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Du miel aux épices d'Istanbul...

jeudi 29 novembre 2007

Home sweet home

Saviez-vous que plus de 70 % des constructions sont illégales à Istanbul ? Ce qui sous-entend : Pas de permis de construire, pas de titre de propriété. Quand on veut acheter un bien immobilier ici, autant le faire avec prudence, accompagné d'un bon avocat qui se chargera de vérifier si le tapu (titre de propriété) est en règle et si le propriétaire n'a pas de dettes. Il faut aussi vérifier que le bien n'appartient qu'à une seule personne, car parfois ils sont trois, l'un est parti en Grèce, l'autre au fin fond de la Turquie...



Il nous aura fallu 10 mois, 40 week-ends et pas moins de 50 heures pour (enfin) trouver l’appartement de nos rêves à Istanbul. Combien d’emlakcı (agents immobiliers) avons-nous rencontré ? Combien de lieux avons-nous visité ? Sur combien de pages web avons-nous navigué ? Tout ce que je sais, c’est que la quête fût longue… Et que plus je visitais des appartements, plus je me sentais déprimée et j’étais prête à abandonner notre longue quête.

Immeuble prêt à s’écrouler, pièces trop humides, appartement vide de charme, prix trop élevés parce qu’on aperçoit le Bosphore quand on se met debout sur la cuvette des WC (j’exagère à peine). Pourtant, nous voulions quelque chose de simple. Une vue dégagée, dans un quartier sympa, avec une grande cuisine (mon critère :), une terrasse (le critère de Fred), un endroit à rénover. Et puis voilà, quand on n'y croyait plus la chance nous a souri... Depuis hier soir, nous sommes propriétaires !



L'appartement se situe dans le quartier de Beyoğlu, on prévoit de s’y installer en février, avant cela nous allons effectuer quelques travaux, et prendre le temps d’avoir un joli cocon Istanbuliote ! Et puis un jour qui sait, après avoir réalisé une belle plus-value, peut-être serons nous propriètaires d'un beau yalı...

* Merci Papa, merci maman, merci Onur, merci François et Constance, merci Jacques, et merci à tous les autres qui nous ont aidés et donné de très bons conseils !

lundi 26 novembre 2007

Résumé du week-end en images





Descente à la mer d'un pétrolier chimiquier de 15.000 Dwt, visite de la réplique de ce même navire en pleine mer, embarcadère de Beşiktaş, promenade nocturne sur le Bosphore.

lundi 19 novembre 2007

Toujours plus loin, toujours plus haut



Hier en faisant quelques courses du côté de Bayrampaşa, nous avons eu la surprise de constater qu’un nouveau centre commercial était en train d’être construit.
Les affiches prétendent qu’il sera le plus grand d’Istanbul et même d’Europe. J’ai l’impression qu’on ne bâtit que ça en Turquie actuellement : Des logements dans des tours et des immenses centres commerciaux. Consommer toujours plus, construire toujours plus grand.
Mais dans quel monde vivons-nous ?



jeudi 15 novembre 2007

Quand l'art rejoint la spiritualité



Nombreux sont ceux qui se demandent que ramener de Turquie en dehors des tapis, des loukoums et des nazar boncuk. Parfois les cadeaux qui accompagnent le chemin du retour manquent d’originalité ou sont trop encombrants. Pas facile de satisfaire tous les goûts ou de trouver l’objet rare à Istanbul.



En découvrant ces petites satuettes réalisées en argent massif (925 carats) dans un atelier situé à Tünel, je me suis dit que j’avais enfin trouvé un artisan turc qui faisait preuve d’originalité tout en gardant une part de ses racines. Ces statuettes rendent hommage à Mevlana, n’oubliez pas que cette année nous célébrons le 800éme anniversaire de la naissance de celui qui a profondément influencé le soufisme.



Tantôt objets purement décoratifs, tantôt objets usuels (bonbonnière, cendrier), ces derviches tourneurs sont montés sur du marbre uni et sans nervure (assez rare). Une ébauche est d’abord réalisée en cire afin d’en faire un moule pour des éditions limitées. Il y a au total 18 modèles différents, chaque pièce est réalisée à la main et signée par l’artiste (sous chaque statuette une plaque précise la date, les carats et le nom de l’artiste).



Un cadeau artisanal précieux qui ravira tous les amoureux de la Turquie ou tous ceux qui ont des souvenirs à ramener de l'ancien empire ottoman. Attention, ses statuettes ne se vendent pas dans les commerces, si vous souhaitez en commander, vous pouvez me contacter directement ou visiter le site web (www.turkishculturalgifts.com).



A noter que chaque pièce est emballée délicatement dans une jolie boîte... Ça tombe bien puisque noël arrive à grands pas ;-)

mardi 6 novembre 2007

Où faire du roller à Istanbul ?

Vous aimez tout ce qui roule et qui est dépourvu de moteur ? On ne peut pas dire que vous êtes gâtés à Istanbul...


Bostancı, en bord de mer

Pour commencer, n’oubliez pas que la ville est construite sur 7 collines (donc montées et descentes en pagaille). En ce qui concerne les rollers et les patins à roulettes, je me rappelle d’un article publié il y a quelques mois dans le journal Hürriyet. Il était question des 10 endroits où l’on pouvait faire du roller ici. La plupart des lieux cités étaient des petits squares. Aussi, mis à part tourner 50 fois autour de deux ou trois arbres, je ne comprends toujours pas pourquoi les journalistes ont référencé ces endroits….

A ma connaissance, il n’existe pas beaucoup de lieux pour pratiquer ce sport de glisse à Istanbul. J'en compte deux :
  • La place de Beşiktaş, à côté du musée de la mer. C’est plutôt pour ceux qui veulent faire du street hockey ou de belles figures artistiques, la place étant large et permettant une bonne glisse.
  • Mais si vous souhaitez plutôt vous balader seul ou en famille, rendez-vous à Bostancı, au bord de la mer sur la rive asiatique. Là-bas, des pistes ont été aménagées pour les coureurs, les cyclistes ou pour les rollers. Ce n’est pas très long mais ça vous permettra de rouler une ou deux heures en contemplant au loin les îles aux princes.
Côté européen, même si le bord de mer a été aménagé d’Ortaköy à Tarabya, ce n’est pas l’idéal pour les roulettes. En plus des passages étroits, les pêcheurs occupent tout l’espace. Vous risquez donc de rouler droit dans le Bosphore !


Quartier de Beşiktaş

Bref, il vaut mieux pratiquer d’autres activités que le roller si vous souhaitez une pratique sportive régulière… Et surtout sans danger !

vendredi 2 novembre 2007

Day without a car



Lundi dernier, nous avons été conviés à participer à la 1ére édition de la journée sans voiture (Day without a car) organisée par la Jeune Chambre Internationale du Bosphore (JCI) et par différents sponsors. L’événement devait avoir lieu le 28 octobre mais la préfecture a préféré delivrer les autorisations pour le lundi, c’est à dire le jour de la fête nationale.
Arrivés à Fenerbahçe, des vélos de location nous attendaient ainsi que quelques jeunes de notre âge et des membres de la fédération turque de vélo. L’un d’eux était âgé de 76 ans et a déjà parcouru tout le pays à vélo, je n'ai pas pu m'empêcher de le photographier alors qu'il racontait ses exploits à Onur et à Frédéric :



Nous étions une petite trentaine sur nos bicyclettes encadrés par une voiture de police, nous avions revêtus quelques tee-shirts blancs où figuraient les noms des sponsors. Nous sommes passés le long de Bostancı puis nous avons remonté Bağdat Caddesi afin de revenir sur notre point de départ. Pas facile de suivre la voiture de police qui grillait les feux rouges... Heureusement nous étions bien encadrés par quelques vtt qui surveillaient tous les véhicules environnants. Arborant quelques drapeaux turcs, les gens le long de la route ou assis aux terrasses des cafés nous ont applaudis pensant que nous défilions pour la République. Il faut dire que nous nous sommes faits remarquer, les vélos en Turquie sont plutôt rares. Le vélib, ce n’est pas pour demain ! Pas de voies pour les deux roues, chauffards à chaque coin de rue, et les 7 collines rendent les parcours difficiles. Rouler à vélo est un sport à haut risque ici !



Ce ne fût pas la journée entière à vélo, juste quelques heures le temps de parcourir 15 km (voilà qui va faire rire mon papa lui qui parcourt en moyenne sur son vélo plus de 100 km), mais nous nous sommes regalés. Longer la mer et voir au loin les îles aux princes, puis rejoindre une grande avenue marchande où les familles se promenaient gaiement sur les trottoirs.
Après l’effort... Le réconfort bien sûr !



Nous avons laissé nos vélos afin de déjeuner dans un restaurant qui a pour spécialité des güveç, mets de viande ou de légumes cuits dans un plat en terre cuite. Un délice ! Je vous donne les coordonnées de ce restaurant qui existe depuis 1944 au cas où vous passeriez dans le coin :
Abdullah Güveççi
Fener Kalamış Caddesi N : 84/2
Fenerbahçe - Istanbul
tel : 0216 347 77 97



Pour sa première édition, cette journée sans voiture s’est avérée fort sympathique. L’année prochaine, je suis sûre qu’elle connaitra un plus gros succès. Le seul point négatif de la journée, c’est que nous n’avons pas remporté les deux vélos offerts par les sponsors. Mais comme on dit, l'important ce n'est pas de gagner, mais de participer...