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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 16 mai 2008

Nouvelle destination



Quand on a besoin d'air pur et d'évasion, il faut enjamber le premier pont qui se présente et partir vers une nouvelle destination... Vous l'aurez compris, Fred et moi prenons quatre jours de vacances et partons aujourd'hui vers le Sud-Est de la Turquie, afin de rejoindre notre couple d'amis, Bariş et Başak. Pas de post lundi 19 mai puisque c'est un jour férié en Turquie (Fête de la Jeunesse et des Sports). Nous reviendrons à Istanbul dès mardi matin pour humer l'air frais, car à partir de lundi, il sera interdit de fumer dans les endroits publics en Turquie.
La loi sera-t-elle appliquée ?
Quelles découvertes et quelles saveurs nous attendent ?
La suite très bientôt...

Et pour les parisiens qui me lisent, une info à ne pas manquer :



YASEMI, d'une rive à l'autre, musique de Grèce et de Turquie, en concert le 20 mai 2008 à 21h, dans le cadre du 7e Festival Femmes du Monde du Satellit'Café

Présentation :
Elles viennent de pays différents, de religions différentes et pourtant , les sons se mêlent, les accords se répondent. Ainsi, les chants d'Istanbul côtoient ceux de la mer Egée, toutes rives confondues. Et traversant la Thrace, ils nous emmènent à la mer Noire ou Pont Euxin, (« la mer hospitalière », en grec), lieu qui a vu s'installer d'abord les grecs puis les turcs et où une cohabitation de centaines d'années a forgé, par delà les différences propres à chacune de ces deux cultures, une identité musicale reconnaissable entre toutes.

Avec :
Gül Hacer Toruk : chant
Xanthoula Dakovanou : chant
Spyros Halaris : kanun
Yannis Vlachos : luth
Gilles Andrieux : saz, lyra grecque
Antoine Morineau : percussions

au SATELLIT' Café à 21 h
Entrée 8/10 euros
44 rue de la Folie Méricourt - Paris 11ème
Tel : 01 47 00 48 87
www.satellit-cafe.com

vendredi 2 mai 2008

1 mayıs



Surprenant, déconcertant même.
Taksim clôturé, encadré de barrières métalliques, et de voitures de police : Telle fut la vision que j’ai eue mercredi soir en sortant de la bouche de métro. Ça a de quoi vous mettre mal à l’aise, on ne pouvait déjà plus traverser en dehors des allées grillagées. Pour le 1er mai, en guise de réveil, j’aurais préféré un joli brin de muguet plutôt que d’entendre les hélices des hélicoptères.

Hier, nous avons été plus ou moins cloîtrés à la maison... Car en Turquie le premier mai n’est pas férié, mais on célèbre tout de même la fête du travail. Et sur Taksim, tout rassemblement a été interdit hier, aussi les mesures de sécurité ont été prises très au sérieux. Istiklal Caddesi remplie d’une marée noire humaine : Des policiers en surnombre tout au long de la journée.



Depuis mai 1977 où il y a eu de nombreux morts, le 1er mai est un jour particulièrement mouvementé à Istanbul et à Ankara. Ceux qui voulaient se rassembler sur la place populaire ont été stoppés dans leurs élans. Aussi, ils ont tenté tant bien que mal de se rapprocher de leur but en se hissant via les collines de Beyoğlu depuis Tophane et Cihangir, mais sans réel succès : La police bloquait tous les accès. Jusque dans notre quartier pourtant si calme d’habitude, nous avons vu les gens courir, les véhicules blindés rouler en agitant leurs lances à eau, les policiers avec leurs matraques et leurs révolvers venir à leur rencontre, les bombes lacrymogènes exploser. Le spectacle d’agitation n’était pas beau a voir et faisait craindre au pire.

Une partie de la ligne de métro a été fermée, même chose pour le tramway, la circulation sur Taksim fut interdite aux bus et aux autres véhicules. Autant vous dire que ceux qui habitent Beyoğlu ont eu quelques difficultés pour rejoindre leur lieu de travail, puis pour rentrer chez eux le soir venu. L’année dernière, la place centrale d’Istanbul a été fermée jusqu’à 23h.

Bombes à poivre, poursuites musclées, slogans divers et variés criés à qui veut bien l’entendre, arrestations en masse, le premier mai est loin d’être la fête du travail en Turquie. C’est plutôt la fête des forces armées...