La poupée de Michel POLNAREFF n’était pas turque
Par Marie-France, mardi 4 décembre 2007 à 12:23 :: Mes moments épicés :: #549 :: rss
Vous connaissez sûrement cet air connu “c’est une poupée qui fait non non non...”. Je ne sais pas de quelle poupée Michel POLNAREFF parlait, en tout cas, ce ne devait pas être une poupée fabriquée en Turquie.

Poupées de Cappadoce
S’il y a bien une petite manie propre aux turcs qui hérisse parfois mes poils à 90 degrés, c’est ce oui incessant, perpétuel qui sort de la bouche des gens. Evet comme on dit ici.
Exemple : Vous êtes dans la rue, en retard à un rendez-vous, impossible de trouver l'endroit marqué sur la carte de visite. Vous accélérez le pas, et demandez à un passant votre route.
- Vous connaissez la rue güzelbahçe ?
- Evet, hum... C’est plus bas, la première à droite.
Un peu plus loin, vous pensez être arrivé mais vous n’êtes pas dans la bonne rue. Vous demandez à une autre passant :
- Vous connaissez..?
- Evet, je crois que c’est....
Les turcs n’aiment pas dire non. Il est chimérique qu’ils vous disent : Désolé, achète-toi un GPS. Ils veulent tellement vous aider qu’un non serez une trahison à leurs traditions ancestrales. Leur sens de l’hospitalité est en lui même une antithése à la négation.
Deuxième exemple : Vous attendez un usta (= plombier, artisan, menuisier..) à la maison. Le mot qu’il ne faut pas prononcer devant moi sous peine de pulsion meurtrière. Il y a une fuite dans votre cuisine, vous appelez d’urgence le plombier. Il est aimable, vous écoute, et quand vous lui demandez : Vous pouvez venir rapidement ? Il vous répond Oui. Ouf, sauvée.
- Quand ?
- Dans une heure.
Deux heures plus tard, pas l’ombre de Mario Bros dans votre cuisine, vous le rappelez.
- Vous êtes où là, je vous attends...
- Désolé, j’ai du retard.
- Vous allez venir ce soir ou non ?
- Oui, je vais venir.
- Quand ?
- Dans une heure.
Toujours rien au bout de deux heures, vous le rappelez. Il vous dit qu’il arrive, il est proche. Trois heure plus tard, il est déjà 22h, il sonne enfin à votre porte.
- A cette heure là, je ne peux rien faire, je n’ai pas mon matériel, je vais faire trop de bruit en plus.
- Vous pouvez revenir demain ?”
- Oui, pas de problème.
- Très bien, je vous attendrais. (Ai-je bien le choix ?)
Et c’est finalement au bout d’une semaine que votre fuite sera réparée...
Les turcs aiment dire oui. Même lors des demandes en mariage, les hommes acceptent le café que leur apporte leur future épouse alors qu’ils savent très bien qu’elle l’aura préparé avec trois cuillères à soupe de sel.

Epicerie de galata
Un jour, je me suis rendue dans une épicerie, j’y ai fait quelques courses. Arrivée devant le bakkal (épicier), je lui tends un gros billet. Il n’a pas la monnaie. Il me dit alors : Ce n’est pas grave, tu me paieras demain. Je ne le connaissais ni d’éve ni d’adam et voilà que je ressortais sans payer de son échoppe les mains pleines. Bien sûr, je suis retournée le payer le lendemain et je ne suis même pas tombée sur lui. Son associé n’était pas au courant de mes dettes...
Moralité : Il vaut mieux prononcer un non franc, qu'un oui incertain. Et comme dirait Pythagore : Les deux mots les plus brefs et les plus anciens, oui et non, sont ceux qui exigent le plus de réflexion.
Poupées de Cappadoce
S’il y a bien une petite manie propre aux turcs qui hérisse parfois mes poils à 90 degrés, c’est ce oui incessant, perpétuel qui sort de la bouche des gens. Evet comme on dit ici.
Exemple : Vous êtes dans la rue, en retard à un rendez-vous, impossible de trouver l'endroit marqué sur la carte de visite. Vous accélérez le pas, et demandez à un passant votre route.
- Vous connaissez la rue güzelbahçe ?
- Evet, hum... C’est plus bas, la première à droite.
Un peu plus loin, vous pensez être arrivé mais vous n’êtes pas dans la bonne rue. Vous demandez à une autre passant :
- Vous connaissez..?
- Evet, je crois que c’est....
Les turcs n’aiment pas dire non. Il est chimérique qu’ils vous disent : Désolé, achète-toi un GPS. Ils veulent tellement vous aider qu’un non serez une trahison à leurs traditions ancestrales. Leur sens de l’hospitalité est en lui même une antithése à la négation.
Deuxième exemple : Vous attendez un usta (= plombier, artisan, menuisier..) à la maison. Le mot qu’il ne faut pas prononcer devant moi sous peine de pulsion meurtrière. Il y a une fuite dans votre cuisine, vous appelez d’urgence le plombier. Il est aimable, vous écoute, et quand vous lui demandez : Vous pouvez venir rapidement ? Il vous répond Oui. Ouf, sauvée.
- Quand ?
- Dans une heure.
Deux heures plus tard, pas l’ombre de Mario Bros dans votre cuisine, vous le rappelez.
- Vous êtes où là, je vous attends...
- Désolé, j’ai du retard.
- Vous allez venir ce soir ou non ?
- Oui, je vais venir.
- Quand ?
- Dans une heure.
Toujours rien au bout de deux heures, vous le rappelez. Il vous dit qu’il arrive, il est proche. Trois heure plus tard, il est déjà 22h, il sonne enfin à votre porte.
- A cette heure là, je ne peux rien faire, je n’ai pas mon matériel, je vais faire trop de bruit en plus.
- Vous pouvez revenir demain ?”
- Oui, pas de problème.
- Très bien, je vous attendrais. (
Et c’est finalement au bout d’une semaine que votre fuite sera réparée...
Les turcs aiment dire oui. Même lors des demandes en mariage, les hommes acceptent le café que leur apporte leur future épouse alors qu’ils savent très bien qu’elle l’aura préparé avec trois cuillères à soupe de sel.
Epicerie de galata
Un jour, je me suis rendue dans une épicerie, j’y ai fait quelques courses. Arrivée devant le bakkal (épicier), je lui tends un gros billet. Il n’a pas la monnaie. Il me dit alors : Ce n’est pas grave, tu me paieras demain. Je ne le connaissais ni d’éve ni d’adam et voilà que je ressortais sans payer de son échoppe les mains pleines. Bien sûr, je suis retournée le payer le lendemain et je ne suis même pas tombée sur lui. Son associé n’était pas au courant de mes dettes...
Moralité : Il vaut mieux prononcer un non franc, qu'un oui incertain. Et comme dirait Pythagore : Les deux mots les plus brefs et les plus anciens, oui et non, sont ceux qui exigent le plus de réflexion.
Commentaires
1. Le mardi 4 décembre 2007 à 12:37, par Mélanie
2. Le mardi 4 décembre 2007 à 14:53, par Katia
3. Le mardi 4 décembre 2007 à 15:57, par Shupi
4. Le mardi 4 décembre 2007 à 16:28, par Marie-France
5. Le mardi 4 décembre 2007 à 17:03, par Özlem de Savoy
6. Le mardi 4 décembre 2007 à 17:03, par nasah
7. Le mardi 4 décembre 2007 à 21:27, par Nat
8. Le mercredi 5 décembre 2007 à 10:05, par Ismail
9. Le mercredi 5 décembre 2007 à 13:36, par Marie-France
10. Le mercredi 5 décembre 2007 à 18:36, par christine
11. Le jeudi 6 décembre 2007 à 09:15, par Ismail
12. Le jeudi 6 décembre 2007 à 09:26, par Sylvie
13. Le jeudi 6 décembre 2007 à 09:56, par Marie-France
14. Le jeudi 6 décembre 2007 à 10:07, par Sylvie
15. Le samedi 8 décembre 2007 à 17:43, par Marie de Kaş
16. Le lundi 10 décembre 2007 à 14:34, par Marie-France
17. Le mardi 11 décembre 2007 à 22:17, par cam
18. Le mardi 18 décembre 2007 à 11:24, par Marie-France
19. Le mardi 5 février 2008 à 22:40, par Melek(Muğla)
20. Le mercredi 6 février 2008 à 15:11, par Marie-France
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