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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 27 janvier 2006

Kar devam ediyor...

La neige continue de tomber sur Istanbul... !

5 jours non stop.. Et quelques images poétiques avant le week-end pour vous remonter le moral, car il semblerait que les flocons turcs se soient déplacés vers la France... :)


sur le bord du Bosphore...


...entre Bebek et Arnavutkoy

jeudi 26 janvier 2006

Istanbul de neige

4éme jour de neige...



Mais zut, où ai-je bien pu garer ma voiture ??







Vivement l'été...

lundi 16 janvier 2006

Le grand écart



J’ai le corps en Europe et la tête en Asie...
Bien sûr, ce n’est qu’une métaphore, puisque je suis bien là, assise sur ma chaise, au dessus du continent européen, mais, en face de moi, par la baie vitrée, je ne vois que l’Asie... et le Bosphore.

Un pays, une ville, deux continents.

C’est un peu bizarre au début, de se dire "dans une demi-heure, je vais en Asie” sans avoir en poche passeport ni visa.
Juste besoin d’une voiture, ou d’un ferryboat.
Juste besoin de disposer de quelques minutes devant soi, selon le moyen de transport emprunté et selon le flux de la circulation, bien sûr.

Une ville, deux continents, deux ponts.

On s’attend quand on se rend pour la premiére fois sur la rive asiatique à un changement radical au point de vue architectural ou urbanistique.
Mais il n’en est rien.
Un peu plus de verdure, plus de tranquilité, moins de monuments historiques. C’est la seule grande différence.
Aprés, c’est la même culture, la même langue, les mêmes mentalités, la même ville.

Chaque jour, ils sont des milliers à faire la traversée entre les deux rives, pour des raisons professionnelles essentiellement.
On travaille en Europe, on habite en Asie. Rarement le contraire.
Pourquoi un tel phénoméne ?
Tout d’abord parce que les loyers sont moins chers en Asie, le prix est souvent divisé par deux, autant à la vente qu’à la location.

Ensuite, on ne change pas aussi facilement de quartier.
Les istanbuliotes ont leurs habitudes, ils aiment rester dans le quartier où ils ont grandi.

Enfin, le travail est comme partout instable, donc inutile de changer de lieu d’habitation, même si l’essence est chére, même si on met 1h30 pour se rendre au bureau, demain on peut travailler ailleurs, qui sait ?



Il existe deux grandes infrastrures qui s’élévent au dessus des flots et qui permettent de relier les deux rives.
Le plus vieux, le pont du Bosphore, a été inauguré en 1973, et c’est l’un des cinq plus grands ponts suspendus du monde.
Il s’éléve en effet à 64 métres de haut et mesure plus d’un kilométre (1560 m).
Le deuxiéme est le pont de Fatih Sultan Mehmet, construit par les japonais et achevé en 1988.

Des projets sont dans les esprits de certains hommes municipaux : peindre le dessous du pont du Bosphore aux couleurs de l’arc en ciel, construire un troisième pont, etc.

La traversée dans un sens ou dans l’autre, est toujours un moment magique, et ce, malgré le temps, l’heure ou la densité de la circulation.
Survoler les bâteaux de pêche et les pétroliers,
Voir la ville en miniature,
Faire un grand écart entre deux continents...

jeudi 12 janvier 2006

Quand Pablo Picasso surplombe le Bosphore...



Déjà plus de 60.000 visiteurs en un mois et demi, on comprend grâce aux chiffres l’importance de la première exposition consacrée à un artiste occidental en Turquie.

Sakip SABANCI, très célèbre homme d’affaires turc, avait, juste avant sa mort l’année denière, exhaussé un souhait : que le musée construit dans son ancienne propriété le manoir du cheval consacre sa premiére exposition au peintre Pablo Picasso, qu’il admirait tant.

C’est donc chose faite, et Burak et moi avons profité des bayrams (une semaine de jours fériés) pour nous rendre à Emirgan, sur le bord du Bosphore où se tient cette exposition jusqu’à fin mars 2006.


Détail du parc

Dés l’ouverture, du monde au portail, mais pas trop d’attente quand même. Il faut juste veiller à se séparer de son manteau, son sac et son appareil photo pour visiter l’exposition.


Un des bâtiments qui abrite l'exposition Picasso

A l’intérieur d’un bâtiment très moderne avec de grandes baies vitrées, nous avons pu admirer dessins, peintures, sculptures, céramiques et même tapisseries du célèbre artiste qui retracent les différentes étapes de sa vie : de la période bleue à la période Guernica.



Aprés avoir visité cette expo, nous nous sommes rendus dans les anciens appartements de la famille Sabanci (aux allures de Versailles) et nous avons pu admirer l’extraordinaire collection de manuscrits et calligraphies turcs qui se situe aux étages du manoir.

En ressortant du musée, nous avons fait un petit tour dans le jardin de la propriété qui surplombe le Bosphore.


Jardin du Manoir du Cheval


Burak au pied du Bosphore

A l’entrée du manoir, une centaine de personnes faisait la queue pour entrer.

Nous n’avons pas regretté de nous lever tôt, un grand merci à la fondation Sanbanci qui accueillera sans doute dans un futur proche quelques nouvelles merveilles issues de monde artistique.