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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 3 septembre 2008

Eglise de Dolishane

Ce que j’aime par dessus tout quand on pénètre dans un petit village, c’est qu’on est pratiquement sûr de tomber sur une place agrémentée d’un banc rempli de monde.



Dolishane n’a pas dérogé à cette règle, et en croisant les petits et grands assis côte à côte, nous avons toujours un mot clé pour délier les langues : un simple merhaba. S’en suit alors, de la part des habitants qui sirotent leur çay, quelques formules de politesse et des tas de questions aussi diverses que variées.



En répondant en turc, on crée toujours un étonnement et l’on entend déjà les commérages qui se murmurent parmis d’autres habitants “C’est qui ?” "des étrangers", "ils parlent turc ?!”. Il est vrai que de voir quelques touristes étrangers, débarquer dans leur village pour visiter une église qui tombe en ruines, doit en surprendre plus d'un...



Mais revenons plutôt à nos églises, car nous ne nous sommes pas rendus à Dolishane rien que pour discuter avec les habitants du coin, notre venue était aussi motivée par la découverte d’un monument mediéval : l’église du village. L’extérieur est encore en assez bon état par rapport à l’intérieur, encore une fois vandalisé par des chercheurs d’or. Le sol a été creusé, d’où l’emplacement de l’ancienne porte d’entrée par rapport au niveau du sol actuel (cf photo ci-dessus).



D’après une inscription gravée en géorgien sur ses murs, cette église semble dater des années 950. En sortant cet édifice, une jeune fille se rapproche pour nous offrir une poignée de noisettes, puis, en passant devant les observateurs de la place centrale, on nous montre un plat de concombre qui nous est destiné. L'hospitalité turque a encore frappé !



A croire que de mettre gratuitement, et ce à la disposition de tous les voyageurs, un tel patrimoine historique ne leur suffit pas...

mardi 2 septembre 2008

Monastère d’Işhan

Difficile d’imaginer combien d’années se sont écoulées depuis la construction de toutes ces églises géorgiennes inscrites dans le patrimoine architectural du Nord-Est de la région de la Mer noire. Il fallait vraiment avoir la foi pour s’user au travail dans des régions aussi belles qu’escarpées.



Heureusement, malgré les différentes civilisations qui se sont succédées et, en dépit des nombreux pillages, certains édifices religieux tiennent encore debout. Ils font parti de ces monuments anachroniques à notre époque où le béton monopolise le paysage urbain de Turquie.



A 32 km de Yusufeli, il faut encore grimper dans un véhicule à 2 ou 4 roues pour visiter le monastère d’Işhan. A sa porte, un gardien nous délivre des billets d’entrée, 1 Ytl par personne ce n’est vraiment pas cher payé comparé à ce qui se dresse devant nous !



Nous prenons le temps de discuter avec le gardien, qui arbore fièrement un tee-shirt et un badge à l’effigie de la région qui l’emploie à temps complet ou presque. Une fois de plus, le lieu est désert alors que nous sommes en plein mois d’août. Il nous raconte pourtant que des bus remplis d’Israëliens ou de géorgiens défilent toute la saison ici pour visiter ce lieu saint.



L’église a été construite par Nerses III (641-661) et le site fût sérieusement endommagé suite aux invasions arabes au 7e s. Cinq inscriptions gravées en géorgien sur la façade nous informent que l’église a été restaurée à plusieurs reprises entre 917 et 1032. Le monastère était autrefois un des cinq patriarcats de Tao-Klarjeti et il a été utilisé comme une cathédrale jusqu’au 17e s. En 1987, le Ministère turc de la Culture et du Tourisme a inscrit ce monastère parmis les monuments culturels nationaux. Le site est depuis cette date protégé et sera très prochainement restauré.



Autour du monastère se dresse un village doté de nombreux arbres fruitiers, c’est un véritable oasis de verdure et de paix pour les vaches et les habitants qui vivent là-bas.


Quelques fruits séchés au soleil qui serviront de nourriture aux bêtes

Mais les plus chanceux d’entre tous sont sûrement les écoliers de ce village, puisqu’ils ont leur cour d’école et leur terrain de volley construits dans l’enclos du site. J’imagine déjà le sujet d’art plastique sur lequel les petits princes vont plancher à la rentrée. Pour eux, dessiner un monastère doit être plus facile que de dessiner... un mouton.

lundi 1 septembre 2008

Ramazan



Mosquée d'Izzet Paşa (1796)
Safranbolu

Pour des millions de turcs et de musulmans dans le monde, le Ramazan a débuté. Jusqu'à la fin du mois de septembre, les journées seront rythmées par le lever et le coucher du soleil, le tambourineur passera dans les ruelles sombres afin de réveiller certains habitants, l'oruç (le jeûne) s'achèvera avec l'Iftar, quand le fil blanc sera égal au fil noir dans la main, et quand les minarets des mosquées seront allumés.

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