mercredi 9 novembre 2005
La France en première page
Par Marie-France, mercredi 9 novembre 2005 à 08:23 :: Actualités

Tous les matins, j’achète les journaux pour notre bureau.
Je lis rapidement les titres avant d’arriver au travail (étant donné que j’habite à 2 minutes de mon lieu de travail, je ne peux pas lire plus..).
Et ce matin, en gros titre, on parle de mon pays : la France.
Mais sur les photos on ne voit que des flammes, et cette phrase écrite en gros caractères « Le premier mort ».
Mes collègues de bureau m’interrogent :
« que se passe-t-il chez toi ? »
« Pourquoi tant de violences ? »
« Pourquoi la police ne fait-elle rien ? »
Je m’interroge à mon tour…
Déjà je ne vais pas débattre sur les violences des banlieues, je trouve ça lamentable de brûler des voitures, des bus, ou des bâtiments et encore plus de s’en prendre aux forces de l’ordre ou à des civils...

Sous prétextes qu’il n’y a pas de travail pour les jeunes, que le principe d’égalité n’est pas respecté...
La violence ne résout aucun problème. Bien au contraire…
D’un autre côté, je n’ai pas connu la misère, ni la banlieue, aussi, peut-être que je réagirai différemment si j’avais grandi sous une autre étoile..
Quoiqu’il en soit, depuis que je suis en Turquie, je remarque que la police a beaucoup plus d’autorité qu’en France.
Si vous voulez comprendre la différence entre la police turque et la police française, il vous suffit d’allumer votre télé à l’heure des infos.
On vous montre tout : une bagarre de rue, un accident de voiture, un début d’incendie dans un quartier éloigné du centre ville, des voleurs sur le toit..
Je me suis toujours demandée comment les caméras pouvaient intervenir en même temps que les policiers.
Et j’ai rapidement trouvé une explication : il existe des journalistes policiers qui ont le droit d’écouter tous les appels, toutes les conversations de la police et qui ont le droit de suivre les policiers lors de chaque intervention.
La plupart du temps, quand on arrête un voleur ou un fautif en pleine action, la police met le type en question en plein devant les caméras, et à visage découvert..
Bref ça, ça calme. Parce que des centaines de gens vont vous reconnaître dans votre quartier.

Ensuite, la police a de gros moyens : voitures, armes à feu, cartouches de gaz poivre, etc.…
Et puis le système judiciaire est plus efficace et rapide qu’en France.
Et je pense que si la même chose était arrivée en Turquie, l’armée serait intervenue.
En effet, celle-ci est protectrice de la constitution et elle a donc le droit d’intervenir au cas où les choses se passeraient mal...
Bref, entre grippe aviaire et journalistes policiers, en Turquie on n’aime plus trop les poulets…




