Voilà un livre particulier, je vais avoir du mal à vous donner mes impressions. Nedim GÜRSEL, qui est un littéraire érudit parfaitement francophone, possède une très belle plume. Il a écrit de nombreux romans, des nouvelles ainsi que des récits de voyage. Ces livres ont été traduits dans plus de 10 langues.

Dans ce roman, il s’efforce de dépeindre la vie brisée de quelques jeunes gens ayant vécu le coup d’Etat militaire turc du 12 mars 1971. La plupart des personnages sont anéantis psychologiquement voir névrosés après avoir subi des arrestations et des tortures pendant cette période de répression. La lecture est parfois dure, certains passages de ce roman sont poignants. Cependant, les épisodes sont décousus, on passe d’un événement ou d’un protagoniste à un autre sans réel fil conducteur. Un effet de style sûrement voulu par l’auteur pour décrire le mal être de sa génération.
J'ai donc eu un peu de mal à finir ce roman, mais l'écriture de Nedim GÜRSEL me donne tout de même envie de poursuivre l'aventure littéraire. Son dernier roman (De ville en ville : Ombres et traces) trouvera bientôt sa place dans ma bibliothèque...


Pour la biographie de l'auteur, c'est par

A noter qu’Un long été à Istanbul a obtenu en 1976 le prix de l’Académie de la langue turque.