Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Du miel aux épices d'Istanbul...

jeudi 10 janvier 2008

Havuç tatlısı

En dehors des pâtisseries turques aux saveurs orientales que l’on connait (Baklava, lokma), il existe une multitude de petits gâteaux salés comme sucrés qui accompagnent à merveille le çay (thé) turc.
Rien n’est plus facile que de trouver des kurabiye (biscuits) sur votre chemin en allant rendre visite à des amis. Si vous avez envie de cuisiner une gourmandise pour finir un repas en toute légéreté ou pour tenir compagnie à votre tasse de thé ou de café, voilà une recette turque qui vous séduira tant par sa simplicité que par sa dégustation !



Havuç tatlısı
Petites bouchées à la carotte

Ingrédients (pour une douzaine de douceurs)

  • 2 verres de carottes rapées
  • 1 verre de sucre
  • 15 à 20 biscuits style petit beurre
  • 1 verre d’eau
  • Noix de coco râpée
Réduire en poudre ou en petites miettes les biscuits. Réserver. Dans une casserole verser le sucre, les carottes et l’eau, faire cuire à feu doux une dizaine de minutes en remuant de temps en temps. Les carottes doivent être cuites quand vous retirerez la casserole du feu. Sans égoutter, mélanger cette préparation aux miettes de biscuits. Vous devez obtenir une pâte consistante genre pâte à choux. Si la pâte vous semble trop humide, ne pas hésiter à rajouter des miettes de biscuit. Laissez tiédir.
Dans une assiette, verser la noix de coco. A l’aide d’une cuillère à soupe, prendre des petites quantités de pâte (de la taille d'une noix) et rouler le tout dans la noix de coco afin d’obtenir des petites boules. Mettre au frais et servir en dessert ou en accompagnement d’une boisson chaude ou froide.

J’ai trouvé ces bouchées délicieuses, le tout avait d'ailleurs un goût de marron. Cependant la recette est un peu sucrée à mon goût, la prochaine fois je ne mettrais qu’un demi-verre de sucre.



Cette recette est issue d’un livre que je consulte régulièrement, une bible pour apprendre la cuisine turque facile et économique. Les mesures sont indiquées en verres, en tasses de thé ou tasses à café. Si vous ne parlez pas le turc, il existe de nombreux sites de cuisine où vous trouverez des recettes turques traduites en français.

mercredi 9 janvier 2008

Paysage hivernal



Photo prise de Beşiktaş
Au loin la tour de Léandre (kız kulesi)
Et le Bosphore, scintillant...

mardi 8 janvier 2008

La Turquie suit l’Europe en matière de loi anti-tabac

Saviez-vous que la Turquie est le cinquième producteur mondial de tabac ? Entre producteurs (le leader turc étant le groupe TEKEL) et consommateurs, le lobby du tabac en Turquie est très puissant. D'ailleurs, parmis les adultes turcs 40 % fument, soit plus de 25 millions de personnes. Aussi, en apprenant qu’une loi anti-tabac venait d’être votée par le parlement turc récemment, j’ai été une des premières surprises.


Fumeur de narghilé

Dans quelques mois, il sera en effet interdit de fumer dans les lieux publics en Turquie, c’est à dire dans les cafés, les restaurants, les taxis, les lieux de travail, les trains, les stades ainsi que dans les jardins des mosquées. Quand je dis fumer, il s’agit de cigarettes mais aussi de cigares, pipes et narghilé. Recep T. ERDOĞAN, le Premier Ministre, a fait sa BA de l’année en soutenant cette nouvelle loi et en prévoyant de belles amendes pour tous ceux qui ne la respecteront pas. Si vous allumez votre cigarette dans un lieu public, il vous faudra payer 50 YTL. Si un établissement privé enfreint cette loi, il devra débourser jusqu’à 5.000 YTL.


Quartier de Tophane

Cepandant, les accros à la cigarette peuvent encore jouir de leur liberté quelque temps car ce décret ne rentrera en vigueur que dans 18 mois, le Président Abdullah GÜL doit, en premier lieu, approuver les textes.

Je suis bien curieuse de savoir comment sera appliquée cette loi en Turquie. Pourrons-nous observer un réel changement dans les comportements ? Doit-on parler de révolution anti-tabac ? La loi sera-t-elle appliquée aussi strictement qu'en France ?
Bref, affaire à suivre...

lundi 7 janvier 2008

Un long été à Istanbul



Voilà un livre particulier, je vais avoir du mal à vous donner mes impressions. Nedim GÜRSEL, qui est un littéraire érudit parfaitement francophone, possède une très belle plume. Il a écrit de nombreux romans, des nouvelles ainsi que des récits de voyage. Ces livres ont été traduits dans plus de 10 langues.

Dans ce roman, il s’efforce de dépeindre la vie brisée de quelques jeunes gens ayant vécu le coup d’Etat militaire turc du 12 mars 1971. La plupart des personnages sont anéantis psychologiquement voir névrosés après avoir subi des arrestations et des tortures pendant cette période de répression. La lecture est parfois dure, certains passages de ce roman sont poignants. Cependant, les épisodes sont décousus, on passe d’un événement ou d’un protagoniste à un autre sans réel fil conducteur. Un effet de style sûrement voulu par l’auteur pour décrire le mal être de sa génération.
J'ai donc eu un peu de mal à finir ce roman, mais l'écriture de Nedim GÜRSEL me donne tout de même envie de poursuivre l'aventure littéraire. Son dernier roman (De ville en ville : Ombres et traces) trouvera bientôt sa place dans ma bibliothèque...


Pour la biographie de l'auteur, c'est par

A noter qu’Un long été à Istanbul a obtenu en 1976 le prix de l’Académie de la langue turque.

vendredi 4 janvier 2008

İşte geldi !

Mes souhaits ont dû arriver jusqu'aux oreilles de Dame Nature. J'en rêvais depuis plus d'un an, j'étais à l'affût de chaque bulletin météo et puis hier, dans la journée, elle est enfin arrivée.


Embarcadère de Bebek, au loin on distingue difficilement la rive asiatique

La neige immaculée, les flocons blancs virevoltant sur le Bosphore, s'écrasant sur le pare-brise des véhicules. Ce matin, tous les toits étaient couverts de poudreuse, Istanbul s'est magiquement transformée en revêtant son plus beau costume.

Cueillons dès aujourd’hui de belles boules de neige, car demain les rues seront grises et sales, les chaussées glissantes, les voitures patineront dans les montées, je dégringolerai dix fois dans la journée. Carpe Diem. Istanbul sous la neige est un vrai cauchemar, mais on le vit pourtant chaque année comme un rêve éveillé.


Traces de pigeon ce matin à Bebek

jeudi 3 janvier 2008

Déconnectée

Il est tout juste 10 heures du matin quand je rentre dans le premier magasin que je trouve ouvert. Je pousse la porte et une vendeuse m’accueille avec le sourire, je lui formule un “merhaba” énergique. Elle écarquille les yeux et fait mine de ne pas comprendre. Je rougis, baisse la tête et poursuis mon chemin. Un peu plus loin, je reconnais un son familier. Derrière moi, deux jeunes femmes discutent. Je me retourne, par automatisme, puis je les dévisage, non pas parce qu’elle parlent bruyamment mais parce que je me dis que je les connais peut-être. La langue qu’elles parlent m’est familière : C’est ma langue maternelle. Mais quoi de plus naturel me direz-vous que d’entendre parler français quand on foule le sol parisien...



Pour ma première matinée passée en France, je multiplie les gaffes et les réflexes d’expatriée. Je me crois encore à Istanbul et m’étonne de tout ce qui m’était pourtant tellement familier. Je m’extasie devant de belles endives blanches, ça fait tellement longtemps que je n’en ai pas vues sur les étalages des produits frais. Je parle turc quand il faut parler français. Je passe trois heures aux caisses en retournant chaque pièce d’euro pour savoir quelle est sa valeur. Tout m’est coutumier et pourtant, tout me semble étranger. Je traverse la rue en dehors des passages cloutés ou encore quand le feu est rouge. Je trouve la ville de Paris bien trop organisée : Les boulevards et les trottoirs sont si grands, les immeubles semblent être en si bon état. Rien à voir avec la capitale culturelle de la Turquie.

Comme ordinairement pendant la période de noël, lors de mon séjour en France, j’attrape les premiers microbes qui trainent. Fatigue, changement d’alimentation, je me sens complétement à plat alors que d’habitude je regorge d’énergie. Revenir en France me procure une impression bizarre. De la joie (de retrouver ma famille, mes amis et mon pays) mêlée à une incommodité. L’impression qu’un de mes cables est déconnecté.



Quelques jours plus tard, dans le vol retour, je suis triste de m’éloigner des gens que j’aime mais heureuse de retrouver Istanbul que j’aperçois déjà par le hublot. C’est si bon de retrouver son petit nid douillé, ses affaires, mais c’est moins agréable de défaire les valises, de faire tourner les machines, de découvrir les factures à régler.
Entre fatigue, trouble et euphorie, j’oublie cependant un détail d’envergure : Celui qui consiste à changer l’heure. Le décalage horaire entre le France et la Turquie n’est pas très important mais il peut tout de même vous faire rater l’avion qui devait vous permettre de réveillonner dans le Sud-Est de la Turquie en se levant une heure trop tard.

Remettre ses pendules à l’heure, en voilà un bel euphémisme finalement pour décrire ce que vit chaque expatrié quand il rentre au pays. D’ailleurs, quand je parle de “rentrer au pays” je m‘interroge. S’agit-il pour moi de rentrer en France, ou bien en Turquie ?

Les photos qui illustrent ce billet proviennent de deux expositions que j'ai visitées à Paris : "Christian LACROIX, Histoires de mode" au musée des arts décoratifs et "Zoé-Zoé, femmes du monde" de Titouan LAMAZOU.

mercredi 2 janvier 2008

Hoş geldin 2008 !*



On se lève et l'on regarde par la fenêtre la tête encore enfouie dans les songes. Le soleil éclaire les toits et les antennes paraboliques : C'est une magnifique journée qui commence remplie de belles résolutions.

2008 plastonne dans les rues tortueuses, se pose sur les sourires des commerçants, inonde Istanbul.
Que nous réserve cette nouvelle année ? Des moments de légéreté et de bonheur ? Des actes manqués ? De nouvelles épreuves qu'il faudra affronter avec bravoure et empirisme ?

Le temps qui nous est donné est précieux. Que 2008 décuple votre force intérieure pour continuer à aller de l'avant. Que cette nouvelle année vous permette de découvrir de nouveaux horizons, de rencontrer de belles âmes, de vous réaliser et d'être heureux, tout simplement...

Meilleurs voeux à tous, iyi seneller, merci pour vos nombreux e-mails (j'y répondrai d'ici vendredi).

PS : La nouvelle Bannière du blog a été réalisée par mon petit frère Jean-Nicolas, avec l'aide de mon grand frère Florent.

* Sois la bienvenue 2008

< 1 2