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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 30 décembre 2009

2010 (déjà)...

Incendies, tempêtes, inondations... Ainsi va le monde d'aujourd'hui. Si nous ne devions retenir qu'une leçon de Copenhague, au delà de l'échec des politiques, ce serait celle-ci :
"Il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation qui n'est pas de produire et de consommer jusqu'à la fin de nos vies mais d'aimer, d'admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes...". Cette citation est de Pierre Rabhi, un homme que j'admire profondément.



La naissance d'un enfant bouleverse toute une vie, et l'on ne peut s'empêcher d'avoir en tête cette question ô combien primordiale "Quel héritage allons-nous laisser à cette nouvelle génération ?" J'espère qu'en tant que parents, nous arriverons à sensibiliser Doriand à la beauté du monde qui nous entoure, à être respectueux de cet environnement, et à être acteur plutôt que spectateur...


Doriand s'éveille au monde

Et comme le meilleur exemple pour un enfant est celui de ses parents, alors l'année 2010 risque d'être tout sauf ennuyeuse pour Frédéric et moi. Ce ne sont pas les projets qui manquent, il faudra simplement trouver le temps entre notre enfant, la rédaction du magazine Bonjour Istanbul et nos boulots respectifs. Ainsi, si je passe de moins en moins de temps devant mon écran d'ordinateur, vous saurez pourquoi !

Je vous souhaite à tous une bonne année 2010, que ces 12 longs mois vous permettent de développer des idées pour un monde meilleur, de mettre en route les projets qui vous tiennent à coeur et d'être tout simplement heureux.
Meilleurs voeux à tous !

dimanche 8 novembre 2009

Taxis : Un tarif unique pour le jour et la nuit !



Désormais, si vous prenez le taksi à Istanbul ou Izmir après minuit et avant 6 heures du matin, vous paierez le même prix que si vous prenez le taxi dans la journée. Et oui, fini le tarif de nuit qui rendait la course deux fois plus chère...
Attention, cette mesure ne s'applique pour le moment que dans deux villes de Turquie.

vendredi 4 septembre 2009

Cette petite faiblesse qui nous perdra...



Il était aux alentours de 14h, nous étions sur la route, entre Canakkale et Yalova, affamés, et pas un restaurant en vue sur plusieurs kms. Quand soudain, nous avons aperçu un büfe avec quelques tables ombragées de l'autre côté de la route. Nous avons fait demi-tour et avons pu déjeuner un petit en-cas.



A quelques pas de là, des camions étaient alignés les uns à côté des autres, tous remplis de pastèques et de melons d'eau gorgés de soleil. Nous nous sommes approchés afin de prendre quelques photos, yakamoz (notre chien) en laisse, quand soudain des petits cris ont attirés notre attention. Sous un des camions, un petit chiot aboyait, tout sale et plein de puces.



Il semblait avoir peur et lançait comme un cri d'alarme. Les grossistes de fruits nous ont indiqué que ce chiot se trouvait là depuis plusieurs jours, seul, et que personne ne s'en occupait. Il semblait affamé et a failli se faire écraser sous les roues d'une voiture alors que les vendeurs nous invitaient à le prendre avec nous. Nous n'avons pas réfléchi bien longtemps et l'avons embarqué dans la voiture. Quelques kilomètres plus loin, nous nous sommes arrêtés à Bursa chez un vétérinaire qui l'a débarrassé de ses puces et ses parasites. Elle était en bonne santé, un peu tremblante. Nous l'avons surnommé Zeytin (olive) parce qu'elle a de très beaux yeux verts en amende...



Et voilà, depuis 4 semaines, Zeytin a rejoint notre petite famille (elle a 3 mois), avoir deux chiens à la maison n'est pas une mince affaire, surtout quand on habite dans un appartement. Mais de voir à quel point elle a changé (son poil s'est adouci, elle est devenue très caline et joyeuse) depuis les premiers jours où nous l'avons recueillie nous fait chaud au coeur. Surtout quand on voit le nombre de chiens abandonnés, sans maitre et sans amour en Turquie. Nous lui cherchons une famille d'accueil, et si nous n'y parvenons pas, et bien... Elle restera avec nous !


Zeytin et Yakamoz, photo prise sans trucage...

En tout cas, notre chien yakamoz l'a adoptée, ils sont comme frère et soeur. Et de les voir se tirer les oreilles, se courir après et jouer ensemble toute la journée constitue notre dose de bonheur quotidien. On se dit que dans la vie, il y a de belles rencontres et que tant mieux si ces deux petites bêtes nous ont pris par les sentiments...

mercredi 19 août 2009

J'aurais voulu être...

... Une artiste ? Non pas vraiment, je chante comme une casserole en plus ! Mais pour la première fois de ma vie, hier matin, j'ai mis les pieds dans un studio d'enregistrement.



Il s'agissait de prêter ma voix pour une agence de tourisme spécialisée dans les tours de ville en bus. Un nouveau circuit sera mis en place du côté de la Corne d'Or dans quelques semaines et j'ai dû lire 14 pages de commentaires historiques en français. J'ai appris plein de choses, mais parler plus d'une heure debout et non stop dans un micro n'est pas une mince affaire.



Il faut rester concentré, bien articuler, et sourire ! Une expérience intéressante, j'ai hâte d'entendre le résultat, confortablement assise au premier étage de l'autocar, en admirant les quartiers de Balat, Fener, Eyüp et Hasköy...

mardi 30 juin 2009

Mon blog en vacances



Il est temps de faire une pause...
Bonnes vacances à tous !

lundi 16 mars 2009

Avant les élections...



Banderoles, drapeaux, fanions, slogans scandés sur fond de chants patriotiques... Si l'on habite en Turquie en ce moment, on ne peut pas ignorer que les élections locales approchent à grands pas.



Mains croisées, noeud de cravate serré ou au contraire main levée en l'air, tenue décontractée : Chaque candidat suit les conseils de son propre conseiller de communication.



Le 29 mars prochain, environ 48 millions de turcs seront attendus dans les bureaux de vote.



A Beyoğlu comme partout ailleurs, les rues n'ont jamais été aussi colorées.

mercredi 11 février 2009

Pouvoir d'achat et choix alimentaires...

Il y a quelques jours, nous avons eu le plaisir de déjeuner avec une journaliste française de passage à Istanbul. Curieuse d'en connaître d'avantage sur la Turquie, elle nous a posé de nombreuses questions et nous en sommes venus à parler des prix des denrées alimentaires. Elle nous a révélé que les fruits étaient devenus des produits de luxe en France, et que peu de gens avaient la chance d'en consommer tous les jours, même chose pour les légumes.



La Turquie est un des rares pays au monde auto-suffisant d'un point de vue alimentaire : Une fois et demi plus grande que la France, la Turquie possède encore une population rurale très importante, d'où une grande quantité de producteurs et une distribution très diversifiée, contrairement à la France.
Les légumes et les fruits sont bien meilleurs marché qu'en Europe si l'on compare le pouvoir d'achat des européens et des turcs. Ici, on cuisine d'avantage car on ne trouve pratiquement pas de produits industriels dans les supermarchés (tels que des boîtes de conserves ou produits surgelés), ce qui est une bonne chose d'ailleurs. On consomme local et les vendeurs de produits frais ont de nombreuses boutiques étalées aux 4 coins de la ville. Les denrées périssables s'achètent aussi sur les charettes des vendeurs ambulants, dans les marchés ou chez son Bakkal (épicier).



Je me souviens d'une émission de TV en France où une personne devait, avec un budget limité, cuisiner deux repas pour quatre personnes. On devrait tenter l'expérience ici, je suis certaine que pour moins de 15 TL (7,12 €), je peux vous préparer un déjeuner et un dîner équilibrés pour 4 personnes. (Qui veut tenter l'expérience avec moi ? ;) Pour vous donner une idée des prix, j'ai sourcé quelques produits alimentaires courants dans la supérette de mon quartier....
  • 1 kg de courgettes : 2,40 TL
  • 1 kg de tomates : 1,5 TL
  • 1 litre de Coca-Cola : 1,40 TL
  • 1 litre de lait 1/2 écrémé : 1,14 TL
  • 1 pot de 150g de Nutella : 4,45 TL
  • 1 pain : 75 kuruş
  • 500g de pâtes Penne de la marque Barilla : 1,45 TL
  • 1 kg d'oranges : 2,4 TL


* Pour rappel, 1 € = 2,10 TL à ce jour

mardi 3 février 2009

Sous la dent...

La première fois que j'ai visité Istanbul, j'ai été frappée de voir le nombre de restaurants, snacks et buffets qui fleurissaient dans chaque avenue, dans chaque rue et même dans chaque venelle. Moi qui débarquais de Montpellier, ville où il est difficile de trouver quelque chose à grignoter après 22h (mis à part au Mac Do), je me demandais si les gens dormaient. Même à 3 heures du matin, on pouvait ingurgiter une belle portion de kebap, des desserts ou une bonne soupe chaude.


Une petite faim dans les rues de Safranbolu

Hier, j'ai eu un RV dans un coin perdu de Şişli, il était 14h30 quand j'ai mis le nez dehors et je n'avais toujours pas déjeuné. J'ai trouvé, perdue au milieu des gecekondu, une petite pâtisserie qui servait quelques plats chauds et de la soupe aux lentilles (mercimek çorbası). Juste à côté, il y avait un bakkal (épicier) et je me suis rappelée de nos escapades en Mer Noire, où l'on peut découvrir des épiceries au beau milieu de nulle part. Parfois même en haut d'un yayla (haut plateau), quand les camions ne montent pas chargés de légumes et autres produits frais. En Turquie, quelque soit le lieu et l'heure, il y a toujours quelque chose à se mettre sous la dent.


Photo prise dans un village de la Mer Noire

D'ailleurs, il n'y pas que la quantité, il y a aussi le prix et la qualité. En plein coeur de Taksim, on peut déguster une délicieuse soupe pour 1 TL, une assiette de riz pour le même prix, un plat de viande agrémenté de légumes pour 2,5 TL. Bref, pour moins de 5 TL, vous pouvez manger un repas complet et qui vous calera pour une bonne partie de la journée.


Photo prise à Safranbolu

Quand une boutique met la clé sous la porte, soyez assurés que cette dernière se transformera bientôt en snack où l'on pourra acheter de quoi boire et de quoi manger. D'ailleurs ce sont bien les seuls commerces qui résistent à la crise et aux aléas de la mode. Car manger n'est pas un simple besoin vital en Turquie, c'est avant tout un plaisir (vital)...

dimanche 4 janvier 2009

Mes meilleurs voeux pour 2009 !

vendredi 28 novembre 2008

S'installer en Turquie : Conseils pour réussir son expatriation

Qu'elle soit choisie ou imposée, une expatriation n'est jamais une chose aisée à accomplir. Il faut s'armer de courage et de patience pour récolter toutes les informations dont on a besoin, faire les démarches administratives, rechercher des écoles pour ses enfants, reprendre ses repères et refaire tout son carnet d'adresses (médecins, commerces, etc).



Quand on arrive en Turquie pour la première fois, il y a de quoi se sentir perdu face aux barrières de la langue et face à l'administration. Dernièrement, une amie tchèque nouvellement installée me faisait remarquer qu'ici, il faut se battre pour tout, la vie est chaque jour un combat. J'avais oublié à quel point cela est vrai. Faire installer le téléphone ou bien l'ADSL peut s'avérer être un vrai casse tête... Mais heureusement, les turcs sont hospitaliers et vos nouveaux collègues de bureau ou voisins viendront toujours vous porter main forte, sans parler de votre futur kapıcı (concierge).

Vous trouverez ci-dessous quelques adresses et sites importants pour s'installer sans trop de stress, et vivre au mieux votre expatriation... Hoş geldiniz (soyez les bienvenus !)

Premier contact à prendre

Se rendre au Consulat Français (ou dans une des Agences Consulaires) pour s'inscrire au registre des français établis hors de France, même si vous n'avez ni travail, ni permis de séjour : www.consulfrance-istanbul.org
Ils vous remettront un dossier avec toutes les adresses utiles, telles que les associations à contacter, la vie politique, etc. D'ailleurs, leur site est rempli d'informations en tout genre (coordonnées de médecins francophones, cabinets d'avocat, écoles, etc).

Les écoles et lycées français et francophones Pour tout ce qui est formation inter-culturelle, recherche de bureaux à Istanbul, relocation :

Turnkey Ltd, contactez-les aussi si vous avez des idées de business à developper, étant eux-même entrepreneurs français, ils vous donneront de précieux conseils.

Se loger en Turquie

Les grandes sociétés travaillent souvent avec des agences immobilières. Vous pouvez aussi consulter les sites spécialisés tels que :
sahibinden, hurriyet emlak



Network : Etoffer son réseau en Turquie

Pour ne pas souffrir du mal du pays, de l'isolement, pour partager quelques bons plans, ou pour trouver plus facilement un travail en Turquie, un seul mot clé : Réseau !
  • www.iwi-tr.org : International Women of Istanbul (IWI). Les anglo-saxones sont fortes pour le network. Elles organisent des activités culturelles, des sorties, des rencontres autour d'un çay, des dîners d'affaires, des séminaires, bref une mine d'or pour toutes celles qui parlent anglais.
  • www.istanbulaccueil.org : Une association qui regroupe plus de 200 familles françaises ou francophones qui vivent à Istanbul. Elle organise là aussi sorties touristiques, activités culturelles, etc. L'association édite plusieurs fois par an un petit magazine bourré d'infos utiles (l'écho du Bosphore).
Si vous cherchez du travail ou si vous souhaitez apprendre le turc, je vous invite à vous replonger dans certains de mes billets :

Trouvez un travail en Turquie : mode d'emploi
Apprendre le turc

J'ai essayé de résumer les points principaux, sachant qu'il y a encore beaucoup à dire... Si vous avez envie de partager votre expérience d'expatriés en Turquie et tous vos bons plans, les commentaires sont ouverts ! Merci d'avance...

mardi 14 octobre 2008

Syndrome d'Istanbul

Avez-vous déjà entendu parler du syndrome de Paris ?
Les psychiatres de la capitale française connaissent bien les pathologies de cette maladie contemporaine puisque chaque année, une quinzaine de japonais se retrouvent dans les hôpitaux parisiens en pleine crise de nerfs aiguë. En effet, le fossé est parfois grand entre nos deux cultures et des détails anodins (tels que ne pas s'occuper des valises dans le hall d'un hôtel, attendre longtemps dans un bistrot avant de pouvoir commander un café) peuvent générer trop de stress et engendrer un terrible marasme psychologique.


Photo prise d'un avion juste avant l'atterrissage sur Istanbul

Aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de me demander s'il existe un syndrome d'Istanbul...
Les embouteillages permanents, une langue difficile à décripter, le murmure rauque des mosquées cinq fois par jour, les paradoxes incessants, le fourmillement, le brouhaha insomniaque : Tous ces événements qui s'encastrent les uns dans les autres telles les pièces d'un puzzle rendent-ils certains voyageurs aliénés ? Istanbul provoque-t-elle certains syndromes ?
A ce jour, et malgré toutes les personnes que j'ai rencontrées (français ou étrangers expatriés, touristes, hommes et femmes d'affaires, enfants). Je n'ai jamais entendu quelqu'un me dire qu'il détestait cette ville tentaculaire. j'aurais aimé avoir quelques anecdotes dans mon sac pour faire pencher la balance de l'autre côté mais je dois me rendre à l'évidence, toutes les personnes que je connaisse se sont bien acclimatées à Istanbul.



En effet, tous me disent qu'ils sont tombés sous le charme, qu'ils se sentent comme chez eux dès les premiers pas posés sur le bitume turc. Il est vrai qu'un touriste est souvent chouchouté, le sens du service et de l'hospitalité étant des points forts ici.
Istanbul nous rendrait-elle plus humain, plus vibrant... Plus vivant ?
Habitant ici depuis six années, je présume que j'ai été atteinte du syndrome d'Istanbul sans m'en rendre compte. Un syndrome qui ferait plus de mal que de bien, une pillule miracle contre la morosité, qui agirait un peu comme une maladie d'amour. Je crois qu'un passage dans cette ville, même très temporaire, nous change définitivement.
Orhan PAMUK affirme pourtant que les Istanbuliotes sont plus dépressifs que la plupart des turcs, mais en croisant chaque jour le sourire du cireur de chaussures ou du vendeur de fruits et légumes, je n'en suis pas persuadée. En ces temps de crise, les derniers sondages montrent que les habitants de la capitale culturelle de la Turquie sont plutôt heureux et joyeux. Bizarre... Istanbul serait-elle l'illustration même de la résilience ?

Tout comme Oğuz DEMIRALP l'affirmait au sujet de Paris, her insanın bir Istanbul'u olmalı : Tout le monde devrait avoir un Istanbul...

* Extrait du livre "Gönderilmemiş kartpostal Yazıları" (P39) Her insanın bir Paris'i olmalı, tout le monde devrait avoir un Paris.

jeudi 9 octobre 2008

Fenêtre sur Istanbul



Photo prise à bord d'un feribot
Au loin se dessine la Tour de Galata


Découvrez Orhan Hakalmaz!

mercredi 24 septembre 2008

Grèce

Je suis actuellement à Athènes afin de visiter quelques clients et chantiers navals. Il fait nettement plus chaud qu'à Istanbul et l'ambiance me rappelle nos quelques heures passées cet été sur l'île de Chios...
Les photos cı-dessous datent du mois d'août :













mercredi 6 août 2008

Mon blog en vacances



Dans quelques heures, nous prendrons notre envol pour la côte égéenne afin d'assister à un mariage. Puis, semaine prochaine, direction le Nord-Est de la Turquie pour retrouver un peu de fraîcheur et le doux accent des habitants de la Mer Noire. Ma plume prend ainsi un peu de repos jusqu'au 18 août.

Vous êtes plus de 1.500 lecteurs à vous connecter quotidiennement, en attendant de vous retrouver, je vous remercie pour votre fidélité et je vous laisse en compagnie d'un patchwork de photos prises à Istanbul.

Afin d'éviter tout problème technique, je ferme l'accès aux commentaires pendant une dizaine de jours.
A très vite...

lundi 4 août 2008

Apprendre le turc : Petit cours pour s'y retrouver.

Si j'en avais eu l'occasion, est-ce que j'aurais choisi le turc en seconde langue au collège au lieu de l'italien ? Très honnêtement non. Je pensais d'ailleurs, à la fin de mes études, ne jamais plus avoir à apprendre une nouvelle langue étrangère...
Et puis un jour, le destin a bouleversé tous mes plans, et me voilà habitant dans un pays où la communication est difficile, même avec les gestes ! Comme des milliers d'expatriés dans le monde, il a fallu alors prendre mon courage à deux mains et me remettre à étudier, apprendre des mots par coeur, me sentir comme un enfant de deux ans dont le vocabulaire se réduit à quelques phrases de survie.
Pour apprendre une langue étrangère, il n'y a pas de secret : Il faut être motivé, curieux, persévérant et faire preuve de discipline.


Mais qu'y-a-t-il à 15 km ?!

Quelques étrangers vivent depuis des années en Turquie, mais ne savent pourtant pas aligner deux mots en turc, ils s'en sortent toujours pour communiquer en parlant en anglais, français ou allemand. Certains diront que c'est un manque de respect vis à vis du pays qui les accueille, d'autres vous affirmeront qu'il est difficile, après une journée de travail et son lot de responsabilités, d'enchaîner ensuite sur 2 heures de cours de langue. Après tout, chacun fait ce qu'il veut et surtout ce qu'il peut, mais je me demande comment s'intégrer dans un pays et comprendre sa culture sans pouvoir vraiment communiquer ? Mystère...


Enfants de Diyarbakır

Quoiqu'il en soit, en ce qui me concerne, j'ai eu un déclic radical pour être motivée comme personne pour apprendre le turc. Je me suis retrouvée à un enterrement dans le sud de la Turquie. Seule dans une pièce avec une veuve en pleurs, je n'ai pas pu lui communiquer mes condoléances ni même la consoler avec des mots. Ainsi, dès ma première année passée à Istanbul, j'ai pris des cours de turc afin de pouvoir me débrouiller vite dans la vie de tous les jours. J'ai eu de la chance, mon professeur (que j'ai trouvé en regardant les petite annonces affichées sous le porche du Consulat de France) avait le même âge que moi et préparait nos cours avec grand soin.

Il existe plusieurs méthodes pour apprendre le turc, cours collectifs, cours particuliers, livres : A chacun de composer selon ses envies, son temps libre et son budget. Vous trouverez ci-dessous quelques pistes pour apprendre le turc en étant basé en Turquie ou partout dans le monde.

Sur place : Les écoles de langue

De nombreuses écoles proposent des cours de turc dans les grandes villes de Turquie. Voici celles qui ont été testées par des amis à moi et qui ont fait leurs preuves : Méthodes Livres et CD

  • Assimil : Je ne connais pas les dernières versions. Celle que j'ai pu feuilleter en 2002 me semblait obsolète. Les dialogues et le vocabulaire s'y rapportant n'était pas très intéressant pour la vie professionnelle. De même, la méthode était truffée de fautes. Mais peut-être que cette méthode a évolué depuis ?


  • Worbook (Turkish for foreigners). Cette méthode est publiée par l'Université de Boğazici mais attention, elle est réservée aux anglophones. Plusieurs livres ont été édités (avec CD, exercices, grammaire). Personnellement, c'est la méthode sur laquelle j'ai appris le turc et je continue d'étudier sur les différents tomes. Je trouve la collection très claire, ordonnée, et le vocabulaire est adapté aussi bien à la vie professionnelle qu'à la vie pratique. En vente dans toutes les bonnes librairies turques.

Internet : Cours de turc en ligne
Dictionnaire franco-turc en ligne

Il en existe beaucoup, voici mes préférés :

Dois-je rajouter que, pour progresser rapidement en turc, tous les moyens sont bons... ou presque !? Regarder les chaînes turques, écouter de la musique, lire la presse locale, faire une année Erasmus à Istanbul ou à Ankara, discuter avec les commerçants, avoir un petit copain turc / une petite copine turque, etc ;)
Et vous, comment avez-vous fait pour apprendre le turc ?

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