Force de vente
Par Marie-France, vendredi 9 novembre 2007 à 09:32 :: Mes moments épicés :: #532 :: rss
Ma famille est dans la vente depuis plusieurs générations. Aussi, depuis que je suis petite, j'ai baignée dans cette atmosphère de soldes, d'ouverture-fermeture des magasins, accueil des clients, prospection, etc.
Moi qui pensais connaître toutes les combines pour faire vendre, je me suis rendue compte - une fois débarquée en Turquie - que j’avais encore beaucoup de choses à apprendre !
Tous ceux qui ont mis les pieds dans une boutique à Istanbul, en dehors du Grand Bazar, savent de quoi je parle. Il existe ici une force de vente interne aux méthodes particulières... Après avoir passé le seuil de la porte et reçu les traditionnels mots de bienvenu, un vendeur (ou une vendeuse) vient se coller à vous comme une sangsue.

Cette personne vous suit partout dans le magasin sans rien dire. Elle vous observe tout simplement et reste là au cas ou vous auriez besoin d’elle. Quand vous avez les bras chargés, elle vous débarrasse gentiment. Quand vous ne faites que regarder les vêtements ou les objets qui se présentent à vous, la vendeuse ou le vendeur remplace votre ombre, en s’immobilisant à vos côtés. Parfois, je lève la tête, fixe ce véritable crampon et rigole mais rien n’y fait, elle reste là à vous regarder en machant son chewing-gum.
De temps en temps, alors que vous avez terminé d’éplucher les présentoirs et que vous voulez vous déplacer dans le magasin, la vendeuse vous toise sans tanguer. Du coup, elle se retrouve nez à nez avec vous et vous bouche carrément le passage. Un mur s'est bâti devant vous, elle ne bougera pas d'un pouce. Mademoiselle, vous n'êtes pas invible vous savez..., Hum, en turc ça se dit comment ça déjà ?! J’essaie parfois de les semer dans la boutique en marchant à travers les rayons à folle allure. Elles doivent me prendre pour une névrosée.
Le pire, c’est quand ils sont deux inoccupés dans le magasin. Ils vous encadrent et vous vous sentez pris au piège comme avant un placage sur un terrain de rugby. La plupart du temps, quand une vendeuse me colle de trop près, je sors de la boutique. J'ai tout essayé pour m'en débarrasser, rien ne marche !
Si encore elle vous disait “bonjour Mademoiselle, si vous cherchez quelque chose, je reste à votre disposition”. Mais les vendeurs ou vendeuses ne vous posent aucune question. Ils deviennent de vraies statues et vous talonnent comme un chien fidèle, en se positionnant à moins d'un mètre de vous.
Pour faire du shopping tranquille en Turquie, contrairement à la France, il vaut donc mieux fréquenter les boutiques à des heures d’affluence quand tous les vendeurs sont occupés dans le magasin. Sinon, vous risquez d'être un peu surpris par cette technique particulière et un peu emcombrante qui vous empêche de faire du shopping tranquille. L'hospitalité a tout de même quelques limites...
Cette personne vous suit partout dans le magasin sans rien dire. Elle vous observe tout simplement et reste là au cas ou vous auriez besoin d’elle. Quand vous avez les bras chargés, elle vous débarrasse gentiment. Quand vous ne faites que regarder les vêtements ou les objets qui se présentent à vous, la vendeuse ou le vendeur remplace votre ombre, en s’immobilisant à vos côtés. Parfois, je lève la tête, fixe ce véritable crampon et rigole mais rien n’y fait, elle reste là à vous regarder en machant son chewing-gum.
De temps en temps, alors que vous avez terminé d’éplucher les présentoirs et que vous voulez vous déplacer dans le magasin, la vendeuse vous toise sans tanguer. Du coup, elle se retrouve nez à nez avec vous et vous bouche carrément le passage. Un mur s'est bâti devant vous, elle ne bougera pas d'un pouce. Mademoiselle, vous n'êtes pas invible vous savez..., Hum, en turc ça se dit comment ça déjà ?! J’essaie parfois de les semer dans la boutique en marchant à travers les rayons à folle allure. Elles doivent me prendre pour une névrosée.
Le pire, c’est quand ils sont deux inoccupés dans le magasin. Ils vous encadrent et vous vous sentez pris au piège comme avant un placage sur un terrain de rugby. La plupart du temps, quand une vendeuse me colle de trop près, je sors de la boutique. J'ai tout essayé pour m'en débarrasser, rien ne marche !
Si encore elle vous disait “bonjour Mademoiselle, si vous cherchez quelque chose, je reste à votre disposition”. Mais les vendeurs ou vendeuses ne vous posent aucune question. Ils deviennent de vraies statues et vous talonnent comme un chien fidèle, en se positionnant à moins d'un mètre de vous.
Pour faire du shopping tranquille en Turquie, contrairement à la France, il vaut donc mieux fréquenter les boutiques à des heures d’affluence quand tous les vendeurs sont occupés dans le magasin. Sinon, vous risquez d'être un peu surpris par cette technique particulière et un peu emcombrante qui vous empêche de faire du shopping tranquille. L'hospitalité a tout de même quelques limites...
Commentaires
1. Le vendredi 9 novembre 2007 à 10:34, par LeyLa
2. Le vendredi 9 novembre 2007 à 10:38, par Yunus
3. Le vendredi 9 novembre 2007 à 10:49, par CAT
4. Le vendredi 9 novembre 2007 à 10:50, par klhoe
5. Le vendredi 9 novembre 2007 à 16:25, par Marie-France
6. Le vendredi 9 novembre 2007 à 18:33, par meh
7. Le vendredi 9 novembre 2007 à 18:44, par Vincent
8. Le samedi 10 novembre 2007 à 20:29, par Timuçin
9. Le dimanche 11 novembre 2007 à 23:23, par Christine
10. Le lundi 12 novembre 2007 à 10:26, par Yunus
11. Le lundi 12 novembre 2007 à 16:45, par Marie-France
12. Le lundi 12 novembre 2007 à 17:39, par Yunus
13. Le lundi 19 novembre 2007 à 12:25, par thomas
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