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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 29 juin 2007

Détroit



J’ai les yeux braqués vers l’horizon
Où s’étend la mer de tout son long
Et les profonds sillons des bâteaux
Semblent vouloir échancrer une eau grise
Dans laquelle l’amertume s’enlise
De légers reflets blancs sur sa peau

Deux énormes morceaux de terre s’étendent
L’un vers l’autre comme s’ils voulaient s’atteindre
Et ils trouvent le moyen de s’en plaindre
En des sirènes qui au loin s’entendent
L’impression que me donne le détroit
Pareille à celle qui m’allonge vers toi

Qui sait combien pareils à nous deux
Voudraient tarir la mer de leur feu
La sécher par des miracles d’antan
Réunir les deux bras en l’étreinte
D’un présent attendu depuis si longtemps
Abolir à jamais les complaintes

Nino ANAVI
Tiré du recueil de poésies “A toi..." - Istanbul, 1995

mercredi 27 juin 2007

Atlas Pasajı



Quand on descend Istiklal Caddesi, de Taksim à Beyoğlu, on est subjugué en premier par la foule et par le brouhaha. Quelque soit l’heure de la journée, c’est toujours vivant, coloré. C’est le coeur palpitant de la ville.



Ensuite, on ne peut s’empêcher de rentrer dans les boutiques, les cafés, les restaurants... Impossible de descendre cette grande avenue sans prévoir un ou deux arrêts minimum. Enfin, poussé par la curiosité, on ose s’aventurer dans les nombreux passages où s’entreposent cinémas, boutiques et büfe.



Un des passages les plus connus de la rue mais aussi un des plus fréquentés s’appelle Atlas Pasajı. Le bâtiment qui abrite ce passage a été construit fin 19éme siècle par un riche banquier arménien Mr. Agop Köçeyan.



Connu surtout pour son cinéma qui pouvait accueillir plus de 1800 personnes dans les années 50 et pour son théâtre, Atlas Pasajı héberge aussi de nombreuses boutiques.



Accessoires à la mode, vêtements banchés, objets de décoration.. De quoi faire quelques emplettes sympathiques ! Idéal pour se protéger en cas de pluie, de neige ou de canicule, si vous mettez les pieds dans ce passage n’oubliez pas de faire un tour dans les étages !

lundi 25 juin 2007

Trait d'union

Europe-Asie, Asie-Europe, Istanbul est la seule ville au monde à s'étendre sur deux continents.



Passer d'une rive à l'autre est un spectacle grandiose : On est transporté par la beauté du Bosphore, par son immensité et par ce roulis qui en découle. Les ponts font office de trait d'union. Du bleu à portée de main malgré l'odeur du bitume, la preuve en images...




Photos prises du Pont du Bosphore et du Pont de Fatih Sultan Mehmet.

mardi 5 juin 2007

Le Grand Bazar



4 000 boutiques, 36 portes (dont 17 ouvertes de 8h30 à 19h, 6 jours sur 7), 88 rues, 2 commissariats, 4 mosquées... Ces chiffres, qui concernent le Grand Bazar d’Istanbul, proviennent directement du commissaire en chef de ce lieu adulé des touristes. J’ai en effet passé une heure dans le poste de police du Grand Bazar, samedi. Je ne me suis pas faite réprimandée, je vous rassure, j’ai juste rencontré quelques personnes clés dans le cadre de mon projet professionnel.



Construit en 1461 par Mehmet le Conquérant afin d'assurer la sécurité des commerçants d'Istanbul, le Grand Bazar connu ici sous le nom de Kapalı Çarşi accueille chaque jour des milliers de personnes désireuses d’acquérir ou de vendre de l’or, d’acheter des souvenirs, des accessoires, des tapis, des kilims, des faux sacs de marque... Une vraie caverne d’Ali Baba de 30.000 m2 ! On y trouve aussi quelques boutiques originales.



Entièrement couvert, ce bazar qui est un des plus grands du monde, est un lieu incontournable... Surtout quand on a de nombreux souvenirs à ramener !