J'avais au fond de moi l'espoir de croiser mon auteur préféré, Paul AUSTER, entre les rayonnages d'un bouquiniste de Brooklyn. Je l'aurais ensuite invité prendre un black coffee en dégustant quelques bagels et nous aurions parlé de littérature des heures durant.



Au lieu de cela, j'ai entrevu un chien au milieu des piles de livres, en train de dévorer un journal sous l'oeil fébrile de son maître. Pour se rendre à Brooklyn à partir de Manhattan, il faut traverser un célèbre pont accessible aux piétons, bicyclettes et véhicules à moteur.



La population qui habite ce quartier le plus peuplé de New York est assez éclectique : Bourgeois, classes moyennes, afro-américains : un vrai melting pot social et culturel.



Pas d'exception côté architecture, les églises côtoient les maisons de briques rouges, les anciennes usines transformées en riches demeures font face aux buildings de verre. On ne peut pas parler d'uniformité des constructions, mais les rues sont bien parallèles ou perpendiculaires.



De charmants cafés et restaurants bordent les larges trottoirs, on y brunche en se plongeant dans un bon roman, difficile de croire que Brooklyn héberge aussi une partie de la mafia new yorkaise. Ici, Les taxis du quartier sont noirs et n'ont pas de loupiotes sur leur toit.



De brooklyn Heights, la vue sur Manhattan est imprenable, surtout la nuit tombée quand les lumières urbaines scintillent sur l'East River. Si un jour j'habite à New york, c'est ici que j'aimerais habiter. Fred jette un oeil dans la vitrine d'une agence immobilière : prix de vente d'un appartement de 110 m2 : 1 million de $, 1 million 5. Location à 4.5oo $.



Adieu petit cumulus douillet, je chute de 70 mètres et me reprends ; Si un jour je deviens riche, c'est ici que j'aimerais habiter...