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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 31 octobre 2007

Quand le pont nous appartient



Souvenez-vous, l’année dernière Fred et moi avions couru la Fun Race qui avait lieu en marge du marathon Eurasia. Il faisait beau mais bien froid ce jour là, aussi nous ne nous étions pratiquement pas arrêtés le long de la course, et n’avions pris que très peu de photos. Nous étions en première ligne au départ et nous avons manqué, à notre grand regret, un beau spectacle : Celui où les turcs s’approprient le pont du Bosphore.



Cette année, c’est donc armés de nos appareils photos et de la volonté de ne pas courir tout le long du circuit que nous avons pris le départ… dans les derniers d’ailleurs ! Après 10 minutes de jogging, une fois arrivés sur le pont, c’est un tumulte indescriptible. Il y a foule : Les uns pique-niquent, les autres prennent des photos.



Certains organisent des démonstrations d’arts martiaux, d’autres jouent de la musique. Suspendus au dessus des flots, le pont appartient aux coureurs et marcheurs une fois dans l’année. Pour pouvoir être de la partie, rien de plus simple, il suffit de se procurer gratuitement des dossards auprès de la municipalité d'Istanbul.



Le reste du temps, craignant des suicides, aucun passant ne peut emprunter ce pont. La police surveille constamment ce trait d’union entre l’Europe et l’Asie. Aussi, il ne faut pas hésiter à saisir cette opportunité quand elle s'offre à nous.



Il est 10h30 du matin et on est bien loin de l’ambiance du groupe des marathoniens que nous avons vus passer le matin même à l’angle de notre rue. Ceux-là sont des vrais sportifs. Nous autres sommes plutôt des explorateurs : A quoi ressemble Istanbul vue d'en haut ? Quel effet ça fait de traverser ce pont à pied ? Combien de temps faut-il pour se rendre d’un continent à l’autre ?



Une bonne ambiance régnait au milieu des drapeaux qui flottaient ça et là, fête nationale oblige. Après avoir traversé le pont, les avenues sont tellement silencieuses. Plus une voiture ne circule en effet de Mecidiyeköy à Taksim.



On dépasse des étudiants, des lycéens, des sportifs, des familles, certains marchent ou courent même en sens inverse. Peu importe, l’atmosphère est bon enfant. Chacun est libre de faire ce qu'il lui plait !



Ce qui est palpitant d'ailleurs en ce qui concerne le reste de la course, c’est d’observer les milliers de gens qui nous entourent. Nous parcourons les 12.5 km en marchant, en courant, en stoppant pour prendre quelques clichés. C'est un véritable folklore qui s'exhibe autour de nous. J’ai d'ailleurs du mal à trouver les mots pour qualifier cette course un peu spéciale.



Cette journée reste en tout cas un de mes meilleurs souvenirs d'Istanbul.
Un moment qu'il faut vivre au moins une fois dans sa vie, tout simplement.

mardi 30 octobre 2007

Fête nationale



Défilés militaires, drapeaux turcs accrochés à toutes les fenêtres, feux d'artifices : Ce week-end, la République Turque fêtait ses 84 ans. Le rouge et le blanc ont coloré Istanbul pendant 3 jours, j'ai d'ailleurs pensé que je ne pourrais jamais voir un tel élan nationaliste en France lors du 14 juillet.
Dimanche nous avons traversé le Bosphore à pied dans la joie et la bonne humeur, lundi nous avons parcouru Bağdat Caddesi en vélo avec un groupe d'amis sous les applaudissements. Que de choses à raconter en perspective !

Pour agrémenter cette photo prise par Frédéric ce dimanche sur le pont du Bosphore, en dessus d'Ortaköy, un extrait d'un DJ et musicien turc, Mercan Dede.

vendredi 26 octobre 2007

Quoi de neuf sur le net ?

A force de naviguer sur la toile, on finit toujours par dénicher quelques petites merveilles…

Pour tous ceux qui se demandent comment on s’habille en Turquie, pour ceux qui aiment la mode, pour ceux qui sont en manque d’idées pour trouver leur propre style, je vous conseille ce site là :

A l’instar du Satorialist, ce site met en ligne des photos de la jeunesse turque. Différents styles pour une même ville : Un patchwork de couleurs et d’idées créatives.

Ensuite, un site plus sérieux que j’ai mis en lien depuis quelques semaines sur mon blog. Harberdar est un journal pour les turcs établis en France. Un mensuel (pour lequel j’ai commencé à écrire des textes) qui connait déjà un franc succès en France sans oublier le site web mis à jour quotidiennement. D’ailleurs, on parle de mon blog .

Vous connaissez les tee-shirts de la marque Ottoman Empire ? Des modèles originaux portés par de nombreux clubbers. La musique et le design de ce site valent le détour !

Et pour finir, vous qui aimez Istanbul, voilà de quoi vous ravir ! Un site où vous trouverez des vues panoramiques de certains quartiers de la ville… Inutile de vous en dire plus, cliquez et vous serez téléportés en quelques secondes sur le pont de Galata :

N’oubliez pas de regarder tous les autres panoramas proposés par ces photographes en herbe !
Que de belles choses sur le net :)

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

Ce week-end, plusieurs événements importants à Istanbul. Dimanche, ce sera le marathon Eurasia. Si vous êtes sur place, n'oubliez pas que vous pouvez participer à la Fun Race (12.5 km et non 8 km comme annoncé). Les dossards sont disponibles gratuitement dans toute la ville et vous permettront de traverser le pont à pied !

Lundi, ce sera férié en Turquie, on fêtera la naissance de la République Turque (Cumhuriyet Bayramı). Les rues se parent de rouge et blanc, les turcs hissent des drapeaux aux fenêtres. J'ai d'ailleurs pris cette photo ce matin à Ortaköy :



N'oubliez pas le changement d'heure dimanche ;-)
Bon week-end à tous et à mardi !

jeudi 25 octobre 2007

Kemal SUNAL : Un comique hors norme



Si cet air naif, un peu niais et ce sourire contagieux ne vous disent rien, c’est que vous n’avez sûrement jamais dû regarder la télévision turque. Pas un jour ne passe en effet sans apercevoir Kemal SUNAL dans son poste de TV. On pourrait le comparer à notre Louis de Funès national, tant cet homme est connu à travers toute la Turquie. Né en 1944 à Malatya, Kemal SUNAL se dirige à la fin de ses études vers la théâtre et se fait remarquer très vite par des producteurs alors qu’il joue sur les planches. Il participera à son premier tournage en 1972 (Tatlı Dillim) et tournera ensuite plus de 90 films.



Pour les situations comiques, il est le roi. Je me souviens d’une scène où il est invité chez des amis pour le dîner. La maitresse de maison lui demande de l’aide pour débarrasser la table. Il rabat alors les 4 coins de la nappe comme un gros baluchon avec verres, assiettes et couverts à l’intérieur et met le tout à la poubelle. Je connais beaucoup d’hommes qui rêveraient aussi de faire ça ! J’avoue que quand je regarde certains de ses films, je rigole plus en voyant mes amis turcs se pouffer de rire qu’en visionnant les enchainements de gags.
Voici un petit extrait de ces exploits cinématographiques :



Kemal SUNAL avait une peur bleue de l’avion. Malgré tout, il accepte en 2000 de monter dans l’un d’eux pour se rendre sur le tournage d’un de ses films à Trabzon. Il est alors pris d’une crise cardiaque et la Turquie pleure son acteur, décoré à trois reprises par le monde du cinéma.

Depuis sa mort, son succès ne désemplit pas, ses films passent et repassent, sans jamais lasser personne ici. Kemal SUNAL est un acteur intemporel comme il en existe peu, une star turque qui a laissé et qui laissera son empreinte sur plusieurs générations...

mercredi 24 octobre 2007

L'heure de la sieste


Kabataş - Oct 2007



Pour la musique, vous aurez sûrement reconnu le dernier mouvement de sonate pour piano n°11 de Mozart.
Rondo alla Turca, allegretto est appelé aussi la Marche turque car la musique imite le style d'un orchestre de janissaires.

mardi 23 octobre 2007

Sucré Salé

La pendaison de crémaillère d’une amie, un après-midi troc à la maison entre copines : Autant de bonnes raisons pour mettre le nez dans les fourneaux ce week-end et dégoter deux recettes turques qui utilisent des ingrédients que l'on peut trouver partout. Ça faisait longtemps que je n’avais pas mis des recettes de cuisine en ligne, aussi voici de quoi satisfaire tous les gourmands !



Zeytinli Mücver
Beignets de courgettes aux olives

Cette recette provient d'un magazine turc (lezzet) que j’ai feuilleté un jour dans un café. Faciles à cuisiner, économiques, rapides, ces petits beignets se dégustent en entrée ou en apéritif. Les turcs en mangent souvent, nature ou au fromage. Les miens sont aux olives noires. A vous de tester !

Ingrédients
  • 1 kg de courgettes
  • 1 bouquet de persil ou aneth
  • Une quinzaine d’olives noires coupées en petits morceaux
  • 2 oignons
  • 4 oeufs
  • 100 g de farine
  • Huile d’olive (environ 90 ml pour la cuisson)
  • Sel, poivre, paprika en paillettes
Eplucher et râper les courgettes et les oignons, puis bien les essorer dans un linge propre.
Battre les oeufs et ajouter petit à petit la farine. Verser ensuite le sel, les épices, l'aneth (ou le persil), les olives puis les courgettes et les oignons râpés. Dans une poêle, verser l’huile d’olive. Quand elle est bien chaude, faire cuire des petites quantités de pâte à beignets (une cuillère à soupe bombée de pâte = un beignet) et faire dorer de chaque côté.
Répéter l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.
Ces délicieux beignets peuvent se manger froids ou chauds.



Cevizli elmalı alinda Keki
Gâteau aux pommes, noix et cannelle

J’ai trouvé cette recette dans le journal Hürriyet il y a quelques mois de cela. Ça va devenir un de mes classiques ;-) Idéal pour accompagner un verre de çay par ces journées de pluie automnale.

Ingrédients
  • 4 oeufs
  • 2 verres de sucre (je n'en ai mis qu'un)
  • 1 verre de noix concassées
  • 2 pommes (golden)
  • 2 cuil. à café de cannelle + 1 pincée de sel
  • 1 paquet de levure
  • 2 verres de farine
Rq : Dans la plupart des recettes turques, les mesures sont données en verre, en tasse de thé ou café.

Préchauffer le four à 175 degrés. Éplucher les pommes et les râper. Battre les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse, ajouter la farine, les pommes râpées, les noix, la levure, le sel et la cannelle. Verser la préparation dans un plat et enfourner 40-45 minutes. Laisser refroidir avant de démouler.
Servir comme tel ou avec un nappage au sucre blanc + eau.

Si vous aimez les desserts bien fondants, vous pouvez ajouter à cette recette une ou deux pommes. Fondant à souhait, ce gâteau est un délice. L'essayer, c'est l'adopter !

lundi 22 octobre 2007

Özel Taksi


Porteurs - Quartier de Laleli



*Özel taksi : Taxi privé

vendredi 19 octobre 2007

Italian Style



Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans une soirée VIP et le champagne commençait terriblement à me manquer. Aussi, quand j’ai reçu dans ma boîte e-mail une invitation pour le lancement des semaines de la Mode Italienne (Italian Style), je n’ai pas pu décliner une telle convocation.



Défilé de mode, verres de vin, buffet italien, paparazzi, stars turques, on pourrait penser que c’est tout le temps le même synopsis sauf que non, il y avait cette fois des gens très haut placés que je voulais absolument rencontrer. Voir et être vue, telle était ma devise de la soirée.


En costume gris, le Directeur des magasins de luxe VAKKO

La réception a eu lieu à HARVEY NICHOLS dans le centre commercial de Kanyon hier soir. C’était bizarre d’assister à un cocktail au milieu des stands de cosmétiques CHANEL et Christian DIOR. Nous avons admiré de belles parures de couturiers italiens. De BRIONI à MISSONI, une belle mise en scène autour du luxe.


Des bulles plein les yeux pour Onur et moi

Quand il s’agit de faire chic et raffiné, les italiens sont assurément maîtres en la matière. Ainsi, on pardonnera aux organisateurs le champagne en cannette servi avec des pailles, la Dolce vita tolère certains faux pas...

jeudi 18 octobre 2007

Le paradis de la fringue pas chère

Istiklal Caddesi, cette grande et célèbre avenue piétonne qui relie Beyoğlu à Taksim, est comparable à la caverne d’Ali Baba. On a beau y aller toutes les semaines, y passer des heures entières, fouiner dans les boutiques, se faufiler dans les passages, on y découvre toujours de nouveaux trésors. Un magasin récent, une échoppe remplie d’objets introuvables ailleurs, un café magnifiquement décoré, une terrasse avec une vue splendide sur le Bosphore...



Les après-midi de la semaine, les week-ends, en soirée, les jeunes y sont attirés comme des mouches sur de la confiture. Car si on sait que cette artère est le coeur battant de la ville, on oublie parfois que c’est le paradis du shopping pas cher et branché. Aujourd’hui c’est à Iş Merkezi que je vous emmène, situé à Beyoğlu en face d’Odakule. C'est un bâtiment à l’allure sobre qui comporte plusieurs étages accueillant boutiques de fringues et accessoires.



Bien sûr il y a des faux... Levis, Diesel, Lacoste. Mais il y a aussi des vrais : Gap, H&M, pimkie... Fabriqués ici et qui ont un petit défaut de fabrication, voir parfois rien du tout. Il faut consacrer une ou deux heures pour parcourir les étages, fouiller dans les tas de vêtements disposés dans les allées, négocier les prix à la baisse alors que ces derniers sont déjà bon marché. A la sortie, vous aurez de quoi vous habiller pour la saison entière sans avoir pour autant troué votre porte-monnaie.



Pantalons, jupes, vestes, tee-shirts et j’en passe : Les enfants comme les grands peuvent être habillés de la tête aux pieds. D’ailleurs, au moins ¼ de ma garde-robe provient de cet endroit et Frédéric s’habille là-bas aussi.



Comme je le dis à ma famille et à mes amis, venez à Istanbul avec des valises vides... Parce que vous le valez bien !

mercredi 17 octobre 2007

Tophane Çeşmesi



Construite en 1732 sous le règne du Sultan I Mahmut, cette fontaine compte parmis les trois plus hautes d'Istanbul. Vous pourrez admirer ces 4 façades en marbre dans le quartier de Tophane, à côté de la mosquée de Kılıç Alı Paşa.

mardi 16 octobre 2007

Çok doydum

Cette année, j’ai passé les bayram* seule, ça fait du bien parfois de se poser un peu quand la vie va trop vite. J’en ai profité pour rendre visite à quelques amis de mon âge qui vivent loin de leur famille. Aussi, rien de bien trépidant à vous raconter au sujet de ces 3 jours de pluie et de fêtes.
Cependant, je garde toujours en souvenir les premiers bayram que j’ai passé à Istanbul dans une famille turque. Je compare souvent ces fêtes à noël, car bien qu’elles soient de nature différente, l’esprit reste le même : Se retrouver en famille, manger de bonnes choses, rire, partager, gâter les enfants et s’entourer des gens qu’on aime.


Quelques plats typiques de la Mer Noire

Il y a 5 ans, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Bayram ne faisait pas parti de mon vocabulaire, j’avais beau savoir que c’était la fin du ramazan, les fêtes du sucre, je n’étais pas plus inspirée. Aussi, quand je me suis retrouvée au milieu d’une dizaine d’inconnus, dans un appartement où je n’avais jamais mis les pieds, je me suis vraiment demandée ce que je faisais là. On me présentait un tas de personnes et j’avais un peu de mal à m’y retrouver entre les abla, teyze, anne-anne, (soeur ainée, tante, grand-mère maternelle) : Un vrai melting-pot familial.

Après de vives embrassades, les enfants étaient couverts de cadeaux, nouveaux vêtements, argent liquide, jouets, ils avaient de quoi s’occuper jusqu’à la fin de la journée. Les grands, quant à eux, prenaient place autour d’une grande table décorée avec soin. Il y avait déjà de nombreux plats froids à base d’huile d’olive disposés devant nous et, alors que je me servais de feuilles de vigne farcies (mon pêché mignon), la maitresse de maison amenait des plats chauds. Soupe, agneau aux légumes, pilav, börek, ce n’est pas le choix qui manquait ni les bonnes odeurs d'ailleurs. Je tâchais de goûter à tout mais au bout du quatrième plat je n’avais déjà plus faim.


Plats traditionnels turcs

J’essayais d’imaginer le temps que notre hôte avait gaspillé dans la cuisine pour préparer tout cela.
Après quelques heures passées à table, nous avons pris place dans le salon. A savoir qu’en Turquie, il y a toujours de la place pour 15 dans les salons, grands canapés, petites tables basses, toute la famille est réunie. Avec le thé ou quelques tasses de café turc, arrivèrent les patisseries gorgés de sucre, de miel, difficile de trouver de la place dans nos estomacs encombrés. Les boites de chocolats et de baklava que les invités avaient amenées circulèrent aussi.

Vers 16h, la famille avec laquelle j'étais dit au revoir à tout le monde. Le ventre plein, je n'avais qu'une envie, m'allonger sur un lit et me reposer. Mais inutile de rêver, les fêtes n'étaient pas encore finies. A présent direction... La famille, encore. Des cousins éloignés. Leur appartement etait rempli de monde, certains partirent en nous voyant entrer. On avait l'impression de se passer le relais. A peine installés dans le salon que d’autres sonnèrent. Les voisins apportaient des choses à manger. Les iyi bayramlar (joyeuses fêtes) pleuvaient dans le salon. On avait beau dire çok doydum ben (je n'ai vraiment plus faim), des börek, du thé, des desserts nous étaient servis. J’essayais de refuser en montrant mon ventre plein à craquer mais la maitresse de maison insistait. C’etait apparemment mal poli de refuser. Aussi je m’excécutais mais je pouvais à peine engloutir deux bouchées de mon assiette.

Au bout d'une heure, les au revoir furent tellement chaleureux que j’avais l’impression de faire partie de la famille. Allions nous enfin rentrer ? Non, nous devions ensuite visiter des oncles. Là encore, même scénario, accolades, embrassades, gens qui arrivaient, gens qui partaient, une quinzaine de personnes dans l'appartement, verres de thé, çok doydum, assiettes garnies.
Au total en 8 heures, nous avons rendu visite ce jour là à 5 familles, bu le triple de verres de thé, et mangé le quadruple de gâteaux. C'est simple, j’avais accumulé des calories pour les trois mois à venir !
Les enfants avaient reçu des cadeaux par millier, les adultes étaient gavés comme des oies. Quand je pense que j’ai 5 tantes, 7 oncles, 2 frères et 9 cousins et cousines, j’ose à peine imaginer ce que serait Bayram si ma famille était turque…

* Bayram : Fêtes religieuses, jours fériés

lundi 15 octobre 2007

10 histoires vraies / fausses : Les résultats !

Merci d'avoir été nombreux à tenter votre chance jeudi. Sans plus attendre, les résultats !


Joueurs de Tavla - Tophane

L'histoire 1 était fausse. j'ai bien été en Grèce pour renouveler mon visa et on m'a annoncé, une fois arrivée là-bas, que je n'avais pas de bus retour avant le mercredi suivant. Mais un ami turc a fait un scandale au téléphone à la compagnie de bus et j'ai finalement pu revenir le dimanche avec un bus qui avait été détourné d'Athènes.

L'histoire 5 est le pur fruit de mon imagination. J'évite en effet de prendre l'armée en photo (c'est interdit) et la police donc je n'ai jamais eu à faire a eux !

Les autres histoires sont 100 % vraies et vécues !

Il n'y a donc pas de gagnant, dommage... Je garde la récompense pour la prochaine fois ;-)

jeudi 11 octobre 2007

Vacances, jeux... Et chocolat !




Finies les dures journées sans rien avaler, fini le tambour qui résonne dans la nuit : le ramazan se termine ce soir. Que la fête commence ! En Turquie, cette période s'appelle Şeker Bayram (fêtes du sucre), c’est aussi important qu’un noël en France. On visite la famille, on passe son temps à table, on offre de l’argent et des cadeaux aux enfants, des chocolats aux petits et grands. Les rues d’Istanbul sont désertées, la plupart des boutiques sont fermées. Dès cet après-midi, une grande majorité des turcs seront en vacances jusqu’à lundi.



Pas de billet demain, mais j’ai preparé un petit jeu pour vous faire patienter jusqu’à la semaine prochaine.
Ci-dessous, vous trouverez 10 histoires, 8 sont vraies, 2 sont fausses... A vous de deviner où est la fourberie !
Je vous laisse en souhaitant à mes amis et aux lecteurs turcs İyi Bayramlar. Passez des très belles fêtes et savourez tous ces moments de bonheur en famille !

Jeu du vrai / faux

1. Alors que je n’avais pas encore mon permis de travail, un week-end je me suis rendue un samedi à Alexandroupolis en Grèce, près de la frontière turque afin de renouveler mon visa touristique. J’avais un billet A-R et je devais revenir le lendemain. Une semaine chargée m'attendait. Sauf que sur place, on m’annonce que je n’ai pas de bus retour avant le mercredi. J’ai dû manquer 3 jours de travail. J’aurais mieux fait d’aller en France...

2. Il y a deux ans, un ami turc m’a offert une consultation avec un astrologue très connu qui compte parmi ses clients Madonna et Tom Cruise. Il s’est penché dans mes vies antérieures et m’a dit que je n’étais pas venue à Istanbul par hasard... Selon lui, cette ville m’a attirée pour son côté historique et mystique car dans une autre vie j’étais un célèbre Empereur.

3. Je déteste les baklavas. Rien que de les voir dans les vitrines des pâtisseries me donne la nausée.

4. Je faisais de la gym avec la copine de Mustafa Sandal (pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un grand chanteur turc). Un soir il est venu au club et un ami en commun me l’a présenté. En entendant mon prénom, Mustafa m’a dit bonjour comment ça va en Français et il m’a serré la main.

5. Un jour, j’ai voulu photographier un panneau posé sur l’enceinte d'une caserne militaire car il y avait de belles fautes d’ortographe dans la traduction française. Les militaires m’ont repérée et m’ont interrogée pendant plus d’une heure. J’ai vraiment eu peur ce jour là. Depuis, je ne prends plus aucune photo de l'armée... Et ni de la police d'ailleurs !

6. J’ai rencontré Frédéric (mon chéri) grâce à mon blog. Tous deux français, établis à Istanbul. Il est tombé sur mon site par hasard et m’a contactée pour étoffer son réseau. Inutile de vous raconter la suite…

7. Il y a deux ans, j'ai passé un casting pour une marque (turque) de chaussures et vêtements. Un des directeurs artistiques a repéré ma photo sur le site web du club de sport où je donnais des cours de boxe le soir. J'aurais pu être placardée partout en Turquie et passer dans un spot TV... Mais j'ai été recalée !

8. En 2000, j’étais animatrice dans un hôtel dans le sud de la Turquie. Nous avons signé des tas de papiers en turc soit disant pour notre permis de travail. Un jour, le responsable de l’hôtel se pointe affolé et nous demande d’enlever nos uniformes. La police était dans l’hôtel et contrôlait les papiers des travailleurs. Pendant 5 mois, nous avons travaillé sans badge, sans uniforme et nous avons côtoyé souvent deux policiers turcs qui venaient nous observer pendant nos spectacles. Nous avons entendu parler des étrangers qu'on ramenait aux frontières, avec interdiction de remettre les pieds en Turquie. Pendant tout un été, nous avons vraiment flippé.

9. Je suis française mais pourtant je suis de nationalité espagnole (ou italienne ?) au bureau des taxes d’Istanbul… Je suis allée chercher mon numéro de taxe récemment et la dame de l’administration a noté sur ma carte “MARIA FRANCA SOPHIA” alors qu’elle avait mon passeport sous les yeux. (Pour l'info, Sophie c’est mon deuxième prénom).

10. Quand je rentre en France, je propose souvent mon aide aux douaniers à l'aéroport quand ils ont besoin d’une traductrice franco-turque, mais je finis toujours par le regretter. Je me retrouve en face d’inconnus qui débarquent en France et je dois leur demander en turc “vous avez de l’argent sur vous ?” “Combien?” “Montrez vos cartes de crédit” “Vous allez rester chez qui ?”
La gentillesse me perdra...

PS : Pour participer au jeux du vrai/faux, merci de ne me donner que les histoires que vous croyez fausses (les numéros) dans les commentaires. Bonne chance à vous tous, les réponses seront mises en ligne lundi !



Les photos de ce post proviennent de la boutique Koska, située sur Istiklal Caddesi à Beyoğlu.

mercredi 10 octobre 2007

Un dimanche parfait



Se promener le long du Bosphore, sur la côte asiatique. Respirer l'air à plein nez. Absorber les rayons du soleil. S’asseoir dans un café de kuzguncuk et déguster un çay. Commander un yaourt de Kalınca.



Flâner dans les rues du village. Parler avec les gens du coin. Une petite coupe de cheveux pour Monsieur, quelques clichés pour Madame. Caresser les chats et rire de leurs poses nonchalentes. Slalomer entre les pêcheurs. Savourer chaque seconde comme une gorgée de miel.

mardi 9 octobre 2007

Nuit blanche riche en couleurs



C’est un peu comme les feux d’artifice du 14 juillet : Il faut attendre que la nuit tombe pour que les festivités commencent. La première édition de la nuit blanche d'Istanbul a donc eu lieu ce week-end. Programme à la main, samedi soir, Frédéric et moi avons préféré délaisser le match de rugby pour se cultiver un peu. Notre premier arrêt fût le musée de la Banque Ottomane, situé sur Vayvoda Caddesi, dans l’enceinte de Garanti Bank.



Au sous-sol, des archives à consulter concernant l’histoire de la Banque Centrale Ottomane, de nombreuses photos datant fin 19éme siècle, des vieilles coupures de billet, des correspondances, des titres de propriétés. Au total plus de 3.500 documents à consulter, la plupart écrits en français. Un musée qui vaut vraiment le détour.



A l’étage il était possible de visionner des films, mais nous ne nous sommes pas attardés. Nous avons pris la direction de Tophane. Un quartier rempli de cafés où les jeunes et les moins jeunes fument le narghilé assis en plein air sur des énormes poufs. Les parties de Tavla se disputent dans une ambiance feutrée sous les lumières des gros paquebots amarrés à quelques mètres. Paquebots qui semblent d'ailleurs se fondre dans le paysage tant ils ressemblent à de gros buildings.



Le musée Istanbul Modern est attenant au passage américain. Il y a foule dans l’Antrepo n : 3 où se joue un concert payant. Nous nous sommes introduits dans le musée d'art moderne afin admirer les artistes turcs. Changement de décor. Les photos sont interdites, aussi je me montre discrète mais je ne peux pas m’empêcher d’immortaliser quelques scènes...



A l’étage du dessous se tient une exposition photos sur Istanbul, des clichés colorés, poétiques, rigolos. Ça vaut le déplacement, mais il faut faire vite, le gardien commence à nous demander de sortir, le musée va fermer. Il est déjà minuit. Que faire ensuite ? Il y a bien une ou deux galeries d’art qui restent ouvertes cette nuit mais pas dans le quartier où nous sommes. Nous marchons un peu dehors, l’air est doux, mais le sommeil se fait entendre.



Pris par la fatigue, nous décidons que la nuit blanche ne le sera finalement pas. Visiter les musées la nuit fut une chose très agréable, il n’y avait pas foule et ce que nous avons vu était vraiment intéressant. Selon les organisateurs, il était question de modernité, pourtant nous avons eu l'impression de replonger dans le passé.
La nuit aurait-elle bouleversé nos repères temporels ?


Cette photo est particulièrement comique. Aucun des préposés ne regarde dans la même direction.

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