faire...


Photo prise de la fenêtre d'un des appartements que nous avons visité

Mais nous nous donnons le temps de devenir un jour propriétaires et nous rencontrons toutes les semaines de nombreux emlakci*. Dimanche dernier, j’ai pris quelques photos de ce quartier connu des touristes pour son attraction principale : La tour de Galata construite au 14éme siècle. Pour la petite histoire, saviez-vous qu'Isaac, le père du philosophe Jean-Jacques ROUSSEAU, fût l'horloger du Palais d'Istanbul et résida dans le quartier de Galatata de 1705 à 1711 ?



En attendant de trouver notre coup de coeur, nous arpentons le quartier en nous octroyant bien sûr de temps en temps quelques pauses gourmandes sur la terrasse de Konak café.

* Emlakci = Agent immobilier

mercredi 2 mai 2007

Congratulazioni !






Mariage de Müge et Stefano - Istanbul
28 avril 2007

mardi 1 mai 2007

1er mai



Il m’aura fallu 1h30 ce matin pour atteindre le bureau, alors que d’habitude mon trajet ne prend qu’une demi-heure grand maximum. Taksim et Osmanbey fermés à la circulation... Pas de bus, pas de taxi disponible et la ligne du métro en partie fermée. Vive le 1er mai !



En Turquie, on manisfeste dans les rues comme en France, sauf qu’ici, ce n’est pas un jour férié. Inutile de vous préciser que les policiers sont déjà nombreux dehors, armés de leurs massues et de leurs bombes à poivre.
Quelle belle journée...

< 1 2