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Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 18 décembre 2007

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,

Je m’appelle Marie-France et j’ai 30 ans. A mon âge je crois toujours en toi, surtout depuis que je sais que tu es turc.

Cette année j’ai beaucoup de chance car grâce aux "Kurban Bayram" (fêtes du sacrifice) qui tombent juste avant noël, je vais pouvoir passer 10 jours avec ma famille en France. Etant donné que je serais bien éméchée par les coupes de champagne et que j’aurais les bras encombrés de cadeaux, j’ai décidé qu’il serait plus sage de ne pas pianoter sur mon clavier et de passer plus de temps auprès les gens que j’aime. Aussi, je ferme mon blog jusqu’au 2 janvier 2008. Je t’envoie donc ma liste aujourd’hui.

En 2007, j’ai été très sage, la preuve je viens d’être élue “Blog du mois de décembre” par Expat-blog, mon interview est .



Aussi pour noël, je souhaiterais recevoir 800 cadeaux. J’aimerais que tu déposes dans mes souliers de stockage illimité un email provenant de chacun de ceux qui me lisent fidélement, afin de connaître leur prénom (et leur pseudo), leur âge, leur profession, leur lieu d’habitation et si possible leurs attentes en ce qui concerne mon blog (ce qu’ils aiment le +, ce qu’ils aiment le -).
Tu ne peux pas savoir comme ça me ferait plaisir...

PS : Si tu n’es pas assez occupé par la distribution des cadeaux et si Istanbul te manque, je te conseille de naviguer sur le blog de mon amie Nathalie qui habite ici depuis 4 ans. Elle fait de très belles photos et a beaucoup voyagé en Turquie. Le blog d’Anita est aussi une bouffée d’air frais.

PS 2 : N'oublie pas de porter des sous-vêtements rouges dans la nuit du 31 décembre, ça porte bonheur en Turquie.

Bonnes fêtes de fin d’année,
İyi Bayramlar !
Kendinize iyi bakın (prenez soin de vous).

Marie-France
mariefgilles@yahoo.fr



Istiklal Caddesi et ses décorations de fin d'année

lundi 17 décembre 2007

Palais de Dolmabahçe



Une belle photo prise par Fred d'un bâteau ce week-end.
Derrière les mouettes, le somptueux Palais de Dolmabahçe.



vendredi 14 décembre 2007

Cireur de chaussures



Nous avons rencontré ce cireur de chaussures, Fred et moi, alors que nous montions sur les toits du Grand Bazar. Il n'est pas facile de trouver l'accès mais le périple en vaut la chandelle. Sur les toits se promènent gardiens et chiens. Je publierai les clichés prochainement.



Et je ne peux pas m'empêcher de publier en parallèle cette photo prise dans le quartier d'Eminönü. Pas facile d'être toujours discrète avec son appareil photo. Ces gens là m'ont vue arriver de loin et ont voulu me faire une petite farce en cachant le visage du cireur de chaussures avec une bouteille de jus de fruits. Nous avons ensuite échangé quelques rires dans la rue. Comme vous le disiez dans les précédents commentaires, il y a des photos qui sont chargées d'émotions positives...

Et je vous laisse en musique en vous souhaitant un agréable week-end ;)

jeudi 13 décembre 2007

Prix coûtant... ou prix changeant ?

Adopter une culture qui n’est pas la notre n’est pas toujours évident. Autant par moment on s’étonne de pouvoir faire certaines choses, autant parfois c’est plutôt l’inverse, on sait ce qu’il faut faire, on sait que c’est la coutume du pays mais notre mentalité française nous rattrape à grand pas. Et finalement, on a beau vouloir et essayer, notre entreprise achoppe à chaque fois.

En ce qui me concerne, s’il y a bien quelque chose que j’ai du mal à faire en Turquie, c’est négocier les prix. Je paie pratiquement toujours au prix coûtant, sauf quand Fred est à mes côtés et qu’il m’explique pour la centième fois ce que représente un acte de vente ici.


Ancien billet turc

En Turquie, il faut oublier notre côté français : celui qui prescrit que l'on doit payer ce qui est écrit sur l’étiquette. Ici, tous les prix se négocient, sauf dans de rares cas tels que dans les grands magasins internationaux, les cafés, les restaurants, les supermarchés, les cinémas, pour les places de concert... Dans une boutique, arrivé aux caisses, il faut toujours demander Nakit, ne kadar ? (combien ça coûte si je paie en cash?). Et hop, le prix baisse de 10 % si on ne tend pas sa carte bleue. Mais ça, c’est facile, je le demande toujours.

Par contre, quand il s’agit d’acheter un objet quelconque dans une petite boutique, c’est beaucoup moins évident. Et quand j’achète quelque chose au grand bazar, je ne négocie que quand je juge que le prix est trop haut.
N’oublions pas qu’en Turquie, l’acte de vente est avant tout une rencontre, un échange. La preuve : on vous offre souvent en premier le thé, on prend le temps de vous connaître et si vous n’achetez rien, vous ne partirez pas en ennemi, les vendeurs n’en seront pas pour autant aigris ou rancuniers.


Cette oeuvre est exposée au musée d'art moderne de Tophane

Malheureusement, je suis trop gentille. Quand j'achète un bouquet de fleurs à une marchande ambulante ou un souvenir à un petit papi, j’achète souvent au prix coûtant, je déteste négocier les prix. Pourtant ce week-end à la pâtisserie, la dame devant moi ne s’est pas gênée pour parlementer avec le vendeur concernant le prix de sa boîte de petits-fours. Au fond de moi-même, je pense "je ne suis pas à un ou deux YTL* près", "la pauvre, elle a sûrement toute une famille à nourrir...” Je me sens coupable de faire baisser le prix. Je n'y éprouve aucun plaisir à la différence de certains.

Mon côté français et magnanime me perdra, car un YTL par ci, plus un YTL par là, ça permet de faire quelques petites économies à chaque fin de mois...

YTL : Yeni Türk Lirası = La nouvelle monnaie turque

mercredi 12 décembre 2007

Mosquée Bleue



Mosquée du Sultan Ahmet (Sultanahmet Camii)
Construite de 1606 à 1616.

Quelques soucis avec radioblog ce matin, la musique viendra plus tard...

mardi 11 décembre 2007

Festival de la mode à Galata



Galata est un quartier qui est en pleine évolution, il est d'ailleurs de plus en plus fréquenté. De nombreux artistes et étrangers s’y installent depuis quelques années et certains y rénovent d’anciens bâtiments. Au pied de la tour, il ne se passe pas un dimanche sans que ne soit organisé un événement culturel.



Du 7 au 9 décembre avait lieu pour la deuxième année consécutive le Festival de la Mode (Galata Moda) organisé par la Mairie de Beyoğlu et l’association des designers de mode (Moda Tasarımcıları Derneği).



Beaucoup de monde autour de quelques stands dans lesquels on pouvait admirer (et acheter) les dernières créations des stylistes turcs. Des pièces à la fois originales et féminines, réalisées par de jeunes talents*, qui nous démontrent encore une fois le dynamisme créatif de la Turquie.

* Bahar Korçan, Hakan Yıldırım, İdil Tarzi, Arzu Kaprol, Hatice Gökçe, Özlem Süer, Ümit Ünal, Gamze Saraçoğlu, Mehtap Elaidi, Bige Irmak, Niyazi Erdoğan-Ayça Hacı, Ezra-Tuba Çetin, Ebru Günay, Deniz Kaprol, Erol Albayrak, Alex Akimoğlu, Simay Bülbül et j'en passe...

lundi 10 décembre 2007

800

800, c'est le titre du dernier album de Mercan DEDE, célèbre DJ qui remixe des sons orientaux. Le clip ci-dessous, qui illustre son premier single Istanbul, est une invitation au voyage. En duo avec le groupe de Rap CEZA, cette musique est absolument magnifique. Un hommage aux derviches tourneurs et à cette ville qui nous fait rêver.

vendredi 7 décembre 2007

Istinye Park



Souvenez-vous... Avec une superficie de 82.000 m2, ce centre commercial situé près de Maslak a fait couler beaucoup d'encre depuis son ouverture. Aussi, curiosité aidant, nous sommes allés visiter cet immense Shopping Mall un week-end.



Les plus : Des dolmuş directs de Beşiktaş qui vous déposent devant les portes, beaucoup d'espace et de lumière, un coin marché / produits frais très sympa, des salles de cinéma confortables, désertes et immenses. Jolies prouesses architecturales. Des étages bien agencés... Plus on monte, plus c'est cher !

Les moins : Les routes pour y arriver sont en plein travaux, aussi il vaut mieux s'y rendre le matin sinon attention aux bouchons ! Le Séphora est tout petit et les rayons sont vides. Un peu trop grand à mon goût. Le coin luxe accessible en voiture car situé à l'extérieur.

jeudi 6 décembre 2007

La bible des expatriés en Turquie

Ô, comme je regrette que cet ouvrage n’ait été publié qu’en 2006. Il m’aurait vraiment servi auparavant. C’est une véritable bible (en anglais) pour tous ceux qui désirent s’installer et vivre en Turquie.



Plus de 600 pages dans lesquelles vous trouverez des informations générales sur la Turquie, des informations pratiques (comment installer le téléphone, le gaz, comment ouvrir un compte en banque, comment louer un appartement), des bonnes adresses (baby sitting, écoles, traiteurs), des mots clés turcs.
Si vous vous demandez où vous faire soigner, où trouver des adresses d’agents immobiliers, des centres commerciaux, des bouquins en Français... Les réponses sont forcément dans ce livre et organisées par chapitres et par thèmes. Disponible dans pas mal de librairies turques, mais aussi sur le net.

A HANDBOOK FOR LIVING IN TURKEY
Pat YALE
Çitlembik / Nettleberry Publications, 2006
581 pages

mercredi 5 décembre 2007

Encore un (beau) matin


Quartier de Bebek

J'ai pris cette photo il y a deux jours vers 8h30, juste avant d'aller travailler. Ce bâteau appartient au Swissôtel. A son bord, toute l'année, y sont organisés des mariages, des soirées privées ou bien encore des sorties touristiques.

mardi 4 décembre 2007

La poupée de Michel POLNAREFF n’était pas turque

Vous connaissez sûrement cet air connu “c’est une poupée qui fait non non non...”. Je ne sais pas de quelle poupée Michel POLNAREFF parlait, en tout cas, ce ne devait pas être une poupée fabriquée en Turquie.


Poupées de Cappadoce

S’il y a bien une petite manie propre aux turcs qui hérisse parfois mes poils à 90 degrés, c’est ce oui incessant, perpétuel qui sort de la bouche des gens. Evet comme on dit ici.
Exemple : Vous êtes dans la rue, en retard à un rendez-vous, impossible de trouver l'endroit marqué sur la carte de visite. Vous accélérez le pas, et demandez à un passant votre route.
- Vous connaissez la rue güzelbahçe ?
- Evet, hum... C’est plus bas, la première à droite.
Un peu plus loin, vous pensez être arrivé mais vous n’êtes pas dans la bonne rue. Vous demandez à une autre passant :
- Vous connaissez..?
- Evet, je crois que c’est....
Les turcs n’aiment pas dire non. Il est chimérique qu’ils vous disent : Désolé, achète-toi un GPS. Ils veulent tellement vous aider qu’un non serez une trahison à leurs traditions ancestrales. Leur sens de l’hospitalité est en lui même une antithése à la négation.
Deuxième exemple : Vous attendez un usta (= plombier, artisan, menuisier..) à la maison. Le mot qu’il ne faut pas prononcer devant moi sous peine de pulsion meurtrière. Il y a une fuite dans votre cuisine, vous appelez d’urgence le plombier. Il est aimable, vous écoute, et quand vous lui demandez : Vous pouvez venir rapidement ? Il vous répond Oui. Ouf, sauvée.
- Quand ?
- Dans une heure.
Deux heures plus tard, pas l’ombre de Mario Bros dans votre cuisine, vous le rappelez.
- Vous êtes où là, je vous attends...
- Désolé, j’ai du retard.
- Vous allez venir ce soir ou non ?
- Oui, je vais venir.
- Quand ?
- Dans une heure.
Toujours rien au bout de deux heures, vous le rappelez. Il vous dit qu’il arrive, il est proche. Trois heure plus tard, il est déjà 22h, il sonne enfin à votre porte.
- A cette heure là, je ne peux rien faire, je n’ai pas mon matériel, je vais faire trop de bruit en plus.
- Vous pouvez revenir demain ?”
- Oui, pas de problème.
- Très bien, je vous attendrais. (Ai-je bien le choix ?)
Et c’est finalement au bout d’une semaine que votre fuite sera réparée...

Les turcs aiment dire oui. Même lors des demandes en mariage, les hommes acceptent le café que leur apporte leur future épouse alors qu’ils savent très bien qu’elle l’aura préparé avec trois cuillères à soupe de sel.


Epicerie de galata

Un jour, je me suis rendue dans une épicerie, j’y ai fait quelques courses. Arrivée devant le bakkal (épicier), je lui tends un gros billet. Il n’a pas la monnaie. Il me dit alors : Ce n’est pas grave, tu me paieras demain. Je ne le connaissais ni d’éve ni d’adam et voilà que je ressortais sans payer de son échoppe les mains pleines. Bien sûr, je suis retournée le payer le lendemain et je ne suis même pas tombée sur lui. Son associé n’était pas au courant de mes dettes...

Moralité : Il vaut mieux prononcer un non franc, qu'un oui incertain. Et comme dirait Pythagore : Les deux mots les plus brefs et les plus anciens, oui et non, sont ceux qui exigent le plus de réflexion.

lundi 3 décembre 2007

Ticket gagnant



Vendeur de tickets de loterie (Milli piyango)
Abdi İpekçi Caddesi
Quartier chic de Nişantaşı