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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 30 novembre 2007

Rumeli Hisarı


Rumeli Hisarı, rive européenne,
Au pied du deuxième pont



Une musique à écouter les yeux fermés, elle me rappelle le spectacle de Sultans of the dance, que j'ai vu trois fois (dans le théâtre d'Ephèse, c'était merveilleux).

Et si vous aimez naviguer sur le net, on parle de moi dans le quotiden Today's Zaman. J’ai aussi posté une photo sur le blog your lovely places, vous pouvez à votre tour envoyer vos plus beaux clichés par mail au web master de ce site (lovelyplaces@hotmail.fr).
J’ai retravaillé dernièrement un des mes textes pour le site onehka. Le webmaster, Loic, cherche d'autres récits de voyage, à bon entendeur...
Et puis si vous avez encore soif de lecture, je publie tous les mois un article pour le journal Haberdar.

Bon week-end à tous,
Nous on va s’attaquer aux cadeaux de noël, ça tombe bien les soldes ont commencé ;-)

jeudi 29 novembre 2007

Home sweet home

Saviez-vous que plus de 70 % des constructions sont illégales à Istanbul ? Ce qui sous-entend : Pas de permis de construire, pas de titre de propriété. Quand on veut acheter un bien immobilier ici, autant le faire avec prudence, accompagné d'un bon avocat qui se chargera de vérifier si le tapu (titre de propriété) est en règle et si le propriétaire n'a pas de dettes. Il faut aussi vérifier que le bien n'appartient qu'à une seule personne, car parfois ils sont trois, l'un est parti en Grèce, l'autre au fin fond de la Turquie...



Il nous aura fallu 10 mois, 40 week-ends et pas moins de 50 heures pour (enfin) trouver l’appartement de nos rêves à Istanbul. Combien d’emlakcı (agents immobiliers) avons-nous rencontré ? Combien de lieux avons-nous visité ? Sur combien de pages web avons-nous navigué ? Tout ce que je sais, c’est que la quête fût longue… Et que plus je visitais des appartements, plus je me sentais déprimée et j’étais prête à abandonner notre longue quête.

Immeuble prêt à s’écrouler, pièces trop humides, appartement vide de charme, prix trop élevés parce qu’on aperçoit le Bosphore quand on se met debout sur la cuvette des WC (j’exagère à peine). Pourtant, nous voulions quelque chose de simple. Une vue dégagée, dans un quartier sympa, avec une grande cuisine (mon critère :), une terrasse (le critère de Fred), un endroit à rénover. Et puis voilà, quand on n'y croyait plus la chance nous a souri... Depuis hier soir, nous sommes propriétaires !



L'appartement se situe dans le quartier de Beyoğlu, on prévoit de s’y installer en février, avant cela nous allons effectuer quelques travaux, et prendre le temps d’avoir un joli cocon Istanbuliote ! Et puis un jour qui sait, après avoir réalisé une belle plus-value, peut-être serons nous propriètaires d'un beau yalı...

* Merci Papa, merci maman, merci Onur, merci François et Constance, merci Jacques, et merci à tous les autres qui nous ont aidés et donné de très bons conseils !

mercredi 28 novembre 2007

Comment la Turquie m'a transformée

Vivre à l’étranger implique certains changements dans nos habitudes. Les gens n’ont pas la même culture, ni la même religion, on ne trouve plus nos produits préférés dans les supermarchés. Bien sûr, on peut continuer à vivre comme on le faisait dans son propre pays, en gardant le même style de vie et le même esprit, en mangeant les mêmes aliments ou encore en ne fréquentant que des français ou des francophones. Mais dans ce cas là, quel est le réel intérêt de vivre à l’étranger ?

L’autre voie consiste à délaisser nos repères afin de renaître une deuxième fois. On essaie de vivre comme la majorité de la population. On regarde le monde qui nous entoure avec des yeux d’enfant, avec une curiosité énorme, avec l’envie de tout voir, de tout goûter, de tout essayer. Comme si on n’était là que pour un court séjour.



Plus facile à dire qu’à faire, car retrouver des concombres et des tomates à côté de son café le matin au lieu d'un pain au chocolat n’est pas au goût de tout le monde...
Ma façon de vivre, de consommer, de penser n’est plus la même depuis que je vis à Istanbul. Cinq années passées à l'étranger laissent forcément des empreintes, bonnes et mauvaises bien entendu, la preuve ci-dessous :
  • Je remarque que mon côté "trop rigide" s’est nettement adouci. Avant de venir en Turquie, j’avais l’esprit droit. Une loi est une loi, elle est faite pour être respectée. Il faut faire les choses légalement, etc. Mais à présent, je vois bien que tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Au début, je paniquais de ne pas avoir mes papiers de travail en règle à temps. Aujourd'hui, ça ne me dérange plus, quand je vois le nombre de personnes qui contourent les lois ici, je me dis que je serais bien bête de ne pas faire de même dans la mesure où ça n’affecte personne. Ce côté rigide se retrouvait aussi dans ma façon de voir l’avenir et d’établir des projets. Dans une semaine on fera ça, dans un mois ceci, samedi prochain on ira à tel endroit. Les plans à long, moyen ou court terme ne sont pas faits pour les turcs. Ok, ils ont toujours des tas d’idées et de bonnes intentions mais au bout du compte, il est rare qu’ils fassent ce qu’ils envisagaient. Les plans changent sans arrêt. Et si on annule ce qu'on avait prévu, cela ne m’affecte plus. Avant j’étais déçue, maintenant je profite plus du jour présent. Si les choses ne se font pas, il y a souvent une raison à cela et il existe toujours des alternatives de dernière minutes.
    J’ai tendance aussi à ne plus respecter les signalisations comme avant, ce qui n’est pas une bonne chose ! Je traverse alors que le feu est rouge, en dehors des passages cloutés (qui sont rares ici). L’année dernière, quand j’ai mis les pieds en Allemagne, j’ai tout de suite vu la différence. Même s’il est tard dans un quartier désert et que le feu est rouge, personne ne traverse, alors que moi... Je ne vous parle pas de mon expérience de piétonne à Monaco, je me suis faite réprimander par un policier car je marchais sur une plate-bande.




  • J'ai aussi changé ma façon de m’alimenter. La nourriture turque est très variée et vraiment délicieuse, mais différente de celle qu’on trouve en France. Pas de plat à base de crème fraîche ou de sauce, le riz est plus gras, les petits-déjeuners sont salés plutôt que sucrés, les viandes sont grillées et bien cuites. On ne trouve pas les mêmes produits sur les marchés. On mange plus de fruits secs et de graines. Avant de venir ici, je me souviens que je détestais les concombres. A présent, j’en mangerais toute la journée. En Turquie ils sont tout petits, plus croquants et au goût complétement différent.
    Quand je mange certains plats salés, je ne peux pas m’empêcher de demander du yaourt en accompagnement, alors qu’avant manger des pâtes avec du yaourt, beurk ! Quand à l’ayran (yaourt salé à boire), j’adore ça, et je dois avouer que tous les yaourts sucrés chimiques m’écoeurent...


  • J'ai retrouvé mon sens de la créativité. Les odeurs, les couleurs, l’énergie tourbillonnante qui se dégagent d’Istanbul ne peuvent pas vous laisser indifférents. Ici, j’ai repris mes crayons, acheté une machine à coudre, commencé à écrire. L’envie de créer me stimule chaque jour. Ça va bien finir par aboutir à quelque chose de concret tout ça...


  • Mon côté français, à se plaindre de tout, s’est nettement affaibli. Ici, on ne connait pas les 35h, ni les avantages de notre sécurité sociale. On ne touche pas de chômage, on vit souvent avec un petit salaire mais on garde le sourire. Aussi, on apprend à moins se regarder le nombril, à se contenter plus facilement de ce que l’on a et on arrête forcément de se plaindre à tout va.


Je crois qu'à présent je prends la vie plus sereinement, sans stress. Certains diront que c’est la maturité, moi je pense que c’est un mélange de cela et de la culture turque.
Vivre en Turquie est un rêve pour nombreux d’entre vous qui me lisez chaque jour. Au delà des recits positifs ou humoristiques que je vous livre, n’oubliez pas avant de partir de vous informer sur la condition de vie, le niveau des salaires, les conditions sociales, afin que votre expatriation soit bien vécue et sans surprise de ce côté là.

Pour finir, j’ai trouvé une citation de Georg Christoph Lichtenberg que j’aime beaucoup et sur laquelle je vous invite à méditer.... “Il m'est assurement impossible de dire que le changement signifie toujours une amélioration, mais ce que je puis dire, c'est que toute amélioration nécessite le changement.”

mardi 27 novembre 2007

Ferry Boat


Embarcadère de Beşiktaş

Et pour accompagner cette photo, une musique de Hayko CEPKIN. Si vous voulez frissonner de bon matin, je vous conseille d'aller faire un tour sur le site du chanteur....

lundi 26 novembre 2007

Résumé du week-end en images





Descente à la mer d'un pétrolier chimiquier de 15.000 Dwt, visite de la réplique de ce même navire en pleine mer, embarcadère de Beşiktaş, promenade nocturne sur le Bosphore.

vendredi 23 novembre 2007

Sucuk et sang chaud

Ce matin, alors que j’étais plongée dans la lecture de “Relax : Le pouvoir de l’humour pour vaincre le stress”, une grosse voix a brisé ma concentration et j'ai sursauté alors que j'étais assise au fond du bus. Un homme planté à quelques mètres de moi, debout dans l’autobus, a commencé à sermonner le chauffeur. Bien sûr, le bus était plein, alors cet homme a crié de plus belle afin de se faire entendre dans ce brouhaha.

Page 110 : “Apprenez à vous détendre, Laisser tomber certaines choses”.

- "Chauffeur, qu’est-ce que tu attends là ?! Mais démarre !! ”.
L’homme semblait déjà sorti de ses gongs, parce que le chauffeur attendait que tous les gens soient montés dans le bus pour redémarrer. Il n’allait quand même pas fermer ses portes brusquement en tranchant les gens comme des rondelles de sucuk (sorte de chorizo turc). Avec son pardessus en cuir et son mètre quatre vingt, il a fait don à tout le bus de sa voix colérique. Quel bonheur de bon matin de se faire crier dans les oreilles. J’adore ça, pas vous ?


Boutique de sucuk, miel et pastirma

Page 114 : “Si vous agissez comme un martyr, vous devez être honnête avec vous-même. Un martyr déprime tout un bureau, un groupe social ou une famille.”

Plus le bus attendait (que quelques minutes en fait), plus l’homme s’époumonait. Il s’est ensuite produit l’irrévocable, le chauffeur a répondu à cette boule de nerf ambulante. Erreur fatale, début des hostilités.
N’oublions pas qu’en Turquie plus qu’ailleurs, les hommes ont leur honneur et le sang chaud. Très chaud. Une voiture qui démarre trop tard au feu vert, un petit coup de frein malheureux, une attente un peu trop longue et c’est tout de suite la catastrophe. En un quart de tour, les hommes s’excitent, ils veulent prouver leur virilité et sauver leur fierté. Et hop, on s’arrête dans la rue, on sort de la voiture, les gros mots proliférent, les coups de poing volent dans les airs. La castagne trouve chaque jour de nouveaux adeptes en Turquie… Et pas seulement dans le clan des hommes, certaines femmes sont en effet pires que ces messieurs pour se crêper le chignon.

Page 54 : “La vie devient insupportablement stressante quand vous portez des jugements erronés sur le monde qui vous entoure.”

Mais revenons à notre martyr du matin. Il a continué son monologue, en traitant le chauffeur d’Aptal (nigaud) et d’autres petits noms d’oiseaux tout aussi charmants. Le chauffeur a répondu bien sûr de l’autre côté du bus, alors que le grand type musclé criait “Bakma, Bakma” (ne me regarde pas) ! Et ne pouvant plus retenir son acrimonie, il s’est avancé en direction du chauffeur, il voulait lui refaire le portrait sans aucun doute, mais heureusement que la foule l’a stoppé net dans son élan dévastateur. Puisqu’il ne s’arrêtait pas de réciter des injures, certaines personnes lui ont fait signe de la mettre en veilleuse et le monstre s’en est alors pris aux personnes qui l’entouraient. J’étais sur le point de crier “sus ya yeter” ("sousse" : tais toi, "yétér" : ça suffit) et de lui envoyer mon livre sur le stress en pleine figure mais je n'en fis rien.

Page 116 : Quand le pression est trop grande, respirer doucement, fermez les yeux et imaginez un ciel bleu.

Heureusement, pas de blessés dans l’autobus, l’homme est finalement descendu à son arrêt.

Des scènes comme ça, j’en ai vu plein depuis que je vis en Turquie. Les gens font sans arrêt des commentaires à voix haute. Un jour, c’est au sujet de l’augmentation des tickets de bus, un autre c’est parce que la voiture de devant a freiné brusquement. La colère monte vite, les turcs démarrent au quart de tour. Heureusement que dès qu’un incident arrive, les gens interviennent rapidement et séparent les énergumènes qui se matraquent aux yeux de tout le monde dans la rue.

Bref, gérer son stress n’est pas à la portée de tout le monde ici. Heureusement qu’en Turquie il n’y a pratiquement pas de grève, sinon je crois les hôpitaux connaîtraient un pic énorme de fréquentation !

jeudi 22 novembre 2007

Building



J'ai pris cette photo hier soir alors que j'étais au 23e étage d'un building du quartier de Levent. La grande tour située en premier plan sur cette image abrite des bureaux, elle fait partie du complexe de Kanyon (centre commercial + habitations). En blanc, les tours de Iş Bankası.

mercredi 21 novembre 2007

Lollipop


Sucettes artisanales
Quartier de Tophane

Et un peu de rap turc pour agrémenter cette semaine bien chargée, avec un morceau de Ceza. Qui parmi vous est capable de parler le turc aussi vite que ce rappeur ? Pas moi en tout cas !

mardi 20 novembre 2007

Délivrance



Ce roman met en scène trois personnages : Meryem, une jeune fille aux grands yeux verts qui doit être punie par sa famille parce qu’elle a été victime d’un viol. Djemal, son cousin, un jeune militaire qui a combattu contre le PKK et qui se retrouve prisonnier des coutumes familiales. Irfan, un professeur qui décide du jour au lendemain de quitter sa vie Istanbuliote bien riche et remplie, mais pourtant si vide...

Trois personnages qui voient du jour au lendemain leurs vies basculer et qui vont connaître une sorte de délivrance à travers ce qu’ils vont vivre ensemble et séparés. Ce roman met en exergue ce qui caractèrise la Turquie d’aujourd’hui : Un pays pris au piège entre l’envie de modernité et les traditions ancestrales.
Dès les premières pages, on se laisse vite entrainer dans cette longue et belle histoire de destins croisés. L’auteur y aborde de nombreux thèmes divers et variés : Les crimes d’honneur, les doutes qu’on peut vivre tout au long de sa vie, les croyances populaires campagnardes, la vie des riches, le port du voile.
J’ai beaucoup aimé l’histoire ainsi que la plume de Zülfü LIVANELI. Je ne peux que vous recommander de vous procurer ce livre... Avant qu’il ne soit en rupture de stock !

Ce roman a été adapté à l’écran (le film s’appelle Mutluluk, et a reçu de nombreux prix). Le livre s’est vendu à plus de 150.000 exemplaires en Turquie.

Encore merci à Jocelyne et Philippe pour le cadeau ;-)

lundi 19 novembre 2007

Toujours plus loin, toujours plus haut



Hier en faisant quelques courses du côté de Bayrampaşa, nous avons eu la surprise de constater qu’un nouveau centre commercial était en train d’être construit.
Les affiches prétendent qu’il sera le plus grand d’Istanbul et même d’Europe. J’ai l’impression qu’on ne bâtit que ça en Turquie actuellement : Des logements dans des tours et des immenses centres commerciaux. Consommer toujours plus, construire toujours plus grand.
Mais dans quel monde vivons-nous ?



vendredi 16 novembre 2007

Mi-ange, mi-démon



Photo prise à Nevizade dans le quartier de Beyoğlu.
L'image est floue, certes, mais j'aime quand même... Ce visage, ces moustaches, ces lumières. On ressent toute l'ambiguité de la nuit et le regard profond du personnage.

jeudi 15 novembre 2007

Quand l'art rejoint la spiritualité



Nombreux sont ceux qui se demandent que ramener de Turquie en dehors des tapis, des loukoums et des nazar boncuk. Parfois les cadeaux qui accompagnent le chemin du retour manquent d’originalité ou sont trop encombrants. Pas facile de satisfaire tous les goûts ou de trouver l’objet rare à Istanbul.



En découvrant ces petites satuettes réalisées en argent massif (925 carats) dans un atelier situé à Tünel, je me suis dit que j’avais enfin trouvé un artisan turc qui faisait preuve d’originalité tout en gardant une part de ses racines. Ces statuettes rendent hommage à Mevlana, n’oubliez pas que cette année nous célébrons le 800éme anniversaire de la naissance de celui qui a profondément influencé le soufisme.



Tantôt objets purement décoratifs, tantôt objets usuels (bonbonnière, cendrier), ces derviches tourneurs sont montés sur du marbre uni et sans nervure (assez rare). Une ébauche est d’abord réalisée en cire afin d’en faire un moule pour des éditions limitées. Il y a au total 18 modèles différents, chaque pièce est réalisée à la main et signée par l’artiste (sous chaque statuette une plaque précise la date, les carats et le nom de l’artiste).



Un cadeau artisanal précieux qui ravira tous les amoureux de la Turquie ou tous ceux qui ont des souvenirs à ramener de l'ancien empire ottoman. Attention, ses statuettes ne se vendent pas dans les commerces, si vous souhaitez en commander, vous pouvez me contacter directement ou visiter le site web (www.turkishculturalgifts.com).



A noter que chaque pièce est emballée délicatement dans une jolie boîte... Ça tombe bien puisque noël arrive à grands pas ;-)

mercredi 14 novembre 2007

Pembe şemsiye*


Pluie sur Taksim... Et sur Istanbul depuis plusieurs jours.



* Pembe şemsiye : Le parapluie rose

mardi 13 novembre 2007

Que Mr. ATATÜRK nous pardonne…

Ce samedi 10 novembre, à 9h05 précises, les sirènes ont résonné dans les villes turques. Les passants se sont arrêtés de marcher, tout comme les voitures de rouler. La Turquie commémorait la mort de Mustafa Kemal ATATÜRK. A Ankara, des milliers de personnes se sont rassemblées autour du mausolée du fondateur de la Turquie moderne. Une journée de recueillement national, quoique...



Hasard du calendrier, le 10 novembre fût aussi le jour de l’enterrement de vie de jeune fille d’Aksu, une amie qui se marie dans moins d’une semaine. Samedi soir, nous étions ainsi plus d’une dizaine à nous retrouver pour une soirée bien frivole entre filles. Soirée qui n'aurait sûrement pas été possible si Mr. ATATÜRK n'avait pas existé.


Aksu, la future mariée

Connaissez-vous beaucoup de pays musulmans où les femmes ont autant de libertés qu'en Turquie ? Voilà d'ailleurs ce qu'ATATÜRK a prononcé peu après qu'il ait accédé au pouvoir : "Une société se compose de femmes et d’hommes. Est-il alors possible qu’une partie de cette société évolue, que l’autre soit négligée, et que l’ensemble progresse?” Et c'est ainsi qu'en 1926 en Turquie, les femmes ont acquis des droits identiques à ceux des hommes.



Mais revenons à nos moutons ! Samedi soir, il y avait de quoi manger et de quoi boire, étant donné que chaque fille avait apporté une de ses spécialités culinaires. Inutile de vous dire que ce fût une soirée interdite aux hommes où nous avons beaucoup ri, surtout en faisant quelques dedikodu croustillants. Pour le dessert, Başak avait choisi un gâteau très original comme on en trouve dans les bonnes pâtisseries d’Istanbul. Nous avions prévu quelques cadeaux rigolos pour Aksu, la future mariée.


A gauche mon amie Başak

La Kina Gecesi (nuit de l’henné) devrait se dérouler cette semaine, tout dépendra du planning de la future mariée. Vivement le mariage qui se déroulera sur deux jours et dans deux villes différentes... Avec cette fois-ci, la présence des hommes bien sûr ;-)

lundi 12 novembre 2007

Vendeurs de Simit


Beyoğlu - İstiklal Caddesi

Et pour bien commencer la journée, rien ne vaut une belle musique entraînante. Celle que je vous propose est interprétée par DJ Shantel, un DJ allemand, très en vogue en ce moment, qui mixe des sons venus de l'Est et de l'Orient. Le clip de "Disko Partizani" a été tourné à Istanbul, vous pouvez le visionner en cliquant .

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