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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 30 mai 2008

Musée de Pera


A gauche, une célèbre peinture à l'huile "Kahve Keyfi" (18e. s)

Le bâtiment qui accueille le musée de Pera fut construit en 1893 par l’architecte Achille Manoussos afin d’y abriter le célèbre hôtel Bristol. Seule la façade d’origine a été conservée, tout l’intérieur a été détruit, remanié et mis aux normes anti-sismiques par l’architecte Sinan Genim, afin d’être réouvert en juin 2005 en tant que musée.



La fondation Suna* et Inan KIRAÇ a fait don de sa collection privée au musée de Pera. Ainsi, sur deux étages sont présentés des collections permanentes d’objects archéologiques (mesures et poids), des portraits officiels de Sultans ainsi que quelques oeuvres anciennes en céramique.



Les autres étages accueillent des collections temporaires d’Art. Le musée de Pera présente jusqu’au 31 août 2008 des oeuvres du peintre, sculpteur et céramiste espagnol Joan Miró ainsi qu’une retrospective de deux artistes connus (Dogançay et Villeglé Collage Décollage) jusqu'au 17 juillet 2008.



Si vous préférez les choses plus classiques, rien ne vous empêche de vous plonger dans les grandeurs de Constantinople et d’admirer la très belle collection (permanente) de peintures orientales (plus de 300 au total).

Musée de Pera
Meşrutiyet Cad. 65, Tepebaşı - Beyoğlu
Fermé le lundi.
Ouvert mardi au samedi de 10h à 19h et dim. de 12h à 18h,
Entrée payante (7 YTL - environ 4 €)
A noter que certains étages du musée sont actuellement fermés au public pour rénovation.

* Suna est la fille du fondateur du groupe KOÇ, une des plus grosses fortunes de Turquie.

jeudi 8 mai 2008

Fatih



Peuplé de femmes qui portent le tchador noir, cet endroit peut paraître un peu intimidant pour certains. Les cheveux qui flottent librement sur les épaules sont rares, pourtant le district historique avec ses touristes en shorts et en débardeurs n'est pas bien loin. Bienvenus à Fatih, connu comme étant l'un des quartiers les plus traditionalistes d'Istanbul.



Quand on fait un peu de lèche-vitrines sur Kardeşler Caddesi, on est surpris par les tenues colorées, pailletées et extravagantes destinées aux femmes voilées. L’industrie du textile nous prouve une fois encore qu'elle a toujours su s’adapter.



La mosquée de Fatih (1470), en plein travaux de rénovation, vaut le coup d’oeil avec son jardin cloturé et peuplé d’innombrables chats de toute race. En sortant de ce lieu de prière, qu’il est agréable d’arpenter Fatih Caddesi, une rue pavée et bordée de commerces alimentaires.



Que ramener dans son panier de courses ? Du pain de Trabzon ou une énorme motte de beurre ? Quelques fruits secs ? Pour nous ce sera du fromage ainsi qu’un gâteau de cire et de miel.



Les commerçants sont adorables, toujours prêts à nous faire goûter leur production locale. D'ailleurs, les prix sont nettement inférieurs comparés à ceux pratiqués dans le quartier de Beyoğlu.



Fatih est finalement un quartier turc accueillant et calme pour les occidentaux qui le traversent. Même s'il est vrai qu'être étranger nous permet une plus grande marge de liberté, la Turquie possède ce joyau qu'on appelle la tolérance : En traversant les quartiers les plus islamistes, on ne se sent pas en insécurité. On côtoit sans arrêt cheveux décolorés et tchador, punks rasés et barbes longues, églises et mosquées. Une belle leçon d'humanité.