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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 30 janvier 2009

6 milliards d'autres

Après avoir admiré la terre vue du ciel, Yann Arthus Bertrand a décidé d'effectuer un voyage intérieur, en explorant les sentiments et les pensées de 5.000 individus.



Parcourant 75 pays pendant 6 ans, 6 réalisateurs sont allés filmer 5.000 personnes au total. Le but étant de réaliser une série de portraits et de comprendre pourquoi les hommes et les femmes n'arrivent pas toujours à vivre ensemble dans la paix alors que, selon le photographe, la terre est une étendue immense à partager.
Yann Arthus Bertrand a la conviction que nous devons apprendre à communiquer et à se comprendre, d'où la naissance de ce projet, qui se veut finalement exponentiel. En effet, vous pouvez vous-même passer des interviews en allant visiter l'exposition de 6 milliards d'autres qui se tiendra jusqu'au 12 février au Grand Palais à Paris, ou en vous connectant sur le site du projet.



Chacun a le droit à une même série de 40 questions portant sur la famille, l’amour, le bonheur, mais aussi ce qui nous sépare : la guerre, certaines valeurs ou convictions (quel était votre rêve d'enfant, qu'avez-vous envie de transcrire à vos enfants ? Qu'est ce que l'amour pour vous ?).

D'ailleurs, quand on demande à un turc d'une soixantaine d'année sa définition du bonheur, il répond "Le soir, quand je rentre chez moi, je m'assois sur mon balcon, j'appelle mes enfants autour de moi, on discute, on boit un thé, est-ce qu'il existe un bonheur plus grand que ça ?"



Les autres témoignages sont disponibles en ligne et nous offrent un patchwork des faciès du monde, sans jamais porter aucun jugement...

www.6milliardsdautres.org
Jusqu'au 12 février 2009, Nef du Grand Palais, Paris.

* Toutes les photos qui illustrent ce billet ont été prises en Turquie.

jeudi 29 janvier 2009

Anachronique



J'ai pris cette photo hier dans notre rue alors que je promenais Yakamoz. Comme la plupart des gens, j'aime ce côté décallé, anachronique qui règne en Turquie. Quoique, c'est un moyen de locomotion très écologique, non polluant. A l'heure où la planète tire l'alarme, ce vendeur d'agrumes serait-il finalement en avance sur son temps...?

mercredi 28 janvier 2009

De l'élégance... à l'arrogance

Quand je l'ai vue entrer dans le dolmuş, vêtue d'un grand manteau beige et d'un béret en laine blanc, j'ai pensé "quelle classe". Ses cheveux avaient sûrement fricoté avec plus d'une cinquantaine de bigoudis mais semblaient être bouclés naturellement, ses ongles étaient recouverts de blanc nacré, son sourire rehaussé d'un rouge à lèvres brun orangé. Elle devait être âgée de plus de 65 ans et je me suis poussée contre la vitre pour qu'elle puisse prendre ses aises à côté de moi.



Soudain, elle a jeté un oeil devant elle et, en découvrant que le siège du conducteur était vide, a commencé à crier dans tout l'habitacle en acier : Nerede bu salak şoför ? (où est ce @%&* de chauffeur ?). J'avais passé une journée un peu monotone et grâce à cet énergumène, je sentais enfin la singularité me chatouiller. Muriel Barbery aurait-elle voyagé dernièrement en Turquie ? Car oui, les fesses un peu dodues qui frottaient aux coutures de mon jeans appartenaient sans aucun doute à la réincarnation de Renée, la protagoniste de l'élégance de l'hérisson, avec l'arrogance en prime.

Distinguée mais n'ayant pas sa langue dans sa poche, le béret blanc a vibré doucement quand le conducteur du dolmuş a pris sa place pour faire chauffer le moteur. "Alors, vous étiez où ? Ça fait déjà 5 minutes qu'on vous attend". Il s'agissait en fait de 55 secondes, mais personne n'a osé désavouer les paroles de ma voisine de banquette arrière. Si elle avait eu un sac rembourré, elle lui aurait certainement martelé le crâne avec. Le chauffeur s'est excusé, prenant l'attitude d'un enfant qu'on viendrait de gronder. Le taxi collectif jaune a démarré, le silence est revenu planer dans le véhicule.

Ces petites scènes de vie me donnent toujours le sourire, je suis constamment surprise d'entendre les commentaires que font les gens, à voix haute, dans les transports en commun ou dans les lieux publics en Turquie. Certaines phrases mériteraient qu'on les récolte dans un bêtisier. Parfois, les autres voyageurs s'en mêlent et les dialogues sont aussi philosophiques que dans un film de Woody Allen. Certains jours, les gens font l'autruche et se pouffent de rire le menton recroquevillé dans leurs écharpes. Quelque soit la scène à laquelle on assiste, une chose est sûre, ça ne manque jamais de substance....

mardi 27 janvier 2009

Eclaircie



Je vous parlais la semaine dernière des lumières d'Istanbul... J'ai pris cette photo hier, alors que je traversais le Pont du Bosphore en dolmuş. Pour reprendre les paroles d'un chauffeur de taxi "Quand on voit le Bosphore, tous nos problèmes s'envolent". A méditer.

lundi 26 janvier 2009

Kolay Poğaça

Merci à tous pour vos mails suite au post de vendredi, pour tous vos messages... Soyez patients, bande de petits curieux ;)

Les croissants trempés dans le café ne sont pas au goût de tout le monde. En Turquie, on aime plutôt les brioches salées et tout comme les petits pains feuilletés français, ils se dégustent essentiellement au petit-déjeuner. Cependant, en cas de petits creux à tout moment de la journée avec un bon verre de çay, les petits pains turcs sont les amis de tous les gourmands.



Natures, fourrées au fromage, aux oignons, aux pommes de terre, à la viande hachée, aux épinards ou encore aux olives, les poğaça ne s'achètent pas que dans les boulangeries, on peut s'en procurer dans la rue auprès des marchands ambulants pour quelques kuruş. Si on vous invite à prendre le kahvaltı (petit-déjeuner) chez des amis, autant surprendre ces derniers et réaliser quelques fournées de poğaça vous-même... Rien de plus simple !

Kolay Poğaca
Petits pains turcs faciles

Ingrédients (pour une quinzaine de petits pains)

  • 2 oeufs
  • 1 verre à thé d'huile d'olive
  • Farine
  • un demi-verre à thé de vinaigre
  • 1 verre à thé de yaourt
  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • 100 g de beyaz peynir (féta)
  • 1 bouquet d'aneth ou coriandre
Préchauffer votre four (180 degrés).
Dans un saladier, mélanger un oeuf, l'huile, le vinaigre, le yaourt et la levure. Ajouter ensuite la farine petit à petit jusqu'a former une boule, réserver 10 minutes. Pendant ce temps, hacher finement les herbes fraîches et mélanger celles-ci avec le fromage (écrasé préalablement avec une fourchette).
Battre l'oeuf restant dans un petit bol, réserver.
Commencer ensuite par prélever de petits boules de pâte que vous aplatirez dans le creux de vos mains, fourrer ces dernières avec le fromage et les herbes et refermer la pâte de manière à former des petits chaussons. Disposer le tout dans un plat et badigeonner d'oeuf. Saupoudrer de graines de sésame et enfourner 10-15 minutes, jusqu'à ce que les petits pains soient gonflés et dorés. Servir le tout tiède, avec la boisson de votre choix.

Pour un peu plus d'originalité, n'hésitez pas à varier de garniture au fil de vos envies (carottes oignons, figues fromages, pommes de terre et paprika...)

vendredi 23 janvier 2009

Sorma neden !*

Une idée m'habite depuis quelques mois et est en train de se concrétiser. Je ne peux rien vous dire pour le moment mais sachez simplement que vous serez tous concernés, voir impliqués !



Aussi, je souhaite vous informer, vous, lecteurs de mon blog et amoureux de la Turquie, en priorité de ce projet.

Merci de m'adresser tout simplement un email (même avec un contenu vide) à mon adresse perso : mariefgilles@yahoo.fr afin que je vous annonce la suite en exclusivité.
Je compte sur votre soutien, bon week-end à tous !

* Sorma neden = Ne me demande pas pourquoi !

mercredi 21 janvier 2009

Futbolcu



Enfants du quartier de Galatasaray

mardi 20 janvier 2009

Lumières d'Istanbul

A cette époque de l'année, la luminosité est particulièrement belle à Istanbul. Tous les ingrédients sont réunis pour réussir de magnifiques photos ou s'adonner aux joies de l'aquarelle.


Sainte Sophie et la mosquée Bleue*

Le matin, Topkapı Sarayı et les mosquées de la Corne d'Or se réveillent les pieds dans la brume, les minarets s'étirent peu à peu et, en fin de matinée, on les distingue plus nettement s'élevant vers le ciel.


Le Palais de Topkapı*

Chaque matin, la petite vue que nous avons sur le Bosphore à travers les antennes paraboliques diffère, on passe des camaïeux de gris bleu aux dégradés de tons chauds. Chaque jour, Istanbul se montre sous un nouveau jour.


Photo prise d'Üsküdar

Quand j'aperçois la brume hivernale istanbuliote, je ne peux pas m'empêcher de sourire intérieurement. Je me souviens de mes premiers pas en turc, quant au lieu d'annoncer à mes amis en pointant le ciel çok sis var (il y a beaucoup de brouillard), j'articulais çok şiş var (il y a beaucoup de brochettes). Moralité : On ne s'improvise pas météorologue, mais on peut tout de même apprécier certains phénomènes atmosphériques...

* Merci à Fred d'être monté sur le toit de notre immeuble un matin pour prendre ces quelques clichés.

lundi 19 janvier 2009

Aslıhan pasajı

Quand la pluie clapote sur le bitume d'Istanbul, quand la saison des écharpes et des gants est déjà bien engagée, les piétons d'Istiklal Caddesi se faufilent dans les différents pasaj de cette grande artère piétonne et y trouvent refuge au milieu d'objets, de touristes, de promeneurs curieux ou d'accros du shopping. Aucun pasaj ne se ressemble dans Beyoğlu, chacun d'entre eux accueille boutiques, cafés, cinémas ou bien restaurants.



Un de mes passages préférés se situe dans le quartier de Galatasaray, on peut y accéder par le célèbre marché aux poissons (balık pazarı). Il s'étend sur deux étages et accueille de nombreux bouquinistes qui vendent aussi de vieilles affiches, de vieux disques ainsi que des magazines anciens.



Pour quelques TL, on peut y déceler certains classiques de la littérature française, des romans en anglais, en allemand, en italien et bien entendu un éventail de publications et livres en turc. On y passerait des heures entières, bien au chaud, à éplucher les piles qui se présentent à nous, jusqu'à ce que la pluie cesse...



Aslıhan Sahaflar Pasajı
Meşrutiyet Cd.
Galatasaray

vendredi 16 janvier 2009

Mais comment ai-je pu me passer de...



La TV dans le taxi ? Pour apprendre la météo alors qu'on est coincé dans des embouteillages, ou pour suivre son itinéraire sur un plan en simultané.



Des pistes aménagées pour les bicyclettes ou les rollerblade



Les femmes comprendront...



Le sac à compartiments, pour retrouver tout (en moins de temps qu' il ne faut pour l'écrire) dans son sac à main.




Le petit boitier qui vibre pour vous annoncer que votre commande est prête. Plutôt que de patienter debout aux caisses, vous emportez le petit boitier et attendez qu'il tremble sur la table.



Toutes ces images viennent de New York, je ne sais pas encore laquelle de ces idées il serait bon de développer en Turquie...



On ne peut pas rester touristes ad vitam eternam... Je referme donc la page américaine, lundi : Direction Istanbul. J'en profiterai pour rouvrir mes commentaires.



Bon week-end à tous !

jeudi 15 janvier 2009

Buildings...


Chinatown


Chelsea


Brooklyn




Apple store

mercredi 14 janvier 2009

Man's best friend



Velus, à poils courts ou longs, petits, maigres, excités, à l'air triste : Si vous sillonnez les rues de la big apple, vous n'en verrez pas un qui se ressemble. Ils se fondent complétement dans le paysage de Manhattan, si bien qu'ils sont autorisés à se glisser partout, sauf quand cela est interdit... Alors qu'en Turquie c'est plutôt l'inverse !


Une boutique spécialisée dans les vêtements branchés pour toutous

On traîne son chien dans les boutiques, dans les restaurants et les cafés. On les habille chaudement, on leur tricote de petits pulls en maille, on les chouchoute. Tout comme les diamants le sont pour les femmes, dogs are the men's best friends... Avec Fred, nous sommes même tombés un jour par hasard sur un hyperpermarché pour chiens et chats de 250 m2. Croquettes au cheddar ou aux herbes ? Os bio ou en plastique ? Laisse en corde ou en métal ? Le choix était aussi varié que dans un Carrefour !



Dans certains snacks, vous avez même des Dogs' menu ou des doggy bag afin que vos restes de Caesar salad et T-bone steak finissent dans le gosier de votre animal fétiche plutôt que d'être mixés par le restaurant en hachis parmentier pour agrémenter le menu du lendemain. En Californie, une chaine de TV leur est même dédiée.



En 14 jours, nous n'avons croisé ni chien errant, ni chat de gouttière. Et les trottoirs sont propres oui, sinon c'est l'amende assurée pour celui qui pollue la ville d'escréments.
Toute ces histoires canines me rappellent que nous avons visionné un chouette film à New York, Marley & Me, la bande annonce le présente comme un film comique, mais nous en avons versé des larmes ! Un des protagonistes dit d'ailleurs quelque chose de très beau à propos des chiens, il nous rappelle que les bêtes à quatre pattes ne font pas la différence entre les hommes ; Qu'ils soient riches, pauvres, intelligents, peu futés, ils les aiment de la même façon. Une belle leçon à méditer...



Voilà qui laisse notre Yakamoz bien pantois !

mardi 13 janvier 2009

You rock my world









Musiciens de Manhattan - Décembre 2008

lundi 12 janvier 2009

New Yorker



Je pensais que l'hospitalité était propre aux turcs, l'Amérique m'a montré que je m'étais trompée... Ils sont plutôt cools, easy going, souriants, toujours prêts à vous aider. Of course, il ne faut pas faire de certains exemples des généralités, cependant quand vous poussez la porte de plusieurs lieux (musées, cafés, boutiques, hôtels, appartements) dans la journée et que le sourire est toujours de mise, vous finissez par penser que ce n'est peut être pas qu'une exception...



Fred et moi avons trouvé les New yorkais très hospitaliers, gentils, toujours là pour vous aider. Nous nous sommes faits accoster de nombreuses fois alors que nous avions le nez planté dans un plan de la ville, nous avons entendu de nombreux where are you going ? quand on semblait perdu dans le métro. Pas besoin de demander de l'aide, les gens venaient nous voir spontanément. Il y a aussi ce vocabulaire familier qu'ils emploient avec de parfaits inconnus, du genre hi sweety, hey Guys, les conversations deviennent rapidement friendly.



Qui se cachent derrière ces sourires ? Qui sont ces New Yorkais ? Le mystère est dur à percer. Les habitants de Manhattan viennent des 4 coins du monde et n'ont pas peur d'exhiber leurs signes distinctifs religieux. C'est ce qui fait la beauté de la presqu'île, un vrai melting pot d'accents, de couleurs de peau, un échantillon des différentes nationalités qui vivent sur la planète terre...



Il est fou comme un voyage peut changer votre regard, depuis que Fred et moi sommes rentrés de New York, nous ne regardons plus Istanbul de la même manière. Je ne saurais vous dire ce qui est vraiment différent pour nous, je crois que nous passons simplement un cap. Et quand je vois toutes les cultures qu'il nous reste encore à explorer extra-muros, et sachant qu'en tant que touristes on n'en perçoit que des bribes, je me dis qu'il faudrait idéalement prendre une année sabbatique pour assouvir notre soif de découvertes...

Qui a l'habitude de voyager sait qu'il arrive toujours un moment où il faut partir. Paolo Coelho

mercredi 7 janvier 2009

Funny... Or maybe not ?

Etonnantes, surprenantes, rigolotes : On en a vu des choses en 14 jours à New York...


La concurrence est rude...


Affiche présente dans tous les restaurants et snacks de la ville


La crise est partout...


Marché de Union Square


Oh my god ! Ça existe ce jeu avec Mr. Sarkozy ?!?


And the winner is...


Ici, on savoure la victoire présidentielle...

C'est sûr, les américains ne manquent pas d'humour, ni de culot !

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