Prix coûtant... ou prix changeant ?
Par Marie-France, jeudi 13 décembre 2007 à 09:25 :: Mes moments épicés :: #556 :: rss
Adopter une culture qui n’est pas la notre n’est pas toujours évident. Autant par moment on s’étonne de pouvoir faire certaines choses, autant parfois c’est plutôt l’inverse, on sait ce qu’il faut faire, on sait que c’est la coutume du pays mais notre mentalité française nous rattrape à grand pas. Et finalement, on a beau vouloir et essayer, notre entreprise achoppe à chaque fois.
En ce qui me concerne, s’il y a bien quelque chose que j’ai du mal à faire en Turquie, c’est négocier les prix. Je paie pratiquement toujours au prix coûtant, sauf quand Fred est à mes côtés et qu’il m’explique pour la centième fois ce que représente un acte de vente ici.
Ancien billet turc
En Turquie, il faut oublier notre côté français : celui qui prescrit que l'on doit payer ce qui est écrit sur l’étiquette. Ici, tous les prix se négocient, sauf dans de rares cas tels que dans les grands magasins internationaux, les cafés, les restaurants, les supermarchés, les cinémas, pour les places de concert... Dans une boutique, arrivé aux caisses, il faut toujours demander Nakit, ne kadar ? (combien ça coûte si je paie en cash?). Et hop, le prix baisse de 10 % si on ne tend pas sa carte bleue. Mais ça, c’est facile, je le demande toujours.
Par contre, quand il s’agit d’acheter un objet quelconque dans une petite boutique, c’est beaucoup moins évident. Et quand j’achète quelque chose au grand bazar, je ne négocie que quand je juge que le prix est trop haut.
N’oublions pas qu’en Turquie, l’acte de vente est avant tout une rencontre, un échange. La preuve : on vous offre souvent en premier le thé, on prend le temps de vous connaître et si vous n’achetez rien, vous ne partirez pas en ennemi, les vendeurs n’en seront pas pour autant aigris ou rancuniers.

Cette oeuvre est exposée au musée d'art moderne de Tophane
Malheureusement, je suis trop gentille. Quand j'achète un bouquet de fleurs à une marchande ambulante ou un souvenir à un petit papi, j’achète souvent au prix coûtant, je déteste négocier les prix. Pourtant ce week-end à la pâtisserie, la dame devant moi ne s’est pas gênée pour parlementer avec le vendeur concernant le prix de sa boîte de petits-fours. Au fond de moi-même, je pense "je ne suis pas à un ou deux YTL* près", "la pauvre, elle a sûrement toute une famille à nourrir...” Je me sens coupable de faire baisser le prix. Je n'y éprouve aucun plaisir à la différence de certains.
Mon côté français et magnanime me perdra, car un YTL par ci, plus un YTL par là, ça permet de faire quelques petites économies à chaque fin de mois...
YTL : Yeni Türk Lirası = La nouvelle monnaie turque
En ce qui me concerne, s’il y a bien quelque chose que j’ai du mal à faire en Turquie, c’est négocier les prix. Je paie pratiquement toujours au prix coûtant, sauf quand Fred est à mes côtés et qu’il m’explique pour la centième fois ce que représente un acte de vente ici.
Ancien billet turc
En Turquie, il faut oublier notre côté français : celui qui prescrit que l'on doit payer ce qui est écrit sur l’étiquette. Ici, tous les prix se négocient, sauf dans de rares cas tels que dans les grands magasins internationaux, les cafés, les restaurants, les supermarchés, les cinémas, pour les places de concert... Dans une boutique, arrivé aux caisses, il faut toujours demander Nakit, ne kadar ? (combien ça coûte si je paie en cash?). Et hop, le prix baisse de 10 % si on ne tend pas sa carte bleue. Mais ça, c’est facile, je le demande toujours.
Par contre, quand il s’agit d’acheter un objet quelconque dans une petite boutique, c’est beaucoup moins évident. Et quand j’achète quelque chose au grand bazar, je ne négocie que quand je juge que le prix est trop haut.
N’oublions pas qu’en Turquie, l’acte de vente est avant tout une rencontre, un échange. La preuve : on vous offre souvent en premier le thé, on prend le temps de vous connaître et si vous n’achetez rien, vous ne partirez pas en ennemi, les vendeurs n’en seront pas pour autant aigris ou rancuniers.
Cette oeuvre est exposée au musée d'art moderne de Tophane
Malheureusement, je suis trop gentille. Quand j'achète un bouquet de fleurs à une marchande ambulante ou un souvenir à un petit papi, j’achète souvent au prix coûtant, je déteste négocier les prix. Pourtant ce week-end à la pâtisserie, la dame devant moi ne s’est pas gênée pour parlementer avec le vendeur concernant le prix de sa boîte de petits-fours. Au fond de moi-même, je pense "je ne suis pas à un ou deux YTL* près", "la pauvre, elle a sûrement toute une famille à nourrir...” Je me sens coupable de faire baisser le prix. Je n'y éprouve aucun plaisir à la différence de certains.
Mon côté français et magnanime me perdra, car un YTL par ci, plus un YTL par là, ça permet de faire quelques petites économies à chaque fin de mois...
YTL : Yeni Türk Lirası = La nouvelle monnaie turque
Commentaires
1. Le jeudi 13 décembre 2007 à 10:39, par Mélanie
2. Le jeudi 13 décembre 2007 à 12:19, par Verikosan
3. Le jeudi 13 décembre 2007 à 19:34, par sibel
4. Le jeudi 13 décembre 2007 à 19:45, par Nat
5. Le vendredi 14 décembre 2007 à 00:20, par franck
6. Le vendredi 14 décembre 2007 à 10:33, par Marie-France
7. Le mardi 5 février 2008 à 22:18, par Melek(Muğla)
8. Le mercredi 6 février 2008 à 15:22, par Marie-France
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