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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 23 août 2006

Istanbul, la ville aux quatres saisons

Alors que l'été boude indéniablement l'Europe, le soleil semble avoir pris un abonnement dans le ciel turc.
Hier 50 degrés sur Antalya, et 31 sur Istanbul. Au bureau la clim marche à fond, les vendeurs de glaces de la ville font recettes et les baigneurs se régalent. J'ai râlé cet hiver à cause des longues semaines de neige, alors autant se réjouir (et s'en vanter) quand le climat est plus que clément.



Un jour, je ne sais plus trop qui, mais quelqu'un m'a dit qu'Istanbul était une ville idéale pour les femmes, car qui dit quatre saisons dit aussi quatre fois plus de possibilités d'avoir une garde-robe variée qui s'adapte au fil des différents climats.
Voilà encore un excellent argument qui vous démontrera pourquoi j'aime autant cette ville !

vendredi 18 août 2006

La puce passe-partout



En Turquie, y’a pas à dire, ils sont forts en transport en commun.
Que ce soit les dolmuş, les ramassages scolaires, les minibus des sociétés privées, les bus, les autobus de mer, tout est super bien organisé.
Bon Ok, petit bémol tout de même pour le métro d’Istanbul qui ne dessert que 5 quartiers et pour les lignes ferrovières qui ont besoin d’être modernisées et de se développer à travers tout le pays...



En tout cas, en ce qui concerne Istanbul, c’est facile de circuler d’un quartier à un autre. Armé de votre akbil* (photo ci-dessus), cette petite puce électronique qui est rechargeable à côté de tous les grands arrêts de bus et métro, vous pourrez vous balader en toute tranquilité. En entrant dans les bus, une petite boite (orange, rouge ou bleue) sert à décompter les crédits des puces des utilisateurs des transports en commun. Avec l’akbil, on bénéficie de 10 à 30 % de réduction selon les moyens de transport empruntés. Si vous prenez (dans la même direction) deux bus, ou un bus puis le métro, ou encore un bus puis un autobus de mer, sachez que le deuxième moyen de transport choisi sera gratuit :)



Si jamais vous n’avez pas ce passe-partout magique qui tient sur votre porte-clés, vous pouvez trouver des tickets de bus (points de vente proches des arrêts de bus). Le ticket peut s’acheter parfois directement dans les autobus, un homme est assis derrière une petite table située sur votre gauche en rentrant.
En ce qui concerne les autobus de mer, le métro ou le tramway, on achète des jetons toujours à l’entrée principale.

Pas de contrôleur en Turquie, les gens sont plutôt honnêtes et paient même s’ils rentrent par les portes de derrière (mes copains parisiens ont halluciné devant autant de discipline !). Et c’est de toute façon le chauffeur de bus qui contrôle les voyageurs, la machine pour décompter les unités des akbil ou poinçonner les tickets se trouvant juste devant lui.

Attention ! Si vous utilisez des tickets, sachez que la poinçonneuse automatique ne vous les rendra pas, elle les avale... Ne faites pas comme moi, la première fois que j’ai pris le bus en Turquie, j’ai attendu 5 minutes en dessus de la machine, je pensais que mon ticket allait remonter oblitéré (ben oui comme en France quoi !). Le chauffeur a fini par me demander ce que j’attendais plantée là... il s’est bien moqué de moi !
Des fois, j’vous jure, j’en rate pas une...

* l'akbil s'achète 6 YTL (3,6 €), il est rechargeable un peu partout.

jeudi 17 août 2006

Palais de Topkapı



Construit au 15ème siècle, le Palais de Topkapı* (Topkapı Sarayı) accueille chaque année plus d’un million de visiteurs.

C’est le Sultan Mehmet II le Conquérant qui ordonna la construction de ce gigantesque complexe qui comprend bibliothéques, harems, pavillons, jardins somptueux, mosquées, murailles et tours de surveillance. Pendant quatre siècles, ce palais abrita 26 des 36 Sultans Ottomans. Il fût le centre administratif de l’Empire Ottoman de 1465 à 1853.



A cause des tremblements de terre, des incendies, et des caprices des différents Sultans, le palais fût remanié à plusieurs reprises au cours de l’histoire. Il domine à la fois Istanbul, le Bosphore et la Corne d’Or et fait face à la rive asiatique.



Afin de visiter ce lieu hautement touristique, comptez une bonne journée pour faire le tour de toutes les salles, pour admirer les différentes collections ainsi que les trésors des Sultans, sans oublier la visite des harems.



*Topkapı Sarayı, Sultanahmet
Tel + 90 212 512 04 80
Le palais est ouvert tous les jours sauf le mardi de 9h à 19h.
Les harems se visitent en groupe (entrée en supplément) de 9h30 à 15h30.

lundi 14 août 2006

Tout en haut de la colline



Etant donné que je ne donne plus de cours de boxe le week-end, j’en profite pour passer un peu plus de temps avec mes amis, et rendre visite à certains d'entre eux qui habitent sur la rive asiatique.
Je prends le bâteau à Beşiktaş et 20 minutes plus tard, me voilà dans le quartier de Kadiköy, en Asie mineure.

Un de mes amis m’a emmenée sur la plus haute colline d’Istanbul, qui s’appelle Çamlica Tepesi.
C’est très boisé, on prend le frais au milieu des pins. Il y a plein de petits cafés où l’on peut prendre un thé et fumer le narguilé. Mais ce qui vaut le déplacement, c’est bien entendu la vue panoramique sur Istanbul, Epoustouflant !
On comprend en haut de la colline toute l’étendue de cette ville tentaculaire, jugez-en par vous-même..!

vendredi 4 août 2006

La croisière s’amuse...



C’est l’été, il fait beau et chaud..
Impossible donc de faire l’impasse sur l’activité préférée des Istanbuliotes : Les croisières ! Sur toutes les rives du Bosphore, il y a des bateaux à louer de toutes les tailles et pour tous les budgets.



Sur les navires de plaisance certains organisent des soirées d’entreprises, d’autres des soirées barbecue avec une petite bande de copains, ou encore un anniversaire surprise, des fiançailles, des mariages, des visites guidées. Le trafic maritime est donc dense à cette période de l’année, de jour comme de nuit.



La musique s’échappe des bâteaux de croisières, les gens s’amusent comme des fous à tribord, dansent ou se font bronzer à babord.
Un programme à déguster en toute oisiveté :)

mardi 1 août 2006

L'île de la tentation



Ce week-end je me suis fait un petit plaisir, j’ai passé une journée à la piscine de Galatasaray :)
En Turquie, les piscines publiques sont rares, si l’on veut se rafraichir, il faut payer le prix puisque les piscines privées sont très chères, il faut fréquenter celles des hotels, ou des grands complexes nautiques.
Comptez environ 25 euros l’entrée.



La piscine de Galatasaray* se situe en plein milieu du Bosphore, on y accède grâce à un navire gratuit. On se baigne donc au milieu des pétroliers et des bateaux de touristes. A l’entrée, on vous fournit serviettes de plage, l’entrée coûte 50 YTL si vous n’êtes pas membre de Galatasaray, sinon c’est beaucoup moins cher (15 YTL).



Sur l’île, on y trouve des bars, des restaurants, des vestiaires, et une immense piscine d’eau de mer. On peut s’installer sur des matelas ou louer des lits (150 €).



Bref un peu cher mais après tout, le luxe n’a pas de prix...

* Su Ada, Kuruçeşme Galatasaray Adası

vendredi 14 juillet 2006

Ils ont choisi !

La compagnie IDO, qui gère les autobus de mer d’Istanbul, a organisé le mois dernier une grande enquête auprès de ces utilisateurs afin de déterminer, parmis 4 navires, quel est celui que les istanbuliotes préfèrent.
La compagnie a décidé en effet d'acquérir de nouveaux ferryboat.

Au total 360.000 votes ont été récoltés, surtout par le biais d’Internet. L'heureux élu, le voilà :
Pas mal, non ?

jeudi 13 juillet 2006

Vaporetto



Tous les jours, des milliers d'Istanbuliotes empruntent les Deniz Otobüsü* pour se rendre sur l'autre rive...

* Autobus de mer / Vaporetto

mardi 11 juillet 2006

Istanbul en tridimension

Et si je vous disais que ce week-end je suis allée dans un centre commercial sans l’optique d’y faire du shopping, vous me croiriez ?
Pourtant, même en cette période de soldes, je vous jure que c’est vrai !



Kanyon, retenez bien son nom si vous envisagez un jour de vous rendre sur Istanbul. Ouvert il y a environ un mois dans le quartier de Levent (côté européen), cet ensemble immobilier de 200 milions de dollars est un véritable bijou architectural. A lui seul, il regroupe résidences (179 appartements), bureaux (25 étages), boutiques de luxe (centre commercial de 37 500 m2), restaurants, cinéma...



Financé par le holding industriel turc Eszacibasi et l'investisseur immobilier IS, ce complexe dynamique et visionnaire véhicule indiscutablement l’image de la Turquie moderne.

lundi 12 juin 2006

Photo du jour


Le Bosphore, vue d'Etiler, juin 2006

vendredi 9 juin 2006

Photo du jour


Le vieux tramway - Beyoğlu

mardi 6 juin 2006

9 000 mètres carré de France



“On pourra y acheter des fromages français.”
“il y aura plein de caves à vin.”
Je dois avouer que j'avais entendu un bon nombre de rumeurs et j’avais hâte, dès son ouverture en 2004, de me rendre dans la rue française d’Istanbul (fransiz sokağı) afin de constater ce qui s’y passait vraiment.
Car comme la plupart des gens traversant le quartier de Taksim et Beyoğlu, j’avais eu l’occasion à l’époque de suivre l'évolution des travaux avec beaucoup de curiosité.



Il aura fallu deux ans de travail à Mr. Mehmet TAŞDIKEN pour réaliser ce pari fou : Créer une rue française dans le coeur d'Istanbul, en prenant appui sur des architectes français et la Mairie de Paris afin de recréer l’ambiance de Montmartre dans une vieille rue à moitié délabrée.
Des murs tout en couleurs, un grand escalier parsemés de cafés et de restaurants aux noms bien français (les fées, à la folie, le balcon…) une bonne odeur de crêpes et quelques mélodies d'AZNAVOUR ou d'Edith PIAF, pour peu, on se croirait dans le pays des camemberts.



C’est dépaysant, ça plait, et les terrasses, été comme hiver, ne désemplissent pas. Le soir, l’ambiance est encore meilleure. Chaleureuse, conviviale, on a l'impression de déguster un verre de vin sur la place d'un petit village du sud.
Un peu cliché certes, le concept de cet investiteur mérite cependant quelques applaudissements, car il honore notre culture en Turquie. Alors en tant que française, je me permets de lui dire une chose : chapeau bas !

lundi 5 juin 2006

Baignade interdite

Sur Istanbul, les températures s’échelonnent en ce moment entre 26 et 34 degrès. Habitant au bord du Bosphore, il y a toujours un air frais qui me fait supporter ces températures estivales. Mais ça ne me fait pas pour autant passer l’envie de me jeter à corps perdu dans les flots argentés du Bosphore.



Autrefois (40 ans auparavant) il y avait des plages à Istanbul, mon patron me raconte qu’il se baignait juste en face de nos bureaux. A présent, la pollution rend la baignade dangereuse et interdite (50.000 navires par an qui passent le détroit), mais pas seulement, sachez que le Bosphore compte des millions de méduses, de quoi vous donner des frissons !

Pour se baigner, il faut se rendre sur la mer noire, soit parcourir quelques kilomètres et affronter des heures de bouchons. Vous pouvez aussi fréquenter les piscines privées, celles des hotels par exemple sachant que piscine municipale ne fait pas partie du vocabulaire turc. Dans ce cas là, il faut compter au moins 30 euros l’entrée pour se faire dorer le popotin même 30 minutes.. Ça fait cher le coup de soleil !

Ainsi vous l'aurez compris, le plus simple et économique moyen pour se rafraichir, c'est la baignore ou la douche…
Ahhhhh, c’est si dur de regarder la mer toute la journée sans pouvoir y tremper ses doigts de pieds…

mercredi 31 mai 2006

Photo du jour



Passera, passera pas ?

vendredi 26 mai 2006

Le palais englouti

On y pénètre par une petite entrée qui ne paye pas de mine. Puis, en descendant quelques marches d’escaliers, nous voilà plongés dans un univers englouti vraiment spectaculaire. On comprend alors facilement pourquoi une des scènes d'un des films de James Bond : Bons Baisers de Russie a été tournée dans ce lieu.



La Basilique Citerne d’Istanbul (Yerebatan Sarayi), située dans le quartier historique de Sultanahmet, a été construite sous Constantine (6ème siècle) puis agrandie par l'empereur Justinien (532). Cette grande citerne servait autrefois à alimenter en eau le palais impérial. La visite se fait sur des passerelles au dessus de l'eau.


Chantal et moi posant devant une des têtes de gorgone

De plan rectangulaire, la Basilique Citerne mesure 140m x 65 m, et sa capacité est estimée à 78 000 m3, ce qui en fait la plus grande citerne de ce type à Constantinople. Ses quatres murs sont épais de 4 mètres. Les aqueducs construits par l'empereur Justinien, situés à 19 km au nord d’Istanbul servaient à alimenter l’eau de la citerne.


Prenez une pièce et faites un voeu !

A l’intérieur, il y a douze rangées de 28 colonnes monolithiques qui mesurent environ 8 mètres de haut. La plupart des 336 colonnes sont surmontées de chapiteaux d’ordre Corinthien. Deux colonnes de cette basilique sont particuliérement célèbres puisque leur socle est en fait un bloc sculpté représentant une tête de méduse. On ignore en fait pourquoi ses blocs ont été placés là, encore un mystère qui intéressera les lecteurs de Da Vinci Code :)


Une des têtes de meduse est disposée à l'envers laissant perplexes les historiens

N’oubliez pas de jeter des pièces dans certaines parties du bassin et faire un voeu. Vous serez surpris de constater aussi les nombreux poissons qui se faufilent entre les colonnes (et qui sont bien dodus).

Entrée : 6 euros environ (10 YTL) avec réduction pour étudiants et enfants, ouverte tous les jours,
En été, concerts de musiques classiques en fin de journée (WE)

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