Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Du miel aux épices d'Istanbul...

lundi 27 novembre 2006

Visite sous haute surveillance


A taksim, les policiers se tiennent prêts

Le Pape Benoit XVI est attendu demain en Turquie afin de rencontrer le patriarche orthodoxe Bartholomée 1er et la petite communauté catholique. Il se rendra sur Ankara, Ephèse puis Istanbul pendant son séjour qui s'étalera sur 4 jours.
Il prévoit de se rendre à la Mosquée Bleue en signe d'hommage à l'Islam. Jusqu’alors, le Pape Benoit XVI ne s’est jamais rendu dans une mosquée. Depuis hier soir, les forces de l’ordre sont déployées dans la ville, surtout dans les quartiers de Taksim et Harbiye. Tireurs embusqués, artificiers, forces antiterroristes et policiers anti-émeute... Un vaste dispositif sera mis en place pour assurer la sécurité du Pape. Le gouvernement turc craint en effet des débordements liés à ses récents propos controversés sur l'islam et la violence.

Yoğun güvenlik önlemleri altında ziyaret

FOTO ALTI: Taksim’de polisler hazır bekliyor

Papa 16. Benedikt yarın Ortodoks Patriği Bartolomeos’u ve Katolik cemaatini ziyaret etmek üzere Türkiye’ye gelecek. Ankara’ya, Efes’e ve oradan İstanbul’a uğrayarak dört gün süren yolculuğunu tamamlayacak. Papa’nın Sultanahmet Camii’ni de ziyaret etmesi bekleniyor. Eğer gerçekleşirse, 16. Benedikt, ilk kez bir camiiye gitmiş olacak.
Dün akşamdan beri, güvenlik güçleri şehrin sokaklarına konuşlandı, özellikle Taksim ve Harbiye’de. Keskin nişancılar, bomba imha uzmanları, antiterörist birlikler ve provokasyona karşı önlem alan birlikler... Çok yoğun güvenlik önlemleriyle Papa’nın güvenliği sağlanacak. Türk hükümeti, Papa’nın İslam ve şiddet üzerine yaptığı açıklamalardan çekiniyor.

lundi 20 novembre 2006

Se souvenir...


La banque HSBC, dans le quartier de Levent, quelques heures après l'attentat du 20/11/03

Il y a 3 ans, jour pour jour, un double attentat frappait Istanbul, faisant une trentaine de morts et plus de 450 blessés. J’étais au bureau ce jeudi là, et je me souviens encore de chaque seconde. Le bruit sourd de l’explosion, la panique, les réseaux de téléphone coupés, et Istiklal Caddesi plongée pour la première fois dans le silence. Des débris de verre soufflés sur le sol, un nuage de fumée dans le ciel bleu, des visages desemparés, un sentiment général d’incompréhension.

Ce jour là, comme tous les matins, j’étais passée à pied devant l’enceinte du Consulat Britanique. 2 heures plus tard, il n’en restait rien. La vie ne tient parfois qu’à un fil. C’est ce jour là que j’ai compris qu’il fallait profiter de chaque minute pleinement, comme si c’était la dernière. Et qu’il était de notre devoir de se souvenir de ces événements impardonnables afin d’empêcher de nouvelles vagues meurtrières, qui peuvent toucher demain encore, malheureusement, d’autres innocents...

Merci au journaliste Tolga, du journal Vatan pour la photo.

Hatırlamak...

Tam üç yıl önce, 30'u aşkın ölü ve 450'den fazla yaralıya yol açan iki saldırı İstanbul'u sarstı. O perşembe bürodaydım ve hâlâ her saniyeyi hatırlıyorum. Sağır edici bir patlama, panik, kesilen telefonlar ve ilk kez sessizliğe bürünen İstiklal Caddesi... Her yerde cam kırıkları, mavi gökyüzünü kaplayan bir duman bulutu, şaşırıp kalmış yüzler, genel bir anlayamama duygusu.
O gün, her sabah yaptığım gibi, İngiliz Konsolosluğu'nun önünden yaya olarak geçtim. İki saat sonra ortada hiçbir şey kalmamıştı. Hayat, pamuk ipliğine bağlı.
O gün, yaşadığımız her dakikayı sanki sonuncuymuş gibi değerlendirmemiz gerektiğini anladım. Ve bizim görevimiz bu affedilmez olayları hatırlayarak başka masumların canını yakacak benzerlerini engellemeye çalışmak...

Fotoğraf için Vatan gazetesinden Tolga'ya teşekkürler.

vendredi 17 novembre 2006

Palais de France et fins palais

Inutile d’attendre jusqu’à minuit... Hier soir, sur Istanbul, le beaujolais nouveau est apparu aux alentours des 20 heures au Palais de France. Chaque année, la Chambre de Commerce Française d'Istanbul et le Palais de France organisent une soirée beaujolais. Date idéale pour retrouver quelques français vivant sur la capitale culturelle, autour d’un verre de rouge et d’un assortiment de fromages et charcuterie.





Il y avait foule, aussi ce fût difficile de prendre des photos en toute discrétion, d’autant plus quand on se fait démasquer par quelques lecteurs de son blog (ils se reconnaîtront !). Alors pour une fois, j’ai laissé mon appareil photo dans mon sac et j’ai savouré cette soirée. Est-ce que le beaujolais nouveau est bon ? Je n’en ai aucune idée, étant sous antibiotiques, j’en étais malheureusement privée...

vendredi 10 novembre 2006

10 novembre



9h05, une sirène retentit une minute dans la ville,
Ce bourdonnement fait stopper toutes les automobiles,
Debout, face au Bosphore, les gens se statufient,
Ils commémorent la mort de leur héros,
Sans un bruit.

68 ans après, les turcs s’en souviennent encore,
Alchimiste il l’était, ses actions valent de l’or,
La Nation Turque est née entre ses deux mains,

Mustafa Kemal Atatürk, un homme de terrain,
Qui a proclamé la République avec dévouement, et amour,
Il renaît ainsi chaque année de ses cendres, en ce jour,
En ce triste matin.

Aujourd’hui, commémoration de la mort d’Atatürk, décédé à l’âge de 57 ans, le 10 novembre 1938.

jeudi 9 novembre 2006

J'écris, donc je suis

Quelle ne fût pas ma surprise, lundi dernier, de recevoir un email d’un journaliste turc qui souhaitait me rencontrer. Il avait appris l’existence du miel aux épices en navigant sur un autre site et envisageait d’écrire un article mon blog.
Après quelques échanges d’emails m’assurant le bien fondé de sa démarche, nous nous sommes retrouvés hier soir au siège social du quotidien VATAN. Je suis arrivée avec une demi-heure de retard à cause des embouteillages et d’un chauffeur de taxi qui manquait réellement du sens de l’orientation. Ça commençait plutôt mal...


A gauche Tolga le journaliste, à droite Zafer le photographe

Zafer, un des photographes du journal, m’avait attendue afin de prendre quelques clichés qui agrémenteront l’article en question. Ensuite, nous avons enchainé sur l’interview avec Tolga, un jeune journaliste érudit âgé de 21 ans, qui poursuit des études (de cinéma) en parallèle à l’Université de Galatasaray. Il m’a confié qu’il avait lu tous les billets de mon blog pour se faire une idée (quel courage, il y en a presque 300 !) et que certains d’entre eux l’avaient fait beaucoup rire. Le regard que je porte sur la Turquie est en effet un regard neuf et naif à la fois. Et il est vrai que j’essaie toujours de mettre en exergue ce qui m’étonne, et tous les côtés paradoxaux de ce pays. Nous avons discuté des différences sociales, culturelles et économiques entre la France et la Turquie. Et bien sûr le pourquoi de mon blog, la passion que j’ai à écrire et à décrire.
L’article devrait paraître dans une semaine dans la revue Haftalik. En attendant, il faudra se montrer patient !

J’ai vraiment réfléchi avant de donner cette interview, un blog est quand même un journal intime public, et il faut savoir que c’est toujours risqué de mettre sa vie et ses opinions en avant. J’ai pris le risque d’accepter de me faire interviewer, plutôt par curiosité que par défi. Espérons que les retombées soient positives, de toute façon il est déjà trop tard pour faire marche arrière puisque mon blog reçoit actuellement, et ce, sans aucune publicité, déjà plus de 300 visiteurs par jour... :)

mercredi 8 novembre 2006

Quand les Sultans renaissent

En ce moment, j’essaie de développer l’image de marque du chantier naval pour lequel je travaille. Cette mission a certains avantages puisque j’assiste à de nombreux cocktails et dîners dans différents établissements d’Istanbul. Dans le milieu maritime, ce ne sont pas les invitations ni les lieux qui manquent !



DenizBank a financé pendant deux ans un peintre turc, Ertuğrul ATEŞ (en photo ci-dessus), afin qu’il réalise le portrait des 36 Sultans Ottomans. Mardi soir, j’ai été convié à l’inauguration cette exposition qui se tient actuellement dans une des salles du Palais de Topkapı.



Au programme, cocktail, buffet, discours puis visite de l’exposition (les toiles sont immenses). Nous avons pu assister aussi à des danses ottomanes. Je suis repartie avec un livre offert par la banque, qui retrace la vie de chaque sultan (chaque texte est écrit par un auteur différent) et le tout est illustré par les peintures d’Ertuğrul ATEŞ.



A noter que l’exposition se tiendra jusqu’au 12 novembre 2006 au Palais de Topkapi. Si vous êtes sur place, n'hésitez pas à profiter de cette action de mécénat pour découvrir le visage des ces sultans qui ont marqué l'histoire de l'Empire Ottoman. L'exposition prendra place ensuite dans le musée de Sainte Sophie, puis s'envolera pour Ankara.

jeudi 2 novembre 2006

La pression monte

Ça y est, j’ai enfin récupéré mon dossard pour la course qui aura lieu ce dimanche en marge du 28éme Marathon d’Istanbul, le célèbre Avrasya ou Eurasia.



Trois courses au programme, le marathon (42.195 km), les 15 km ainsi que la course grand public (halk koşusu, 8km). Cette année, celle-ci est dédiée à un monde sans cigarette. Et c'est le seul jour de l’année où le pont du Bosphore sera fermé à la circulation, plus de 50.000 personnes vont en effet courir entre les deux continents. Ça promet d’être un grand moment !