Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 29 janvier 2008

Travailler plus pour gagner moins

Lorsque je parle à mes amis turcs des 35 heures en France, ils n’en reviennent pas. Je dois presque les pincer pour leur montrer qu’ils ne rêvent pas. Je passe bien souvent pour une détraquée, ayant abandonné tous ces beaux avantages français : La sécu, les RTT, les longues semaines de vacances annuelles.


Nombreux sont ceux qui pratiquent le commerce ambulant

Dernièrement, j’ai passé un entretien d’embauche pour un poste qui m’aurait vraiment interessé, malheureusement je n’ai pas eu la place. Puis, j’ai appris que la personne qui avait eu le poste dont je rêvais n’était autre qu’une amie d’un ami. J’ai su qu’elle travaillait 7 jours sur 7 de 8.30 du matin à 22h. Comme quoi, quand les choses ne se font pas comme on le voudrait, c'est qu'il y a une bonne raison...

Des cas comme ça ne sont pas rares en Turquie. Les gens font des semaines de plus de 50 heures pour 350 € par mois (le smic ici), voir moins. Emplois précaires non déclarés et sans couverture sociale, même si la vie est moins chère qu’en France, essayez de louer un appartement près du centre et de faire vivre une famille nombreuse avec ce salaire là... Le samedi n'est pas chômé pour un bon nombre de turc et le dimanche on voit souvent des ouvriers travailler dans les chantiers ou le long des routes. D'ailleurs inutile de préciser que la plupart des boutiques sont ouvertes 7 jours sur 7.


A la tombée de la nuit, la journée de travail est loin d'être terminée

Les patrons sont nombreux à promettre monts et merveilles, primes, vacances. Mais comme tout est dit oralement ici (les embauches se font souvent sans contrat) impossible ensuite d’aller revendiquer ce qui vous est dû. Dur d’être un salarié en Turquie, d'autant plus que la reconnaissance pour le travail bien fait est rare. Merci est un mot qui ne figure pas dans le vocabulaire des patrons. Le seul avantage ici concerne les impôts : Ils sont prélevés à la base. Etant donné que les entreprises ne déclarent pas la totalité du salaire qu'elles versent aux salariés (une partie étant donnée en cash), le travailleur est moins taxé.

Ici les gens travaillent tellement qu’ils se sentent coupables de quitter les bureaux avant 18h même si le travail est fait. Certains de mes collègues restaient travailler tard, mais je me suis rendue compte qu'ils passaient en fait leur temps à jouer aux cartes sur leur ordinateur histoire d’avoir la conscience tranquille.

Plus je connais la réalité du monde du travail ici, plus je me dis que je vais avoir du mal à changer d'entreprise un jour. La dernière fois un de mes clients turcs m’a fait l’éloge de sa profession. Il était fier de me dire qu’il aimait son boulot et qu’il lui était dévoué corps et âme. Il était capable de venir travailler si on l’appelait pour une urgence même à trois heures du matin. Non, ce n’était pas un médecin urgentiste, juste un işkolik (drogué du travail). J’avais pitié pour lui : Oui, c’est bien d’aimer son emploi, je souhaite que ça m’arrive à moi aussi un jour. Mais délaisser sa famille et n’avoir aucune passion ni aucune vie sociale en dehors de son bureau, c’est bien triste.
Ça s’appelle perdre sa vie à vouloir la gagner...

mardi 10 juillet 2007

Du corbeau au renard



Quand je divulgue à des français qui ne connaissent pas bien la Turquie que je vis depuis 5 ans a Istanbul, ils m’imaginent comme le corbeau de Jean de la Fontaine : Sans mon fromage ! Il est vrai que pour la plupart des français expatriés, il est dur d’envisager de finir les repas sans une bonne tranche de fromage.
Je voudrais rassurer tous ceux qui n’ont jamais mis les pieds en Turquie, on trouve de très bons fromages ici dans les marchés, les épiceries et dans les supermarchés, et il y a quand même du choix. Pas autant qu’en France certes, mais suffisamment pour égayer un plat de coquillettes au beurre ou encore pour composer un bon plateau de fromages.



Les turcs consomment le fromage au petit-déjeuner, accompagné d’olives, de concombres, de tomates, de pain frais. Vous trouverez aussi sur la table du beurre, du miel, ainsi que de bonnes confitures. Le fromage peut être aussi consommé en entrée comme mezze escorté par son acolyte le rakı. Enfin, on le retrouve dans des plats cuisinés tels que les börek, les salades, les pide, les köfte, mais aussi dans certains desserts (kunefe, peynir helvası). Ainsi, si l’on souhaite réaliser quelques quiches, raclettes ou cheesecake, on ne trouve pas les mêmes fromages qu’en Europe mais il y a toujours des alternatives intéressantes.


Le kaşar Peyniri remplace le gruyère en Turquie

Par exemple, le parmesan est vendu dans les supermarchés, mais il est très cher. Aussi, autant râper un peu d'Eski Kaşar Peynir, un fromage à base de lait de brebis. Pour les tartes salées, les gratins, j’utilise le kaşar peyniri ou dil peyniri, des fromages mous qui ressemblent au fromage de raclette. La feta, qui s’appelle ici Beyaz Peynir, est le fromage le plus consommé en Turquie et se décline sous plusieurs formes (salé, non-gras, au lait de vache ou de brebis, etc).


Ceci n'est pas un poulpe.. Mais bien un fromage !

On peut acheter aussi de très bons fromages fumés ou salés, mous, durs, tressés, qui s’émiettent, se tartinent ou qui s’éffilent, à base d’herbes, d’ail ou nature. Ce n’est donc pas le choix qui manque. Finalement, vivre en Turquie c’est passer du corbeau au renard... Oublier le camembert pour retrouver d’autres fromages tout aussi savoureux et variés !


Vous en prendrez bien une part ?

Et pour ceux qui n’aiment pas les produits laitiers, je rappelle qu’on trouve du calcium dans le persil, les amandes, les noisettes, les figues, les graines de sésame. Bref, que des produits consommés en quantité en Turquie !

mercredi 18 avril 2007

288 trous

D’après vous, où se situe le plus grand spot de golf du monde ?
Pour le moment je n’en ai aucune idée, mais à partir d’octobre 2007, je pourrai vous affirmer qu’il se trouve en Turquie. C’est en effet la date officielle de l’ouverture de nouveaux parcours de Golf à Belek (dans le sud du pays).


Belek, ou comment conjuguer des vacances entre sport et détente

17 parcours de golf au total baignés par le soleil et entourés d’hôtels Luxueux. Inutile de vous décrire la qualité des installations, la diversité et la beauté des paysages.
Les amateurs de golf connaissent déjà leur prochaine déstination.... A noter que le gouvernement turc a pour objectif la création de 100 parcours de Golf d’ici 2015.

Source : www.infoturquie.com

PS : Delphine, toi qui rêvait de revenir en Turquie avec Xavier ;-) ....

jeudi 29 mars 2007

Kar... rément top !

Beaucoup de gens ignorent que l’on peut skier en Turquie.
Pourtant, il existe trois stations de ski connues (Kartalkaya, Uludağ, Palandöken) qui ont eu, cette année encore, un bon enneigement.



Contrairement à la France, l’héliski est autorisé ici. Je l’ai appris dernièrement grâce à un ami de Fred, Jan, qui est venu de Russie pour tester la poudreuse au début du mois. Il s'est fait déposer en hélicoptère au sommet d'un massif avec un groupe de copains chanceux.



Il a envoyé quelques photos que je souhaitais partager avec vous. Elles ont été prises sur le massif du Kaçkar (sommet 3.900 m), au nord-est de la Turquie, près de la frontière georgienne. Ce massif est très convoité dès la fonte des neiges car il offre des paysages magnifiques : Un endroit idyllique pour faire du trekking (chemins de randonnée, lacs, etc.).



Ça fait rêver, non ?

* Kar = neige en turc

jeudi 22 février 2007

Büfe



Un petit creux ?
Jour et nuit, quelque soit l’heure, il y aura toujours un büfe ouvert et prêt à vous accueillir en Turquie. La plupart des büfe ont été construits directement sur le trottoir comme des kiosques à journaux, les autres ont pignon sur rue. Petits, peuplés de monde à l’intérieur comme à l’extérieur, les büfe sont là pour vous rassasier. La plupart du temps vous y trouverez des toast, des jus de fruits frais, des sodas, de l'ayran (boisson à base de yaourt, d'eau et de sel), des hamburgers turcs (steak, pain brioché et sauce tomate épicée), des döner kebap.


Vitamines, protéines, tout y est !

Il y en a souvent plusieurs dans chaque rue et leurs prix sont rikikis, vous pouvez manger copieusement pour 1 ou 2 euros.
Chaque société turque a les coordonnées d'un büfe noté dans son répertoire. Il m’arrive de les appeler plusieurs fois par semaine afin de se faire livrer des toast quand nous avons un petit creux.
Pratiques, bon marché, faciles à trouver, souvent délicieux, les büfe sont tout cela à la fois. Maintenant, si vous êtes de passage en Turquie, vous savez tous où vous adresser en cas de petite faim ;-)


Hum... de l'ayran frais, la boisson nationale après le rakı

mercredi 31 janvier 2007

Nasreddin Hoca, un comique turc indémodable

Toujours monté sur son âne, coiffé d’un grand turban et arborant une belle barbe blanche, Nasreddin Hoca est un personnage incontournable de la culture populaire turque.



Né en 1208 dans un petit bourg d'Anatolie, Nasreddin Hoca a pu bénéficier d’une éducation religieuse grâce à son père, il devint d’ailleurs Imam dans un village turc. Nasreddin Hoca prêche la bonne parole, la bonne conduite à travers la franchise et la sagesse. Des centaines de livres et BD relatent ses aventures, ses remarques, ses drôleries qui traitent pourtant de sujets parfois sérieux voir graves : Le vol, l’alcool, le travail, les femmes...
A la fois social, malin, généreux et au coeur pur, Nasreddin Hoca est un comique qui, avec des mots simples, a su rendre ses réflexions imperméables au temps. Ainsi, chacun est amené à méditer sur les aléas de la vie, avec humour et justesse d’esprit.

Et sans plus tarder, un exemple pour illuster mes propos et qui vous aidera, je l'espère, à saisir toute l'essence du personnage :

Un homme demande au barbu :
- Nasreddin, j'ai une lettre importante à envoyer à Istanbul. Tu sais bien que je n'ai pas été à l'école : Veux-tu me l'écrire ?
- Excuse-moi, répond Nasreddin, j'ai mal aux pieds.
- Tu te sers de tes pieds pour écrire ?
- Non, avec les pieds je marche, mais j'écris tellement mal qu'il faut que j'aille moi-même auprès du destinataire pour lui lire ma lettre.

mercredi 10 janvier 2007

L’homme qui abusait des trampolines

Impossible de prétendre connaître la culture turque si vous n’avez pas vu ce film culte qui date des années 80 : L’homme qui sauva le monde. Attention âmes sensibles s'abstenir !!



L’histoire est simple, deux guerriers de l’espace atterrissent par erreur sur une planète inconnue (mais qui ressemble très fortement à la Cappadoce ;) et se font capturer par des méchants extra-terrestres tout comme l’ont été les habitants de la planète. Grâce à leur audace et à leur connaissance pointue des arts martiaux, ils arrivent à se débarrasser des vilains monstres et un des deux guerriers sauve le monde.

Ce film permet de visionner :
- Des costumes farfelus,
- Une belle blonde et sa petite culotte,
- Celui que l’on prénomme l’Alain Delon Turc (Cüneyt Arkin, 300 film à son actif),
- Deux hommes supers forts qui n’ont aucun muscle apparent mais qui arrivent à s’entrainer comme des Rambos,
- Des images piquées de la Guerre des étoiles,
- Des pyramides égyptiennes,
- Le protagoniste faire 10.000 bonds et pirouettes en l’air...



Bref, si vous voulez vous piquer des fous rires devant la télé, je vous conseille ce film surnommé the Turkish Star Wars. D’ailleurs vous pouvez dès à présent regarder quelques extrait , cliquez sur vidéo, puis visionnez l’extrait s’intitulant “training” (le plus drôle de tous à mon avis) .

A noter que la suite de ce film a été tournée plus de 20 ans après et est à l’affiche actuellement dans tous les bons cinémas français...

vendredi 15 décembre 2006

L'invention des paresseux



En Turquie, il existe de nombreux commerces de proximité, chaque quartier jouit généralement d’une ou plusieurs épiceries sans parler des vendeurs ambulants. Il est donc inutile de prendre sa voiture pour faire quelques courses, les turcs doivent juste effectuer quelques pas afin de se procurer leur pain, leurs journaux, des légumes ou encore de l’eau minérale. Cependant, nombreux sont ceux qui préfèrent se faire livrer les courses de première nécessité à domicile. Après tout, la livraison est toujours gratuite, alors pourquoi s’en priver ? Un petit coup de fil à son bakkal (= épicier) attitré et hop, deux minutes plus tard, vous voilà avec vos produits sans avoir eu besoin de mettre le nez dehors.

Pour que ça aille plus vite, les turcs ont mis au point un système infaillible : Le remonte-courses manuel. Rien de plus facile à faire : Vous prenez un panier en osier, vous disposez à l’intérieur un sac en plastique, et vous nouez la anse avec une corde. Et voilà le tour est joué ! Il ne vous reste plus qu’à attendre que le bakkal dispose vos courses dans votre hotte et qu’à remonter le tout délicatement. (Inutile de préciser que si vous habitez au rez-de-chaussée, ce système ne fonctionnera pas, vous devrez juste tendre les mains par la fenêtre !).

Sachez que ce processus est visible dans tous les coins de la Turquie. Ainsi, chaque jour, des milliers de paniers montent et descendent dans les rues... Quand à savoir le nombre de paniers tombés par mégarde sur la tête des passants, ma foi, à ma connaissance, il n’y a aucune donnée statistique disponible à ce sujet ! Mais je suis certaine que de nombreux citadins auront de belles histoires facétieuses et rocambolesques à nous raconter...

Tembellerin icadı

Türkiye'de yakınlık arz eden birçok alışveriş mekanı var, her mahallede bir veya daha fazla bakkal bulunuyor, seyyar satıcıları saymıyorum bile. Dolayısıyla arabaya binip de alışverişe gitmek gereksiz; Türkler ekmeklerini, gazetelerini, sebzelerini ve sularını birkaç adım öteden temin edebiliyor. Buna karşın, çoğu, temel ihtiyaçlarını evlerine kadar getirtiyorlar. Her şeyden öte, eve teslimat ücretsiz, niye faydalanmasınlar ki? Bakkala bir telefon etmek yeterli, iki dakika sonra çırak elinde taşıdığı ihtiyaçlarınızla kapınızda.

İşler biraz daha hızlı yürüsün diye Türkler bir sistem icat etmiş: Elle sepet sarkıtmak. Bundan daha kolay bir şey olamaz: Bir sepet alıyorsunuz, içine poşet yerleştiriyorsunuz, sapını iple bağlıyorsunuz. İşte, her şey tamam! Size sadece bakkalınızın isteklerinizi küfeye yerleştirmesini beklemek kalıyor. (Eğer zemin katında oturuyorsanız bu sistemin yerine sadece ellerinizi camdan uzatmanızın yeterli olacağını söylememe gerek yok herhalde !)

Bilin ki bu sistem Türkiye'nin her köşesinde işliyor. Hatta her gün binlerce sepet sokaklara iniyor ve yukarı çıkıyor...
Sarkıtılan sepetlerin kaç tanesi yanlışlıkla yoldan geçenlerin kafasına isabet ediyor, işte bu konu hakkında yeterli bir istatistiğe sahip değilim' Ama eminim ki, birçok şehir sakini, tuhaf ve matrak hikayelere sahiptir.

mercredi 15 novembre 2006

Les remèdes naturels turcs

En ce moment je traîne un gros rhume, changement de saison oblige.
En Turquie, quand on est malade, on n’a pas le réflexe d’aller chez le médecin, sauf pour les familles riches. C’est direction la pharmacie du coin qui vend la plupart des antibiotiques sans ordonnance. D'ailleurs, une grande majorité de mes amis turcs s’automédicamente en cas de rhume, de grippe ou douleurs diverses.



On utilise aussi pas mal de remèdes naturels, j’en connaissais déjà en France (pour le rhume par exemple : eau chaude, miel et citron) mais j’en ai appris d’autres sur place tout aussi efficaces. Je vous en livre quelques uns, je suis sûre que mes amis turcs viendront compléter ma liste avec d’autres secrets de guérison dans les commentaires.

Pour le mal de ventre : Un linge imbibé de Rakı (équivalent du pastis) à placer sur le ventre.
Si vous perdez votre voix : Prendre un petit verre rempli de thé noir, y ajouter une grosse cuillère à soupe de miel, du jus de citron et du poivre noir moulu (environ 1 cuillère à café). Boire le tout chaud, ça va vous brûler la gorge mais c’est imparable !
En cas de grippe, faire bouillir des pelures de pommes avec de la cannelle. Boire cette infusion chaude à longueur de journée avec du miel.
Mon amie bulgare qui vit ici depuis de nombreuses années prépare un remède pour ses enfants dès qu’ils ont attrappé froid : Elle fait bouillir des pelures de pommes, de la camomille. Elle mélange le tout avec du citron pressé, du miel et du poivre noir moulu. A boire sans modération... accompagné d'un geçmiş olsun* réconfortant !

* Geçmiş olsun, se prononce guétchmiche olsoune = Bon rétablissement

vendredi 27 octobre 2006

Antalya, la ville aux deux visages


La Méditerranée

Et dire qu’à une heure d’avion d’Istanbul, les gens se baignent encore dans la Méditerranée, qu’il fait 28 degrés et que les agrumes y poussent en abondance...
Antalya est une ville destituée de toute beauté. Les hôtels 4 et 5 étoiles y ont poussé comme des champignons tout au long de la côte. Des immeubles de 15 étages, des résidences secondaires ont enlaidi et pollué le paysage. Pourtant, chaque année des millions de touristes viennent y passer leurs vacances. 600.000 habitants en hiver, 2 millions en été. Les habitants d'Antalya ne vivent cependant pas que du tourisme. La plupart travaillent dans l'agriculture, Antalya est en effet peuplée de champs et de serres, on y fait pousser des agrumes, du coton, des fleurs, des bananes, etc.


Baignade fin octobre... Le pied !

Il faut se rendre à l’évidence, les séjours proposés dans ces hotels-clubs sont souvent des packages avec tout compris dans le prix et tout à volonté. Dans l’hôtel ou j’ai passé quelques jours, nous avons payé un prix dérisoire pour un cinq étoiles, avec alcool, nourriture, activités sportives à volonté. Même la coupe de cheveux était gratuite ! Il parait que dans ce genre d’établissement, les hôteliers arrivent pourtant à faire de gros bénéfices en réalisant quelques supercheries (couper le vin et le raki avec de l’eau, etc). Je suis étonnée du rapport qualité/prix. Pas étonnant que ces hotels affichent complets même en période de hors-saison.


Hotel Le Venezia

Ce qui m’a vraiment surprise, ce sont les efforts fournis à l’élaboration des décors. Chaque hôtel a son propre thème, je suis allée visiter les complexes situés à proximité du mien par exemple. Ces derniers s’appellent le Venezia, Topkapi, le Titanic. A chaque fois, changement d’architecture, on se croirait à Disneyland Paris ! Mon hôtel avait pour thème la Russie, des immenses tableaux surplombaient chaque salle. Chaque détail a été étudié avec soin.


L'hôtel Kremlin Palace

Un conseil si vous aimez ce genre de vacances en club, évitez la haute saison car c’est surchargé et il fait plus de 45 degrés sur Antalya en plein été. Le seul coin d'Antalya que j'ai aimé est la baie qui abrite le port. Très touristique certes, on peut cependant y admirer un magnifique paysage si l'on prend un peu de hauteur. C'est d'ailleurs de là-bas que j'ai photographié un superbe coucher de soleil. La ville en elle-même n'a aucun intérêt, des allées d'immeubles, des embouteillages, des restaurants, des cafés, des boutiques, ça grouille de monde de partout, bref un air de déjà vu...


Port d'Antalya

mercredi 18 octobre 2006

Tu es belle comme une pistache !

Si vous mettez les pieds en Turquie et que quelqu’un vous dit : "tu ressembles à une pistache" (fistik gibisin) ne giflez pas votre interlocuteur avant de partir en courant... Ici c’est un compliment !



Loukums, baklava... Quand on parle de nourriture, de gourmandises turques, voilà ce qui nous vient en tête. Pourtant, la Turquie est aussi un paradis pour tous ceux qui aiment les fruits secs et les graines. Il existe autant de kuruyemiş que de bars-tabacs en France, ces boutiques spécialisées dans la vente de fruits secs, noix, noisettes, pistaches.. Et souvent, vous sentirez l’odeur des pois chiches fraichement grillés en entrant dans le magasin.



Les turcs en consomment tout au long de la journée. Caloriques certes, il ne faut pas oublier que toutes ces graines et ces fruits secs sont bourrés minéraux (de calcium, potassium, magnésium), vitamines et fibres. Et en plus, il faut dire ce qui est, c’est vachement bon ! J’en ramène toujours à ma famille quand je vais en France (n’est-ce pas papa ??).

Ici on aime les noisettes, les noix et les graines en général. Alors les femmes ne sont pas belles comme des roses... Mais comme des pistaches :)

vendredi 13 octobre 2006

Iftar

Cette semaine, je suis allée partager le repas de l'Iftar avec un ami. C'est la première fois que j'allais dans un restaurant pour cette occasion, d'habitude je suis invitée dans les familles.
Craignant les embouteillages, nous sommes arrivés une demi-heure en avance. Tout était déjà installé sur les tables du restaurant : Fromages, miel, olives, salades, dattes, pain.



Quand on est loin des mosquées, le seul moyen de connaitre l'heure exacte de la rupture du jeun est d'allumer son poste de télévision. Toutes les chaines nationales arrêtent leur programme pour nous donner les heures de l'Iftar dans les principales villes du pays. Quand vient le tour d'Istanbul, plus personne dans les rues, le service commence dans les restaurants, les gens s'attablent chez eux ou chez les voisins. Ou que l'on soit, c'est toujours convivial.
En période de ramazan, c'est même le meilleur moment de la journée !

vendredi 15 septembre 2006

Il n'y a pas de sot métier...


Cordonniers de Beşiktaş

Ce que j’aime en Turquie, c’est que tous les petits métiers existent encore : Le cireur de chaussures, les vendeurs de broutilles ambulants, les pompistes, et j’en passe. Autant d’emplois qui ont disparu en France.
C’est un pays de services, et les grandes surfaces n’ont pas encore absorbé cette économie qu’on pourrait qualifier de paralléle. En effet, les petites boutiques, les épiciers de rue, les fromagers ont toujours pignon sur rue. Et ça fait toute la différence, car cela permet de fédérer les habitants des quartiers.



Quand j’ai des soucis avec mes petits souliers, je me rends dans le quartier de Beşiktaş. Je laisse mes chaussures et je m’en vais promener une trentaine de minutes. A mon retour, le travail accompli est toujours très soigné et le prix rikiki. Le cordonnier m’a refait 4 talons aiguilles pour 4 euros..
Qui dit mieux ?!?

mercredi 9 août 2006

L’avenir et le passé sont dans le café



Si vous avez envie de savoir ce que vous réserve l’avenir, inutile de feuilleter les pages des horoscopes ou de dépenser vos économies chez une voyante. Venez plutôt en Turquie boire du café !

Moulu très finement, le café turc se prépare avec art : On mélange une cuillére de café, de l’eau et du sucre (selon vos goûts) dans une cezve, on fait bouillir le tout deux à trois fois selon les régions, et on obtient un café mousseux assez épais qu’on laisse refroidir dans sa tasse, le temps que le marc descende.



Une fois son café bu, on retourne la tasse sur la sous-tasse, les femmes posent généralement leur bague sur le tout, et on tourne la soucoupe trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre en faisant un voeu. Une fois le fond de la tasse refroidi, on peut retourner sa tasse (si la soucoupe colle à la tasse votre voeu se réalisera). Ensuite il ne vous restera plus qu’à trouver une érudite qui tâchera de lire votre passé et votre avenir dans le marc de café. Ça ressemble un peu au test de H. Rorschach...



En ce qui concerne les traditions, quand un homme veut demander une femme en mariage (dans les familles traditionnelles turques), ce dernier doit rendre visite (accompagné de ses proches) à la famille de sa future femme. Celle-ci, pendant que les familles discutent, doit préparer le café. Si le café est bon et bien mousseux, on dit que la femme est bonne à marier. Cependant, de nombreuses femmes font une farce et salent le café. Le futur époux doit ainsi boire cet écoeurant breuvage sans montrer un signe de dégoût, politesse oblige...

lundi 17 juillet 2006

Les trucs qui me font halluciner

Samedi en fin d’après-midi, j’ai accompagné mon amie Nihan chez son coiffeur (elle était invitée à des fiancailles le soir). Je n’ai pas pu m’empêcher de prendre des photos, je vais toujours dans les salons de coiffure avec des yeux d’enfant.



Je rigole quand je vois 2 ou 3 personnes qui s’activent au dessus des têtes des clientes pour faire un brushing : un qui tient la brosse, un le séchoir, et un qui vient commenter...
Parfois il y a carrément deux séchoirs soit quatre ou cinq personnes en dessus de votre tête ! Sans compter la manicure et la pédicure, qui se font toujours dans les salons de coiffure en Turquie... Et hop, deux personnes de plus !



Et le plus surprenant, c’est cette technique d’épilation (cils, duvet visage) au fil. En Turquie, on utilise bien sûr la pince à épiler mais le plus souvent cela se fait avec une bobine de fil, qui est entortillée entre les doigts et les dents. Vraiment bizarre comme technique mais ça marche... Vous connaissiez, vous ?

1 2 3 >