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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 19 avril 2006

S'il n'y avait qu'un quartier...


Quartier de Beşiktaş

Il y a un quartier que j’adore sur Istanbul et dans lequel j’aime me promener même si je n’ai rien à y faire. Célèbre pour son équipe de foot, mais peu connu des touristes, ce quartier grouille de monde, de boutiques, de nourriture (toast, kebaps, patisseries), de parfums. C’est un quartier tellement convivial !



On y trouve des galeries marchandes (avec DVD et jeux copiés, parfumerie, bijoux, etc..), des marchés (fruits, légumes, poissons), une des mes boutiques bio préférée (kirkambar) où j’achète du lait de soja, du thé vert et des épices.


Mon magasin bio

J’ai mes petites habitudes sur Beşiktaş, et chaque fois que je mets les pieds dans ce quartier je passe toujours faire quelques achats dans la boulangerie que m’a fait connaitre mon amie Basak. Il y a les petits pain préférés de Burak et de nombreux biscuits préparés avec de la farine complète.


Uniş : on y trouve de délicieux pains et biscuits

C’est le quartier des bonnes affaires (fringues, bricoles pour la maison, vaisselle, etc..) alors je ne peux que vous recommander d’y aller si vous êtes de passage par ici !

mardi 4 avril 2006

Quand la mafia décampe...

Trouver de la place pour garer sa voiture est toujours quelque chose de problématique dans les grandes villes.



Sur Istanbul par exemple, mis à part dans les centres commerciaux, il n’y a pratiquement pas de parkings souterrains. Il faut donc s'armer de patience et trouver une place le long de la route ou bien dans un otopark.

Ces parkings ont été aménagés illégalement un peu partout dans la ville et sont gérés par la mafia turque.
Celle-ci s’est appropriée quelques bouts de terrains à droite à gauche au fil du temps, et squatte aussi des cadavres de bâtiments.

On laisse souvent ses clés avec son véhicule et les employés clandestins entassent les automobiles, les déplacent, les replacent tout au long de la journée. Sachant que ces otopark ne sont pas gratuits, on peut dire que ces endroits sont très rentables car les places dans la rue se font rares... et en plus ces parkings sont souvent bien placés.

Le gouvernement turc a cependant décidé de retrousser ses manches en 2006, en prenant de nouvelles mesures afin de cesser cette activité mafieuse. Il a dernièrement crée une société et a investit pas mal d’argent afin de racheter toutes les parcelles de la ville qui sont occupées illégalement. Les municipalités vont assurer la gérance de ces parkings.



Dans mon quartier, un de ces parkings a été complétement fermé et rasé en l’espace d’une journée.
Une descente de police, et en amont quelques gros billets glissés sous une table.
Adieu le cabanon des gardiens et les employés toujours accompagnés de leur chien. Le parking est devenu un terrain vague, son ouverture est bloquée par la carcasse d’une voiture.



Un petit bout de terre qui devrait être vite réinvesti et rentabilisé, car on raconte que l’état rachète chacun de ces m2 à des prix exorbitants...