Quand on déambule dans les rues d’Akaretler, on comprend mieux pourquoi les guides touristiques sont remis à jour en moyenne tous les 18 mois. Il y a quelques années de cela encore, ce quartier était plutôt discret, enserré entre la popularité de Beşiktaş et l’élégance de Nişantaşı. Il aura fallu attendre que le Directeur de la chaîne d’Hôtels W tombe sous le charme d’Istanbul et décide d'y ouvrir un hôtel pour que ce quartier retrouve ses lettres de noblesse.


A gauche l'entrée de l'hôtel W

Ces maisons de style néoclassiques accolées les unes aux autres ont été édifiées dans la deuxième moitié du 19e siècle par le Sultan Abdulaziz, et hébergeaient les personnes venues pour travailler à l’époque sur un chantier architectural de taille : La construction du Palais de Dolmabahçe.
Après plusieurs années de rénovation, le quartier arbore à présent, et fièrement, son nouveau visage lifté. Dommage que les photos soient interdites dans l’enceinte de l’hôtel W, la pièce centrale du quartier. J’aurais aimé vous montrer cette décoration raffinée qui change toutes les saisons, j’aurais voulu qu’on s’attable dans le Spice Market de Jean-Georges, ou que l’on visite ensemble l'une des chambres aux allures contemporaines qui se louent à partir de 400 € la nuit.



Il faudra se contenter de Chloé, de Jimmy Choo et d’autres marques de luxe qui viennent de s’éclorent à deux pas de là. Akaretler n’a pas encore ouvert officiellement qu’il fait déjà de l’ombre à Istinye Park, et mésestime Nişantaşı. Les grands restaurants de la ville se disputent d'ailleurs les espaces libres qui n'ont pas été encore loués par de grands cabinets d'architectes ou d'avocats.

Il semblerait qu'Istanbul s'approprie peu à peu la devise Whatever Whenever* des hôtels W. Luxuriance, originalité, Arrogance : Istanbul est en pleine évolution urbaine et il faudra suivre cette rapide transformation de près. Les fantômes de l'ancienne capitale Ottomane rêvent sûrement, sournoisement, de renouer avec la magnificence d'antan...

*N'importe quoi, n'importe quand