Si j'en avais eu l'occasion, est-ce que j'aurais choisi le turc en seconde langue au collège au lieu de l'italien ? Très honnêtement non. Je pensais d'ailleurs, à la fin de mes études, ne jamais plus avoir à apprendre une nouvelle langue étrangère...
Et puis un jour, le destin a bouleversé tous mes plans, et me voilà habitant dans un pays où la communication est difficile, même avec les gestes ! Comme des milliers d'expatriés dans le monde, il a fallu alors prendre mon courage à deux mains et me remettre à étudier, apprendre des mots par coeur, me sentir comme un enfant de deux ans dont le vocabulaire se réduit à quelques phrases de survie.
Pour apprendre une langue étrangère, il n'y a pas de secret : Il faut être motivé, curieux, persévérant et faire preuve de discipline.


Mais qu'y-a-t-il à 15 km ?!

Quelques étrangers vivent depuis des années en Turquie, mais ne savent pourtant pas aligner deux mots en turc, ils s'en sortent toujours pour communiquer en parlant en anglais, français ou allemand. Certains diront que c'est un manque de respect vis à vis du pays qui les accueille, d'autres vous affirmeront qu'il est difficile, après une journée de travail et son lot de responsabilités, d'enchaîner ensuite sur 2 heures de cours de langue. Après tout, chacun fait ce qu'il veut et surtout ce qu'il peut, mais je me demande comment s'intégrer dans un pays et comprendre sa culture sans pouvoir vraiment communiquer ? Mystère...


Enfants de Diyarbakır

Quoiqu'il en soit, en ce qui me concerne, j'ai eu un déclic radical pour être motivée comme personne pour apprendre le turc. Je me suis retrouvée à un enterrement dans le sud de la Turquie. Seule dans une pièce avec une veuve en pleurs, je n'ai pas pu lui communiquer mes condoléances ni même la consoler avec des mots. Ainsi, dès ma première année passée à Istanbul, j'ai pris des cours de turc afin de pouvoir me débrouiller vite dans la vie de tous les jours. J'ai eu de la chance, mon professeur (que j'ai trouvé en regardant les petite annonces affichées sous le porche du Consulat de France) avait le même âge que moi et préparait nos cours avec grand soin.

Il existe plusieurs méthodes pour apprendre le turc, cours collectifs, cours particuliers, livres : A chacun de composer selon ses envies, son temps libre et son budget. Vous trouverez ci-dessous quelques pistes pour apprendre le turc en étant basé en Turquie ou partout dans le monde.

Sur place : Les écoles de langue

De nombreuses écoles proposent des cours de turc dans les grandes villes de Turquie. Voici celles qui ont été testées par des amis à moi et qui ont fait leurs preuves : Méthodes Livres et CD

  • Assimil : Je ne connais pas les dernières versions. Celle que j'ai pu feuilleter en 2002 me semblait obsolète. Les dialogues et le vocabulaire s'y rapportant n'était pas très intéressant pour la vie professionnelle. De même, la méthode était truffée de fautes. Mais peut-être que cette méthode a évolué depuis ?


  • Worbook (Turkish for foreigners). Cette méthode est publiée par l'Université de Boğazici mais attention, elle est réservée aux anglophones. Plusieurs livres ont été édités (avec CD, exercices, grammaire). Personnellement, c'est la méthode sur laquelle j'ai appris le turc et je continue d'étudier sur les différents tomes. Je trouve la collection très claire, ordonnée, et le vocabulaire est adapté aussi bien à la vie professionnelle qu'à la vie pratique. En vente dans toutes les bonnes librairies turques.

Internet : Cours de turc en ligne
Dictionnaire franco-turc en ligne

Il en existe beaucoup, voici mes préférés :

Dois-je rajouter que, pour progresser rapidement en turc, tous les moyens sont bons... ou presque !? Regarder les chaînes turques, écouter de la musique, lire la presse locale, faire une année Erasmus à Istanbul ou à Ankara, discuter avec les commerçants, avoir un petit copain turc / une petite copine turque, etc ;)
Et vous, comment avez-vous fait pour apprendre le turc ?