Depuis que je suis en Croatie, j'ai l'impression de me retrouver six années en arrière, lorsque je suis arrivée pour la première fois à Istanbul. Il est vrai je passe, à présent, la plupart de mes vacances en France ou en Turquie, et je n'ai donc pas trop eu l'occasion de voyager à l'étranger dernièrement.
C'est déconcertant et excitant à la fois ce sentiment de se sentir perdu, de ne plus avoir aucun repère car on est incapable déchiffrer des panneaux de signalisation, de lire le menu d'un restaurant ou encore de prononcer correctement le nom d'un client...
D'ailleurs je n'ai toujours pas compris pourquoi on appelait ici son chien
Ben et qu'on donnait comme prénom à un enfant
Bozidar ou
Slobodan. Il y a des noms de ville qui ne possèdent aucune voyelle, il vaut mieux ne pas avoir à demander sa route. Non, je suis mauvaise langue car sur la riviera croate fréquentée par les allemands et les italiens, on parle l'anglais et l'Italien sans aucun accent.
Actuellement je suis aux alentours de
Rijeka, à
Lovran plus précisemment. Les paysages sont très beaux, beaucoup de verdure. Les conducteurs respectent les limitations de vitesse et s'arrêtent avant que le feu ne passe au rouge (chose rare en Turquie !). Le long du cordon littoral, une route à été aménagée spécialement pour les piétons et surplombe la mer en contrebas des voitures.

J'ai appris que le smic tournait autour des 800 euros, que la Croatie devrait rentrer dans l'UE en 201O, que l'alphabet croate comprend 30 lettres, que toutes les lettres se prononcent comme en turc, qu'on dit
Ja te volim (ya té volime) pour dire
je t'aime,
voda pour dire
eau et
Hvala (ça ressemble à
wala) pour dire
merci.

Et surtout, j'ai goûté à la meilleure huile d'olive du monde, j'ai dégusté des
ravioli sucrés aux châtaignes, du
risotto et de la polenta cuisinés avec de l'encre de seiche et bu des vins fabuleux. Mais je vous assure que je travaille pourtant plus de 10 heures par jour...
Bon, je crois qu'il est temps que je rentre à Istanbul sinon
je vais prendre 10 kilos je vais commencer à envisager sérieusement une nouvelle expatriation...
Comme on dit ici,
Vidimo se uskoro ! (à très bientôt)