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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 11 février 2009

Pouvoir d'achat et choix alimentaires...

Il y a quelques jours, nous avons eu le plaisir de déjeuner avec une journaliste française de passage à Istanbul. Curieuse d'en connaître d'avantage sur la Turquie, elle nous a posé de nombreuses questions et nous en sommes venus à parler des prix des denrées alimentaires. Elle nous a révélé que les fruits étaient devenus des produits de luxe en France, et que peu de gens avaient la chance d'en consommer tous les jours, même chose pour les légumes.



La Turquie est un des rares pays au monde auto-suffisant d'un point de vue alimentaire : Une fois et demi plus grande que la France, la Turquie possède encore une population rurale très importante, d'où une grande quantité de producteurs et une distribution très diversifiée, contrairement à la France.
Les légumes et les fruits sont bien meilleurs marché qu'en Europe si l'on compare le pouvoir d'achat des européens et des turcs. Ici, on cuisine d'avantage car on ne trouve pratiquement pas de produits industriels dans les supermarchés (tels que des boîtes de conserves ou produits surgelés), ce qui est une bonne chose d'ailleurs. On consomme local et les vendeurs de produits frais ont de nombreuses boutiques étalées aux 4 coins de la ville. Les denrées périssables s'achètent aussi sur les charettes des vendeurs ambulants, dans les marchés ou chez son Bakkal (épicier).



Je me souviens d'une émission de TV en France où une personne devait, avec un budget limité, cuisiner deux repas pour quatre personnes. On devrait tenter l'expérience ici, je suis certaine que pour moins de 15 TL (7,12 €), je peux vous préparer un déjeuner et un dîner équilibrés pour 4 personnes. (Qui veut tenter l'expérience avec moi ? ;) Pour vous donner une idée des prix, j'ai sourcé quelques produits alimentaires courants dans la supérette de mon quartier....
  • 1 kg de courgettes : 2,40 TL
  • 1 kg de tomates : 1,5 TL
  • 1 litre de Coca-Cola : 1,40 TL
  • 1 litre de lait 1/2 écrémé : 1,14 TL
  • 1 pot de 150g de Nutella : 4,45 TL
  • 1 pain : 75 kuruş
  • 500g de pâtes Penne de la marque Barilla : 1,45 TL
  • 1 kg d'oranges : 2,4 TL


* Pour rappel, 1 € = 2,10 TL à ce jour

mardi 3 février 2009

Sous la dent...

La première fois que j'ai visité Istanbul, j'ai été frappée de voir le nombre de restaurants, snacks et buffets qui fleurissaient dans chaque avenue, dans chaque rue et même dans chaque venelle. Moi qui débarquais de Montpellier, ville où il est difficile de trouver quelque chose à grignoter après 22h (mis à part au Mac Do), je me demandais si les gens dormaient. Même à 3 heures du matin, on pouvait ingurgiter une belle portion de kebap, des desserts ou une bonne soupe chaude.


Une petite faim dans les rues de Safranbolu

Hier, j'ai eu un RV dans un coin perdu de Şişli, il était 14h30 quand j'ai mis le nez dehors et je n'avais toujours pas déjeuné. J'ai trouvé, perdue au milieu des gecekondu, une petite pâtisserie qui servait quelques plats chauds et de la soupe aux lentilles (mercimek çorbası). Juste à côté, il y avait un bakkal (épicier) et je me suis rappelée de nos escapades en Mer Noire, où l'on peut découvrir des épiceries au beau milieu de nulle part. Parfois même en haut d'un yayla (haut plateau), quand les camions ne montent pas chargés de légumes et autres produits frais. En Turquie, quelque soit le lieu et l'heure, il y a toujours quelque chose à se mettre sous la dent.


Photo prise dans un village de la Mer Noire

D'ailleurs, il n'y pas que la quantité, il y a aussi le prix et la qualité. En plein coeur de Taksim, on peut déguster une délicieuse soupe pour 1 TL, une assiette de riz pour le même prix, un plat de viande agrémenté de légumes pour 2,5 TL. Bref, pour moins de 5 TL, vous pouvez manger un repas complet et qui vous calera pour une bonne partie de la journée.


Photo prise à Safranbolu

Quand une boutique met la clé sous la porte, soyez assurés que cette dernière se transformera bientôt en snack où l'on pourra acheter de quoi boire et de quoi manger. D'ailleurs ce sont bien les seuls commerces qui résistent à la crise et aux aléas de la mode. Car manger n'est pas un simple besoin vital en Turquie, c'est avant tout un plaisir (vital)...