Quand le pont nous appartient
Par Marie-France, mercredi 31 octobre 2007 à 09:12 :: Mes moments sucrés :: #525 :: rss
Souvenez-vous, l’année dernière Fred et moi avions couru la Fun Race qui avait lieu en marge du marathon Eurasia. Il faisait beau mais bien froid ce jour là, aussi nous ne nous étions pratiquement pas arrêtés le long de la course, et n’avions pris que très peu de photos. Nous étions en première ligne au départ et nous avons manqué, à notre grand regret, un beau spectacle : Celui où les turcs s’approprient le pont du Bosphore.
Cette année, c’est donc armés de nos appareils photos et de la volonté de ne pas courir tout le long du circuit que nous avons pris le départ… dans les derniers d’ailleurs ! Après 10 minutes de jogging, une fois arrivés sur le pont, c’est un tumulte indescriptible. Il y a foule : Les uns pique-niquent, les autres prennent des photos.
Certains organisent des démonstrations d’arts martiaux, d’autres jouent de la musique. Suspendus au dessus des flots, le pont appartient aux coureurs et marcheurs une fois dans l’année. Pour pouvoir être de la partie, rien de plus simple, il suffit de se procurer gratuitement des dossards auprès de la municipalité d'Istanbul.
Le reste du temps, craignant des suicides, aucun passant ne peut emprunter ce pont. La police surveille constamment ce trait d’union entre l’Europe et l’Asie. Aussi, il ne faut pas hésiter à saisir cette opportunité quand elle s'offre à nous.
Il est 10h30 du matin et on est bien loin de l’ambiance du groupe des marathoniens que nous avons vus passer le matin même à l’angle de notre rue. Ceux-là sont des vrais sportifs. Nous autres sommes plutôt des explorateurs : A quoi ressemble Istanbul vue d'en haut ? Quel effet ça fait de traverser ce pont à pied ? Combien de temps faut-il pour se rendre d’un continent à l’autre ?
Une bonne ambiance régnait au milieu des drapeaux qui flottaient ça et là, fête nationale oblige. Après avoir traversé le pont, les avenues sont tellement silencieuses. Plus une voiture ne circule en effet de Mecidiyeköy à Taksim.
On dépasse des étudiants, des lycéens, des sportifs, des familles, certains marchent ou courent même en sens inverse. Peu importe, l’atmosphère est bon enfant. Chacun est libre de faire ce qu'il lui plait !
Ce qui est palpitant d'ailleurs en ce qui concerne le reste de la course, c’est d’observer les milliers de gens qui nous entourent. Nous parcourons les 12.5 km en marchant, en courant, en stoppant pour prendre quelques clichés. C'est un véritable folklore qui s'exhibe autour de nous. J’ai d'ailleurs du mal à trouver les mots pour qualifier cette course un peu spéciale.
Cette journée reste en tout cas un de mes meilleurs souvenirs d'Istanbul.
Un moment qu'il faut vivre au moins une fois dans sa vie, tout simplement.
Commentaires
1. Le mercredi 31 octobre 2007 à 09:30, par Ozlem
2. Le mercredi 31 octobre 2007 à 14:46, par Mustafaaa
3. Le jeudi 1 novembre 2007 à 00:58, par bonjour de france
4. Le jeudi 1 novembre 2007 à 20:45, par nat
5. Le jeudi 24 janvier 2008 à 17:42, par hakan
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