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Du miel aux épices d'Istanbul...

lundi 8 octobre 2007

Karşıya*


Photo prise à Üsküdar, rive asiatique.
En face le quartier d'Ortaköy

Karşıya* : De l'autre côté

vendredi 5 octobre 2007

Nuit blanche à Istanbul*

Dormir 7 heures de suite à Istanbul tient déjà du miracle. Entre les enfants qui jouent tard au foot dans la rue malgré l’école le lendemain, le tambour qui résonne vers 4 heures du matin à cause du ramazan, les coups de klaxon dans les rues, les sirènes des ambulances… Le bruit est omniprésent.



Alors tant qu’à faire, pour quoi ne pas passer une nuit blanche ?
Après Paris, Rome, et plusieurs villes internationales, c’est au tour d’Istanbul de célèbrer sa première nuit blanche. Dans la nuit du 6 au 7 octobre, de nombreux musées seront ouverts jusque tard dans la nuit afin d’accueillir tous les insomniaques istanbuliotes. Istanbul Modern sera ouvert jusqu’à minuit tout comme le musée d’Osmanlı Bankası. Le musée Sakıp Sabancı fermera, quant à lui, à 1h du matin. De nombreuses galeries d’Art participeront à cet événement qui aura lieu dans le cadre de la 10e biennale Internationale d'Art Contemporain d’Istanbul.



Musées et concerts gratuits, projections de film, et j'en passe : L'opacité promet d’être riche et fascinante.
A noter que la nuit blanche d’Istanbul sera organisée autour de deux plasticiens, Alexandre Perigot (Antrepo n : 3) et Bertrand Ivanoff (Tophane). Pour une fois la nuit ne portera pas conseil, mais plutôt un regard nouveau sur le monde urbain qui nous entoure...

* Uykusuz Gece (cliquez pour avoir le programme)
Dans la nuit du 6 au 7 octobre à Istanbul

Les photos de ce billet m'ont été envoyées par un ami turc... Impossible de connaître l'auteur. Si ce dernier navigue un jour sur mon blog, qu'il se manifeste !

jeudi 4 octobre 2007

Ma première fois

J’ai écrit cette histoire (vraie) il y a quelque temps de cela en espérant pouvoir un jour la publier avec d’autres dans un recueil de nouvelles. Faute de temps, mon projet d’écriture est remis à plus tard, mais je ne désespère pas un jour pouvoir publier un livre dont je connais déjà le titre ;-)

Une première fois, ça ne s’oublie pas. Quelle soit bonne ou mauvaise, elle reste là, collée à notre mémoire comme un chewing gum resterait accroché à une semelle de chaussure. On doit vivre avec, un point c’est tout. Ça fait parti de notre vie, de nos souvenirs, de nous.

Ma première fois, je ne suis pas prête de l’oublier. Maintenant j’en rigole de bon coeur, mais à l’époque j’étais peu fière de cette nouvelle expérience qui s’est avérée un véritable désastre. Je vais vous la raconter dans les plus amples détails en tâchant de ne rien oublier...



C’était un samedi matin, je devais me rendre chez un ami. Je descends ma rue et je vais me poser sous l’abri de bus situé à quelques mètres de chez moi. Autour de moi pas un chat, en face de moi les pêcheurs qui semblent souffrir du froid. Je plonge la main dans mon sac afin d’y trouver mon ticket de bus, préalablement offert par une de mes amies qui en avait tout un stock dans son portefeuille.

Mon bus arrive, je me lève et je fais signe de la main au chauffeur. Ce dernier ralentit puis ouvre les portes de son immense véhicule. Je monte à bord, armée de mon ticket et tente de trouver une barre à laquelle m’accrocher car le capitaine du bus démarre en trombe. Avant d’aller prendre place dans le bus à moitié vide, je dois bien entendu oblitérer mon ticket. Mon amie m’avait dit auparavant qu’il y a avait des machines automatiques prévues à cet effet et situées à côté du chauffeur du bus. Je n’ai pas de mal à apercevoir la poinçonneuse des temps modernes, habillée d’orange criard.
Je mets tant bien que mal mon ticket dans la petite fente située en haut de la machine, puis j’attends la tête bien en dessus du dispositif pour ne pas louper mon ticket quand celui-ci va remonter tamponné.



10 secondes passent, puis 30, puis 40...
Qu’est-ce que c’est long ! En France les machines sont plus rapides, on met le ticket et hop, un petit bruit et celui-ci remonte aussitôt. Heureusement qu’il n’y a personne d’autre qui est monté derrière moi dans le bus ce jour là.
1 minute, 1 minute 10, 1 minute 20, 1 minute 30.
Je reste concentrée à zieuter la machine. Non mais qu’est-ce qui lui arrive à mon ticket ? La machine est en train de faire de l’origami avec ou quoi ? La tête penchée au dessus de la boîte orange, je commence sérieusement à m’inquiéter. Est-ce que j’ai bien mis mon ticket dans la fente ? Peut-être qu’il est tombé derrière la machine ?
2 minutes, 2 minutes 10, 2 minutes 20. J'attends, toujours rien.
Je reste toujours les yeux rivés sur la machine, au cas où le ticket soit d’un seul coup propulsé en l’air comme une tranche de brioche expulsée du grille-pain. Pendant ce temps, le chauffeur me regarde avec un air suspicieux et dubitatif à la fois et finit par me demander :
- "Ne bekliyorsunuz ?” "Qu’est-ce que vous attendez ?”
- "Ben euh....”
Ni une ni deux, l’information arrive jusqu’à mes neurones et je comprends enfin, mais un peu trop tard....
Quelle gourde ! Comment peut-on être aussi stupide ? Je baisse la tête et file jusqu’au fond du bus, le visage rouge comme une tomate. La honte. Une fois assise au fond du bus, je jette un coup d’oeil au chauffeur qui se bidonne derrière sa moustache.

Non Marie, en Turquie les tickets de bus oblitérés ne remontent pas, ils ne ressortent pas de la machine comme en France. Ils sont avalés, un point c’est tout. La machine les avale, les broie, mais elle ne les rend JAMAIS, le chauffeur du bus faisant office de contrôleur.

Voilà. Vous savez à présent tout de ma première fois dans les transports en commun en Turquie. Je vous avais prévenus, ce fût un véritable désastre. Je suis sûre que le chauffeur du bus en rigole encore...



Finalement vivre en Turquie (comme dans n'importe quel pays étranger d'ailleurs), c'est perdre tous ses repères et c'est naître à nouveau. Ce qu'on croyait acquis est à apprendre.
Toute une vie à réinventer...

mercredi 3 octobre 2007

Eminönü


Yeni Camii - Eminönü

lundi 1 octobre 2007

Aya Sofya Müzesi



Située sur les hauteurs de Trabzon, à 4 km du centre ville, cette ancienne basilique s’élève sur l’emplacement d’un temple païen. Il aura fallu 25 ans pour construire l’église Sainte-Sophie (aya sofia) au XIIIe siècle. Même si cet édifice a connu plusieurs influences architecturales, Aya Sofia constitue un bel exemple d’architecture byzantine, avec un plan en forme de cruciforme et son dôme central très haut.



A l’origine, Aya Sofia était une basilique à 3 nefs qui fût transformée en église byzantine puis en mosquée aux temps des Ottomans. Le clocher quant à lui a été construit plus tard, en 1427. L’église a été restaurée à deux reprises, en 1864 puis en 1958. Convertie en musée en 1964, on peut y admirer de très belles fresques ainsi qu’un charmant jardin qui surplombe la mer noire. L'église de la sagesse divine de Trabzon est en définitive un vrai havre de paix.

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