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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 9 novembre 2007

Force de vente

Ma famille est dans la vente depuis plusieurs générations. Aussi, depuis que je suis petite, j'ai baignée dans cette atmosphère de soldes, d'ouverture-fermeture des magasins, accueil des clients, prospection, etc. Moi qui pensais connaître toutes les combines pour faire vendre, je me suis rendue compte - une fois débarquée en Turquie - que j’avais encore beaucoup de choses à apprendre ! Tous ceux qui ont mis les pieds dans une boutique à Istanbul, en dehors du Grand Bazar, savent de quoi je parle. Il existe ici une force de vente interne aux méthodes particulières... Après avoir passé le seuil de la porte et reçu les traditionnels mots de bienvenu, un vendeur (ou une vendeuse) vient se coller à vous comme une sangsue.



Cette personne vous suit partout dans le magasin sans rien dire. Elle vous observe tout simplement et reste là au cas ou vous auriez besoin d’elle. Quand vous avez les bras chargés, elle vous débarrasse gentiment. Quand vous ne faites que regarder les vêtements ou les objets qui se présentent à vous, la vendeuse ou le vendeur remplace votre ombre, en s’immobilisant à vos côtés. Parfois, je lève la tête, fixe ce véritable crampon et rigole mais rien n’y fait, elle reste là à vous regarder en machant son chewing-gum.

De temps en temps, alors que vous avez terminé d’éplucher les présentoirs et que vous voulez vous déplacer dans le magasin, la vendeuse vous toise sans tanguer. Du coup, elle se retrouve nez à nez avec vous et vous bouche carrément le passage. Un mur s'est bâti devant vous, elle ne bougera pas d'un pouce. Mademoiselle, vous n'êtes pas invible vous savez..., Hum, en turc ça se dit comment ça déjà ?! J’essaie parfois de les semer dans la boutique en marchant à travers les rayons à folle allure. Elles doivent me prendre pour une névrosée.
Le pire, c’est quand ils sont deux inoccupés dans le magasin. Ils vous encadrent et vous vous sentez pris au piège comme avant un placage sur un terrain de rugby. La plupart du temps, quand une vendeuse me colle de trop près, je sors de la boutique. J'ai tout essayé pour m'en débarrasser, rien ne marche !
Si encore elle vous disait “bonjour Mademoiselle, si vous cherchez quelque chose, je reste à votre disposition”. Mais les vendeurs ou vendeuses ne vous posent aucune question. Ils deviennent de vraies statues et vous talonnent comme un chien fidèle, en se positionnant à moins d'un mètre de vous.

Pour faire du shopping tranquille en Turquie, contrairement à la France, il vaut donc mieux fréquenter les boutiques à des heures d’affluence quand tous les vendeurs sont occupés dans le magasin. Sinon, vous risquez d'être un peu surpris par cette technique particulière et un peu emcombrante qui vous empêche de faire du shopping tranquille. L'hospitalité a tout de même quelques limites...

jeudi 8 novembre 2007

Yeni Camii



Yeni Camii durant le ramazan,
En premier plan, vendeur de chaussures d'Eminönü

Et pour accompagner cette photo, j'ai trouvé un son particulier qui vous rappellera Istanbul, même si cet Ezan a été enregistré à la Mecque. Symbole sonore de l'Islam, cet appel à la prière a lieu cinq fois par jour dans les pays musulmans.

mercredi 7 novembre 2007

Feriye Lokantası

Quoi de plus romantique que de dîner au bord du Bosphore ?
Les flots scintillent dans la nuit, les pétroliers croisent les chalutiers sans faire de bruit, le pont est éclairé comme une oeuvre d’art.



Si je devais vous citer des adresses romantiques où inviter votre dame ou votre roi de coeur à Istanbul - que ce soit des restaurants chics ou à la portée de chaque porte-monnaie - ma liste serait longue.
Le plus simple est de vous parler du dernier restaurant où Frédéric m'a emmenée dans le quartier d’Ortaköy. Le vue sur le pont du Bosphore et sur la fameuse mosquée du quartier y est splendide. Les plats turcs y sont raffinés. Le service est impeccable. Le seul point negatif est que vous aurez du mal à vous concentrer sur la conversation tant la vue est belle !



Ce célèbre restaurant est abrité dans un bâtiment qui date du 19éme siècle. Il a été construit à proximité du Palais de Dolmabahçe et du Palace de Çırağan lorsque les derniers sultans ont déménagé dans ce secteur.
Comptez 15 à 25 YTL pour les entrées, 24 à 60 YTL pour les plats principaux et 10 YTL pour les desserts.

Feriye Lokantası
Çırağan Cad. No: 40 Ortaköy
Tel : 0212 227 22 16 / 17

mardi 6 novembre 2007

Où faire du roller à Istanbul ?

Vous aimez tout ce qui roule et qui est dépourvu de moteur ? On ne peut pas dire que vous êtes gâtés à Istanbul...


Bostancı, en bord de mer

Pour commencer, n’oubliez pas que la ville est construite sur 7 collines (donc montées et descentes en pagaille). En ce qui concerne les rollers et les patins à roulettes, je me rappelle d’un article publié il y a quelques mois dans le journal Hürriyet. Il était question des 10 endroits où l’on pouvait faire du roller ici. La plupart des lieux cités étaient des petits squares. Aussi, mis à part tourner 50 fois autour de deux ou trois arbres, je ne comprends toujours pas pourquoi les journalistes ont référencé ces endroits….

A ma connaissance, il n’existe pas beaucoup de lieux pour pratiquer ce sport de glisse à Istanbul. J'en compte deux :
  • La place de Beşiktaş, à côté du musée de la mer. C’est plutôt pour ceux qui veulent faire du street hockey ou de belles figures artistiques, la place étant large et permettant une bonne glisse.
  • Mais si vous souhaitez plutôt vous balader seul ou en famille, rendez-vous à Bostancı, au bord de la mer sur la rive asiatique. Là-bas, des pistes ont été aménagées pour les coureurs, les cyclistes ou pour les rollers. Ce n’est pas très long mais ça vous permettra de rouler une ou deux heures en contemplant au loin les îles aux princes.
Côté européen, même si le bord de mer a été aménagé d’Ortaköy à Tarabya, ce n’est pas l’idéal pour les roulettes. En plus des passages étroits, les pêcheurs occupent tout l’espace. Vous risquez donc de rouler droit dans le Bosphore !


Quartier de Beşiktaş

Bref, il vaut mieux pratiquer d’autres activités que le roller si vous souhaitez une pratique sportive régulière… Et surtout sans danger !

lundi 5 novembre 2007

Pazar günü*



Photo prise ce week-end dans un café près de l'embarcadère de Beşiktaş.

*Pazar günü = Dimanche


vendredi 2 novembre 2007

Day without a car



Lundi dernier, nous avons été conviés à participer à la 1ére édition de la journée sans voiture (Day without a car) organisée par la Jeune Chambre Internationale du Bosphore (JCI) et par différents sponsors. L’événement devait avoir lieu le 28 octobre mais la préfecture a préféré delivrer les autorisations pour le lundi, c’est à dire le jour de la fête nationale.
Arrivés à Fenerbahçe, des vélos de location nous attendaient ainsi que quelques jeunes de notre âge et des membres de la fédération turque de vélo. L’un d’eux était âgé de 76 ans et a déjà parcouru tout le pays à vélo, je n'ai pas pu m'empêcher de le photographier alors qu'il racontait ses exploits à Onur et à Frédéric :



Nous étions une petite trentaine sur nos bicyclettes encadrés par une voiture de police, nous avions revêtus quelques tee-shirts blancs où figuraient les noms des sponsors. Nous sommes passés le long de Bostancı puis nous avons remonté Bağdat Caddesi afin de revenir sur notre point de départ. Pas facile de suivre la voiture de police qui grillait les feux rouges... Heureusement nous étions bien encadrés par quelques vtt qui surveillaient tous les véhicules environnants. Arborant quelques drapeaux turcs, les gens le long de la route ou assis aux terrasses des cafés nous ont applaudis pensant que nous défilions pour la République. Il faut dire que nous nous sommes faits remarquer, les vélos en Turquie sont plutôt rares. Le vélib, ce n’est pas pour demain ! Pas de voies pour les deux roues, chauffards à chaque coin de rue, et les 7 collines rendent les parcours difficiles. Rouler à vélo est un sport à haut risque ici !



Ce ne fût pas la journée entière à vélo, juste quelques heures le temps de parcourir 15 km (voilà qui va faire rire mon papa lui qui parcourt en moyenne sur son vélo plus de 100 km), mais nous nous sommes regalés. Longer la mer et voir au loin les îles aux princes, puis rejoindre une grande avenue marchande où les familles se promenaient gaiement sur les trottoirs.
Après l’effort... Le réconfort bien sûr !



Nous avons laissé nos vélos afin de déjeuner dans un restaurant qui a pour spécialité des güveç, mets de viande ou de légumes cuits dans un plat en terre cuite. Un délice ! Je vous donne les coordonnées de ce restaurant qui existe depuis 1944 au cas où vous passeriez dans le coin :
Abdullah Güveççi
Fener Kalamış Caddesi N : 84/2
Fenerbahçe - Istanbul
tel : 0216 347 77 97



Pour sa première édition, cette journée sans voiture s’est avérée fort sympathique. L’année prochaine, je suis sûre qu’elle connaitra un plus gros succès. Le seul point négatif de la journée, c’est que nous n’avons pas remporté les deux vélos offerts par les sponsors. Mais comme on dit, l'important ce n'est pas de gagner, mais de participer...

jeudi 1 novembre 2007

Le château blanc



Il était une fois, au 17éme siècle, un italien âgé d’une vingtaine d’années, qui se fait capturer par des marins turcs. Grâce à ses connaissances en astrologie et en mathématiques, il se fait passer pour un médecin et devient l’esclave d’un savant. Etrangement, les deux hommes se ressemblent physiquement comme deux frères jumeaux. Ensemble, ils se mettent à étudier, à écrire et à travailler sur différents projets dont une énorme machine de guerre pour le Sultan Mehmet IV. Malheureusement, cette machine est liée à l’échec devant le château blanc et le Maître, ayant peur d’être tué par le Sultan, prend l’identité de son jeune esclave et s’enfuit en Italie.

C’est le troisième roman que je lis d’Orhan PAMUK, je dois avouer que les deux autres étaient beaucoup plus captivants. Est-ce le thème ou l’histoire ? Je ne sais, pas, je n’ai pas accroché. Mais ça reste un roman bien écrit, qui nous donne quelques précisions sur l’époque. Bref, pas conquise à 100 %, mais c'est sûrement une question de goût !
Si d’autres l’ont lu, je serais heureuse de partager leurs impressions...

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