Çok doydum
Par Marie-France, mardi 16 octobre 2007 à 10:27 :: Mes moments épicés :: #515 :: rss
Cette année, j’ai passé les bayram* seule, ça fait du bien parfois de se poser un peu quand la vie va trop vite. J’en ai profité pour rendre visite à quelques amis de mon âge qui vivent loin de leur famille. Aussi, rien de bien trépidant à vous raconter au sujet de ces 3 jours de pluie et de fêtes.
Cependant, je garde toujours en souvenir les premiers bayram que j’ai passé à Istanbul dans une famille turque. Je compare souvent ces fêtes à noël, car bien qu’elles soient de nature différente, l’esprit reste le même : Se retrouver en famille, manger de bonnes choses, rire, partager, gâter les enfants et s’entourer des gens qu’on aime.

Quelques plats typiques de la Mer Noire
Il y a 5 ans, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Bayram ne faisait pas parti de mon vocabulaire, j’avais beau savoir que c’était la fin du ramazan, les fêtes du sucre, je n’étais pas plus inspirée. Aussi, quand je me suis retrouvée au milieu d’une dizaine d’inconnus, dans un appartement où je n’avais jamais mis les pieds, je me suis vraiment demandée ce que je faisais là. On me présentait un tas de personnes et j’avais un peu de mal à m’y retrouver entre les abla, teyze, anne-anne, (soeur ainée, tante, grand-mère maternelle) : Un vrai melting-pot familial.
Après de vives embrassades, les enfants étaient couverts de cadeaux, nouveaux vêtements, argent liquide, jouets, ils avaient de quoi s’occuper jusqu’à la fin de la journée. Les grands, quant à eux, prenaient place autour d’une grande table décorée avec soin. Il y avait déjà de nombreux plats froids à base d’huile d’olive disposés devant nous et, alors que je me servais de feuilles de vigne farcies (mon pêché mignon), la maitresse de maison amenait des plats chauds. Soupe, agneau aux légumes, pilav, börek, ce n’est pas le choix qui manquait ni les bonnes odeurs d'ailleurs. Je tâchais de goûter à tout mais au bout du quatrième plat je n’avais déjà plus faim.

Plats traditionnels turcs
J’essayais d’imaginer le temps que notre hôte avait gaspillé dans la cuisine pour préparer tout cela.
Après quelques heures passées à table, nous avons pris place dans le salon. A savoir qu’en Turquie, il y a toujours de la place pour 15 dans les salons, grands canapés, petites tables basses, toute la famille est réunie. Avec le thé ou quelques tasses de café turc, arrivèrent les patisseries gorgés de sucre, de miel, difficile de trouver de la place dans nos estomacs encombrés. Les boites de chocolats et de baklava que les invités avaient amenées circulèrent aussi.
Vers 16h, la famille avec laquelle j'étais dit au revoir à tout le monde. Le ventre plein, je n'avais qu'une envie, m'allonger sur un lit et me reposer. Mais inutile de rêver, les fêtes n'étaient pas encore finies. A présent direction... La famille, encore. Des cousins éloignés. Leur appartement etait rempli de monde, certains partirent en nous voyant entrer. On avait l'impression de se passer le relais. A peine installés dans le salon que d’autres sonnèrent. Les voisins apportaient des choses à manger. Les iyi bayramlar (joyeuses fêtes) pleuvaient dans le salon. On avait beau dire çok doydum ben (je n'ai vraiment plus faim), des börek, du thé, des desserts nous étaient servis. J’essayais de refuser en montrant mon ventre plein à craquer mais la maitresse de maison insistait. C’etait apparemment mal poli de refuser. Aussi je m’excécutais mais je pouvais à peine engloutir deux bouchées de mon assiette.
Au bout d'une heure, les au revoir furent tellement chaleureux que j’avais l’impression de faire partie de la famille. Allions nous enfin rentrer ? Non, nous devions ensuite visiter des oncles. Là encore, même scénario, accolades, embrassades, gens qui arrivaient, gens qui partaient, une quinzaine de personnes dans l'appartement, verres de thé, çok doydum, assiettes garnies.
Au total en 8 heures, nous avons rendu visite ce jour là à 5 familles, bu le triple de verres de thé, et mangé le quadruple de gâteaux. C'est simple, j’avais accumulé des calories pour les trois mois à venir !
Les enfants avaient reçu des cadeaux par millier, les adultes étaient gavés comme des oies. Quand je pense que j’ai 5 tantes, 7 oncles, 2 frères et 9 cousins et cousines, j’ose à peine imaginer ce que serait Bayram si ma famille était turque…
* Bayram : Fêtes religieuses, jours fériés
Cependant, je garde toujours en souvenir les premiers bayram que j’ai passé à Istanbul dans une famille turque. Je compare souvent ces fêtes à noël, car bien qu’elles soient de nature différente, l’esprit reste le même : Se retrouver en famille, manger de bonnes choses, rire, partager, gâter les enfants et s’entourer des gens qu’on aime.
Quelques plats typiques de la Mer Noire
Il y a 5 ans, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Bayram ne faisait pas parti de mon vocabulaire, j’avais beau savoir que c’était la fin du ramazan, les fêtes du sucre, je n’étais pas plus inspirée. Aussi, quand je me suis retrouvée au milieu d’une dizaine d’inconnus, dans un appartement où je n’avais jamais mis les pieds, je me suis vraiment demandée ce que je faisais là. On me présentait un tas de personnes et j’avais un peu de mal à m’y retrouver entre les abla, teyze, anne-anne, (soeur ainée, tante, grand-mère maternelle) : Un vrai melting-pot familial.
Après de vives embrassades, les enfants étaient couverts de cadeaux, nouveaux vêtements, argent liquide, jouets, ils avaient de quoi s’occuper jusqu’à la fin de la journée. Les grands, quant à eux, prenaient place autour d’une grande table décorée avec soin. Il y avait déjà de nombreux plats froids à base d’huile d’olive disposés devant nous et, alors que je me servais de feuilles de vigne farcies (mon pêché mignon), la maitresse de maison amenait des plats chauds. Soupe, agneau aux légumes, pilav, börek, ce n’est pas le choix qui manquait ni les bonnes odeurs d'ailleurs. Je tâchais de goûter à tout mais au bout du quatrième plat je n’avais déjà plus faim.
Plats traditionnels turcs
J’essayais d’imaginer le temps que notre hôte avait gaspillé dans la cuisine pour préparer tout cela.
Après quelques heures passées à table, nous avons pris place dans le salon. A savoir qu’en Turquie, il y a toujours de la place pour 15 dans les salons, grands canapés, petites tables basses, toute la famille est réunie. Avec le thé ou quelques tasses de café turc, arrivèrent les patisseries gorgés de sucre, de miel, difficile de trouver de la place dans nos estomacs encombrés. Les boites de chocolats et de baklava que les invités avaient amenées circulèrent aussi.
Vers 16h, la famille avec laquelle j'étais dit au revoir à tout le monde. Le ventre plein, je n'avais qu'une envie, m'allonger sur un lit et me reposer. Mais inutile de rêver, les fêtes n'étaient pas encore finies. A présent direction... La famille, encore. Des cousins éloignés. Leur appartement etait rempli de monde, certains partirent en nous voyant entrer. On avait l'impression de se passer le relais. A peine installés dans le salon que d’autres sonnèrent. Les voisins apportaient des choses à manger. Les iyi bayramlar (joyeuses fêtes) pleuvaient dans le salon. On avait beau dire çok doydum ben (je n'ai vraiment plus faim), des börek, du thé, des desserts nous étaient servis. J’essayais de refuser en montrant mon ventre plein à craquer mais la maitresse de maison insistait. C’etait apparemment mal poli de refuser. Aussi je m’excécutais mais je pouvais à peine engloutir deux bouchées de mon assiette.
Au bout d'une heure, les au revoir furent tellement chaleureux que j’avais l’impression de faire partie de la famille. Allions nous enfin rentrer ? Non, nous devions ensuite visiter des oncles. Là encore, même scénario, accolades, embrassades, gens qui arrivaient, gens qui partaient, une quinzaine de personnes dans l'appartement, verres de thé, çok doydum, assiettes garnies.
Au total en 8 heures, nous avons rendu visite ce jour là à 5 familles, bu le triple de verres de thé, et mangé le quadruple de gâteaux. C'est simple, j’avais accumulé des calories pour les trois mois à venir !
Les enfants avaient reçu des cadeaux par millier, les adultes étaient gavés comme des oies. Quand je pense que j’ai 5 tantes, 7 oncles, 2 frères et 9 cousins et cousines, j’ose à peine imaginer ce que serait Bayram si ma famille était turque…
* Bayram : Fêtes religieuses, jours fériés
Commentaires
1. Le mardi 16 octobre 2007 à 10:43, par Mustafaaa
2. Le mardi 16 octobre 2007 à 11:25, par Yunus
3. Le mardi 16 octobre 2007 à 12:24, par Ozlem
4. Le mardi 16 octobre 2007 à 12:47, par nasah
5. Le mardi 16 octobre 2007 à 12:55, par Marie-France
6. Le mardi 16 octobre 2007 à 12:57, par Marie-France
7. Le mardi 16 octobre 2007 à 15:17, par Sylvie
8. Le mardi 16 octobre 2007 à 15:18, par Mustafaaa
9. Le mardi 16 octobre 2007 à 15:40, par Yunus
10. Le mardi 16 octobre 2007 à 17:12, par Mélanie
11. Le mardi 16 octobre 2007 à 17:34, par Ozlem
12. Le mardi 16 octobre 2007 à 19:45, par métissée
13. Le mardi 16 octobre 2007 à 21:47, par Özlem de Savoy
14. Le mardi 16 octobre 2007 à 22:15, par Vincent
15. Le mardi 16 octobre 2007 à 23:37, par Mustafaaa
16. Le mercredi 17 octobre 2007 à 13:25, par Marie-France
17. Le mercredi 17 octobre 2007 à 14:01, par métissée
18. Le mercredi 17 octobre 2007 à 15:36, par Yunus
19. Le jeudi 18 octobre 2007 à 11:32, par klhoe
20. Le jeudi 18 octobre 2007 à 13:42, par Marie-France
21. Le mardi 23 octobre 2007 à 00:51, par YILDIZ
22. Le jeudi 8 novembre 2007 à 02:59, par rasit
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