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Du miel aux épices d'Istanbul...

lundi 16 janvier 2006

Le grand écart



J’ai le corps en Europe et la tête en Asie...
Bien sûr, ce n’est qu’une métaphore, puisque je suis bien là, assise sur ma chaise, au dessus du continent européen, mais, en face de moi, par la baie vitrée, je ne vois que l’Asie... et le Bosphore.

Un pays, une ville, deux continents.

C’est un peu bizarre au début, de se dire "dans une demi-heure, je vais en Asie” sans avoir en poche passeport ni visa.
Juste besoin d’une voiture, ou d’un ferryboat.
Juste besoin de disposer de quelques minutes devant soi, selon le moyen de transport emprunté et selon le flux de la circulation, bien sûr.

Une ville, deux continents, deux ponts.

On s’attend quand on se rend pour la premiére fois sur la rive asiatique à un changement radical au point de vue architectural ou urbanistique.
Mais il n’en est rien.
Un peu plus de verdure, plus de tranquilité, moins de monuments historiques. C’est la seule grande différence.
Aprés, c’est la même culture, la même langue, les mêmes mentalités, la même ville.

Chaque jour, ils sont des milliers à faire la traversée entre les deux rives, pour des raisons professionnelles essentiellement.
On travaille en Europe, on habite en Asie. Rarement le contraire.
Pourquoi un tel phénoméne ?
Tout d’abord parce que les loyers sont moins chers en Asie, le prix est souvent divisé par deux, autant à la vente qu’à la location.

Ensuite, on ne change pas aussi facilement de quartier.
Les istanbuliotes ont leurs habitudes, ils aiment rester dans le quartier où ils ont grandi.

Enfin, le travail est comme partout instable, donc inutile de changer de lieu d’habitation, même si l’essence est chére, même si on met 1h30 pour se rendre au bureau, demain on peut travailler ailleurs, qui sait ?



Il existe deux grandes infrastrures qui s’élévent au dessus des flots et qui permettent de relier les deux rives.
Le plus vieux, le pont du Bosphore, a été inauguré en 1973, et c’est l’un des cinq plus grands ponts suspendus du monde.
Il s’éléve en effet à 64 métres de haut et mesure plus d’un kilométre (1560 m).
Le deuxiéme est le pont de Fatih Sultan Mehmet, construit par les japonais et achevé en 1988.

Des projets sont dans les esprits de certains hommes municipaux : peindre le dessous du pont du Bosphore aux couleurs de l’arc en ciel, construire un troisième pont, etc.

La traversée dans un sens ou dans l’autre, est toujours un moment magique, et ce, malgré le temps, l’heure ou la densité de la circulation.
Survoler les bâteaux de pêche et les pétroliers,
Voir la ville en miniature,
Faire un grand écart entre deux continents...

jeudi 12 janvier 2006

Quand Pablo Picasso surplombe le Bosphore...



Déjà plus de 60.000 visiteurs en un mois et demi, on comprend grâce aux chiffres l’importance de la première exposition consacrée à un artiste occidental en Turquie.

Sakip SABANCI, très célèbre homme d’affaires turc, avait, juste avant sa mort l’année denière, exhaussé un souhait : que le musée construit dans son ancienne propriété le manoir du cheval consacre sa premiére exposition au peintre Pablo Picasso, qu’il admirait tant.

C’est donc chose faite, et Burak et moi avons profité des bayrams (une semaine de jours fériés) pour nous rendre à Emirgan, sur le bord du Bosphore où se tient cette exposition jusqu’à fin mars 2006.


Détail du parc

Dés l’ouverture, du monde au portail, mais pas trop d’attente quand même. Il faut juste veiller à se séparer de son manteau, son sac et son appareil photo pour visiter l’exposition.


Un des bâtiments qui abrite l'exposition Picasso

A l’intérieur d’un bâtiment très moderne avec de grandes baies vitrées, nous avons pu admirer dessins, peintures, sculptures, céramiques et même tapisseries du célèbre artiste qui retracent les différentes étapes de sa vie : de la période bleue à la période Guernica.



Aprés avoir visité cette expo, nous nous sommes rendus dans les anciens appartements de la famille Sabanci (aux allures de Versailles) et nous avons pu admirer l’extraordinaire collection de manuscrits et calligraphies turcs qui se situe aux étages du manoir.

En ressortant du musée, nous avons fait un petit tour dans le jardin de la propriété qui surplombe le Bosphore.


Jardin du Manoir du Cheval


Burak au pied du Bosphore

A l’entrée du manoir, une centaine de personnes faisait la queue pour entrer.

Nous n’avons pas regretté de nous lever tôt, un grand merci à la fondation Sanbanci qui accueillera sans doute dans un futur proche quelques nouvelles merveilles issues de monde artistique.

vendredi 16 décembre 2005

Alors, ça mord ?

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous amener à la rencontre des pêcheurs d'Istanbul, et plus particuliérement des pêcheurs du quartier d'Eminonü, situé en face de la tour de Galata et du quartier de Pera.


Quartier de Galata, célébre pour sa tour

La pêche a en effet de nombreux adeptes, et quelque soit l'heure à laquelle on traverse le pont qui relie Eminonü et Galata, on y voit toujours des hommes armés de leurs cannes à pêche.


Sur le pont de Galata, on y pêche, on y pêche...

Ne me demandez pas ce qu'ils attrappent, ni s'ils mangent leurs bêtes à écailles, je ne veux pas le savoir !
Le Bosphore étant trés pollué, je ne préfére pas me pencher sur l'état de leurs intestins !



Quand on les observe, on se demande comment ils peuvent pêcher en étant si proches les uns des autres, sans emmeler leurs lignes et leurs hameçons..
Sans compter qu'il y a de nombreux bâteaux qui passent sous le pont de Galata tout au long de la journée.

Quoiqu'il en soit, on ne se lasse jamais d'un tel spectacle !

lundi 28 novembre 2005

les 1000 et 1 boutiques d'Eminönü

Ce week-end fût ensoleillé contrairement à ce que nous avait annoncé la météo.

Aussi samedi, de bonne heure, alors que Burak partait pour ouvrir son club, j’ai pris le bus direction d’Eminönü avec mes lunettes de soleil sur le nez :)



Eminönü, pour ceux qui ne sont jamais allés à Istanbul, est le nom du marché Egyptien, où l’on trouve toutes sortes d’épices et lukums.

Le quartier adjacent s’appelle Tahtakale, et c’est le quartier des bonnes affaires, avec des milliers de petites rues, des passages et des boutiques variées.



Chaque rue abrite sa spécialité : rideaux, tissus, ustensiles de cuisine, laines, etc.

Mais il faut y aller de bonne heure le week-end car les locaux et les touristes sont nombreux à aller y faire leurs achats. A quelques pas de là se trouve en effet le grand Bazar.



Même si on souhaite simplement s’y promener, on revient toujours de ce quartier avec une petite bricole qu’on achète pour quelques livres turques.

Et regardez sur qui je suis tombée…!



Même si les turcs ne célèbrent pas noël, on voit de plus en plus de sapins décorés dans les maisons en décembre.
Les centres commerciaux dépensent un gros budget pour la décoration de noël.
Les vitrines des grandes enseignes s’habillent de rouge et doré.

En fait, de nombreuses boutiques de Tahtakale s’adaptent aux saisons, elles vendent par exemple des décorations de noël en décembre puis des jouets ou des objets de déco le reste de l’année.
Bref, il est facile d’habiller son sapin de noël pour presque rien.

Comme le veut la tradition, j’ai fait quelques achats samedi matin mais secret de noël oblige, je ne pourrai pas vous dire ce qu’il y avait dans mes paquets…

Certains seront fixés après le 24 décembre :)

vendredi 4 novembre 2005

illuminations

L'arrivée de l'hiver sur Istanbul est palpable grâce à plusieurs faits :

- Les gens mettent des bonnets sur la tête (ça n'a rien de démodé, bien au contraire..)
- Les cheminées fument
- les notes de gaz sont trés épicées (et oui, il faut bien chauffer sa petite maison..)
- Le centre commercial situé de deux pas de chez moi révêt son habit de lumière...



Les gens ici n'aiment pas trop cette déco du centre commercial Akmerkez dans le quartier d'Etiler, qui ressemble plus à une façade de Las Vegas ou Dubai qu'à une décoration turque.

Personnellenement, je trouve cela plutôt joli dans son ensemble, ça me rappelle les illuminations de noël en France.

Ça me rappelle aussi que je ne suis pas pressée de faire mes cadeaux de noël car ici les bayrams sont passés, par conséquent il n'y aura pas de monde dans les magasins en décembre, et il y aura encore plein de choses sur les étalages...

En plus les soldes commencent dans un mois.... :)

mercredi 26 octobre 2005

La mosquée de mon quartier



Je n’ai pas pu trouver le nombre exact de mosquées qu’il y a sur Istanbul, certains guides touristiques affirment 500, d’autres 3 000

Quoiqu’il en soit, elles sont nombreuses dans cette ville au 16 millions d’habitants, et dans ce pays où 98 % de la population est musulmane.
Saviez-vous d’ailleurs que la religion est inscrite sur la carte d’identité des turcs ?

Des plus connues aux plus modestes, les mosquées font parties intégrantes de la vie de tous les jours. On entend le chant des Minarets (appel à la prière) cinq fois par jour, et, en cette période de ramadan, dès l’heure de l’Iftar (en ce moment c’est vers 18h20), tous les minarets s’illuminent de vert ou de blanc afin de rappeler que les turcs sont autorisés à manger.

La mosquée la plus proche de mon appart est la mosquée de Bebek. C’est une mosquée ancienne (1913) qui a gardé tout son charme.

Située au bord du Bosphore, aux limites d’un parc, on ne peut l’éviter quand on traverse le quartier. A ses pieds, un petit café toujours fréquenté où l’on déguste des thés brûlants hivers comme étés. Et un Mac do qui rend la vision moins poétique. Dommage.

jeudi 15 septembre 2005

Mon marché préféré



En Turquie, a la différence de l'Europe, on ne trouve pas - ou trés peu - de produits congelés.
Aussi, il va de soi qu'en contrepartie, il y a énormément de produits frais, des marchés en plein air ou couverts.

J'adore aller dans les marchés, les commerçants sont trés sympas, les légumes et les fruits sont toujours propres et rangés méticuleusement (par exemple, les haricots verts ne sont pas disposés en vrac mais alignés parallélement les uns aux autres).

Un de mes quartiers préférés est le quartier de Besiktas, situé a quelques minutes en bus de chez moi. C'est un quartier trés animé ou il y a un grand marché couvert de fruits et légumes, ouvert tous les jours jusqu'a 21 heures le soir.
De même, il y a plein de commerces (fruits secs, patisseries, épiceries, etc..) et un marché aux poissons.

Les poissons sont toujours présentés de cette façon en Turquie : on met en exergue les branchies, plus elles sont rouges et plus le poisson est frais..

On peut trouver un grand choix de poissons frais, certains sont pêchés dans le Bosphore.
Et ils sont rarement préparés en sauce, on les sert plutôt grillés, agrémentés de pommes de terre cuites a la vapeur.
D'ailleurs dans les restaus de poissons, il n'y a pas de menu, on choisit les poissons directement sur l'étalage... et le prix varie selon le poids de ce que vous avez choisi...

mardi 30 août 2005

Promenade sur le Bosphore

Toute personne se rendant a istanbul doit obligatoirement faire un tour sur le Bosphore.

C'est une bouffée d'oxygéne : croiser les bateaux de pêche et les pétroliers, admirer les villas somptueuses qui longent l'une des deux rives... voir les méduses par millier...

Mi-août, nous avons été invités par un des amis de Burak a faire un tour a bord de son yacht.



C'était en fin de journée et nous avons embarqué de Bebek, le quartier ou j'habite. La promenade a duré plus d'une demi-heure, et a notre grande surprise nous avons même croisé un sous-marin !



Impressionnant, navire assez fin.. depuis que j'habite sur istanbul c'est bien la premiére que j'en vois un !

Nous avons essayé de nous arrêter au restaurant de Burak afin de boire un rafraichissement mais la mer, plutôt agitée ce jour la, ne nous a pas permis de nous amarrer... Le capitaine a même failli passer a l'eau tentant d'accrocher son embarcation...



A refaire sans modération et sans hésitation :) a bon entendeur...

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