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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 31 mai 2006

Photo du jour



Passera, passera pas ?

vendredi 26 mai 2006

Le palais englouti

On y pénètre par une petite entrée qui ne paye pas de mine. Puis, en descendant quelques marches d’escaliers, nous voilà plongés dans un univers englouti vraiment spectaculaire. On comprend alors facilement pourquoi une des scènes d'un des films de James Bond : Bons Baisers de Russie a été tournée dans ce lieu.



La Basilique Citerne d’Istanbul (Yerebatan Sarayi), située dans le quartier historique de Sultanahmet, a été construite sous Constantine (6ème siècle) puis agrandie par l'empereur Justinien (532). Cette grande citerne servait autrefois à alimenter en eau le palais impérial. La visite se fait sur des passerelles au dessus de l'eau.


Chantal et moi posant devant une des têtes de gorgone

De plan rectangulaire, la Basilique Citerne mesure 140m x 65 m, et sa capacité est estimée à 78 000 m3, ce qui en fait la plus grande citerne de ce type à Constantinople. Ses quatres murs sont épais de 4 mètres. Les aqueducs construits par l'empereur Justinien, situés à 19 km au nord d’Istanbul servaient à alimenter l’eau de la citerne.


Prenez une pièce et faites un voeu !

A l’intérieur, il y a douze rangées de 28 colonnes monolithiques qui mesurent environ 8 mètres de haut. La plupart des 336 colonnes sont surmontées de chapiteaux d’ordre Corinthien. Deux colonnes de cette basilique sont particuliérement célèbres puisque leur socle est en fait un bloc sculpté représentant une tête de méduse. On ignore en fait pourquoi ses blocs ont été placés là, encore un mystère qui intéressera les lecteurs de Da Vinci Code :)


Une des têtes de meduse est disposée à l'envers laissant perplexes les historiens

N’oubliez pas de jeter des pièces dans certaines parties du bassin et faire un voeu. Vous serez surpris de constater aussi les nombreux poissons qui se faufilent entre les colonnes (et qui sont bien dodus).

Entrée : 6 euros environ (10 YTL) avec réduction pour étudiants et enfants, ouverte tous les jours,
En été, concerts de musiques classiques en fin de journée (WE)

lundi 22 mai 2006

A la recherche des meilleures épices



Afin de parfumer les viandes grillées, les salades, les pâtes, les mezze ou encore les desserts, les turcs utilisent quotidiennement de nombreuses épices.
Tout comme en France, on peut les acheter dans tous les supermarchés en Turquie, cependant, rien ne vaut de se les procurer au marché Egyptien d’Istanbul dans la quartier d’Eminönü, appelé aussi marché aux épices.


Quartier d'Eminönü qui grouille toujours de monde

Cet édifice en forme de L a été construit en 1663 à côté de la nouvelle mosquée (yeni cami).
Autrefois, les épices et les marchandises venues par navire d’Egypte étaient vendues dans les enceintes de ce marché d’où son nom de marché égyptien (mısır çarşı).
Bien que touristique, ce marché couvert est aussi très fréquenté par les turcs. C’est pourquoi on y trouve autant de marchands d’épices, de fromages ou de charcuterie que de boutiques de souvenirs.


Chantal au milieu des cadeaux-souvenirs, ce n'est pas le choix qui manque !

Les épices y sont très bon marché et sont présentées en vrac. Safran, cumin, cannelle, henné, mélanges de 5 épices, menthe déshydratée, autant d’épices que de possibilités de les cuisiner :) On peut aussi y acheter des remèdes naturels pour apaiser tous les maux ainsi que des produits aphrodisiaques.


J'ai ramené du safran pour mes futures créations gourmandes...

Ce lieu riche en couleurs et en parfums inspirera chaque cordon bleu et donnera matière, bien sûr, à tous les amoureux de la photographie...

jeudi 18 mai 2006

2 princesses dans un palais



En tant qu’ancienne guide, je ne peux pas m’empêcher de planifier les visites touristiques.
Sachant que le temps manque toujours et que beaucoup de monuments sont fermés certains jours dans la semaine, rien n’est pire que de se payer une demi-heure de trajet et d’arriver au pied de portes fermées avec en tête la question qui fait toujours mauvais augure “bon alors qu’est-ce qu’on fait maintenant ?”

Aussi pour la venue de ma meilleure amie, j’avais préparé des journées à thème, en adoptant cependant l’esprit oriental propre à la Turquie : les changements de plans et de dernière minute ne gacheront rien au plaisir d'être ensemble.





Pour le premier jour de notre semaine de vacances, j’avais prévu la visite du palais de Dolmabahçe, situé le long du Bosphore à quelques kilomètres de chez moi, entre Beşiktaş et Kabataş, sur la rive Européenne.
Construit à partir du 15éme siècle, ce palais fût le lieu de résidence (jusqu’en 1918) des 6 derniers sultans de l’Empire Ottoman (il y en a eu 36 au total), qui participèrent à tour de rôle à l’embellissement de l’ensemble par le biais de nouvelles constructions et décorations intérieures.



Dolmabahçe signifie en turc jardin rempli, avant de pénétrer dans le bâtiment principal, on traverse un magnifique jardin qui embaume la rose et la tulipe et qui surplombe le Bosphore. A l'entrée de chacunes des portes du palais se tient un garde immobile tout comme à Buckhingham Palace (impossible de leur faire dégager un sourire!).



La palais comporte plus de 280 pièces mais tout comme Versailles, on n’en visite aujourd’hui qu’une infime partie. Le tout est un mélange de style Baroque, Rococo et Empire et occupe 14.595 m2 . La plupart des tissus d’intérieur et des tapis sont d’origine Turque. On peut admirer cependant de nombreux cadeaux offerts par d’autres rois et empereurs provenant d’Europe ou d’Asie, 600 tableaux agrémentent les murs quand ces derniers ne sont pas recouverts de fresques.



La salle des fêtes du palais accueille parfois des réceptions organisée par les membres du gouvernement turc (visite d’un président américain ou européen par exemple). Le palais est un lieu touristique incontournable, on s’imprégne sans probléme de cette atmosphère luxueuse et on s'imagine, le temps de la visite, être une princesse Ottomane... (je parle en tant que femme bien sûr !)

A noter qu’Atatürk, qui a transformé la plupart des monuments et palais turcs en musées, décédera dans une des chambres du palais en novembre 1938.



Le palais est fermé le lundi et jeudi. Il se visite en groupe avec un guide obligatoire.
Compter 6 euros pour la visite du palais (Selamlık : appartements des hommes) et 6 euros en supplément pour la visite du Harem (appartements des femmes).
A noter que vous devez payer aussi un supplément pour prendre des photos ou filmer le Palais de Dolmabahçe.