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Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 21 mars 2006

Il n'y a pas que les danseuses dans la vie

Les danseuses du ventre sont aussi populaires que les loukums en Turquie, elles apparaissent lors de spectacles, de dîners, de galas ou encore lors de programmes TV.

Si je devais n’en citer qu’une, je parlerai forcément d’Asena :



Elle accompagnait, il y a quelques années, un chanteur turc très connu : Ibo. Pendant qu’il ségosillait au micro, elle se déhanchait avec des tenues aussi variées que sexy. Ils ont même vécu une belle histoire d’amour ensemble mais maintenant l’idylle est terminée et cette danseuse du ventre au physique de rêve poursuit son chemin en solo.


Asena et Ibo : hum, quel beau couple !

Elle est actuellement jury dans une émission TV qui recherche la nouvelle star de la danse : Benimle dans eder misin ?* L’émission qui bat tous les records d’audience le samedi soir en Turquie. Ainsi, Asena est visible partout : journaux, magazines, etc.

Mais la danse du ventre n’a pas que des adeptes féminines. En replongeant le nez dans mes vieilles photos, j’ai d’ailleurs retrouvé quelques perles :



Lors d’un enterrement de vie de jeune fille d’une de mes amies, j’ai eu l’occasion de voir s’exécuter un... danseur du ventre !


Pas de doute la fille à côté du danseur, c'est bien moi !

J’ai été assez surprise au début, mais je dois reconnaître que le spectacle se laisse regarder et apprécier. Comme quoi, les femmes ne sont pas les seules à pouvoir se déhancher en soulevant les foules..



* Veux-tu danser avec moi ?

jeudi 9 mars 2006

Gecekondu*

* se prononce "guédjékondou"



En Turquie, et plus particulièrement sur Istanbul, il y a les maisons construites avec un permis et puis il y a les gecekondu, ces habitations bâties sans autorisation.
Les racines du mot : Gece (nuit en turc) et konmak (se poser) nous donnent d’ailleurs la signification littéraire de cette expression : "posé en une nuit".

Ces constructions ont poussé comme des champignons dès la fin des années 50 : exode rurale, explosion démographique, manque de logements pour les familles vivant avec de faibles revenus.
Les gecekondu furent les refuges instantanés des exilés des campagnes à la recherche de travail et d’une vie meilleure. Hantés par des rêves d'enrichissement, les hommes, les femmes et leurs enfants vinrent se jeter dans les tentacules des grandes agglomérations turques : Ankara, İstanbul, etc.
Leurs maisons furent construites la nuit en toute clandestinité.



Vous trouverez parfois des quartiers entiers de gecekondu, qui, tels des bidonvilles, ont été édifiés sans se soucier des normes hygiéniques et techniques.
Les maisons n’ont parfois ni l’eau courante, ni l’electricité. Elles se modernisent cependant au fil du temps.
Hier d’ailleurs, un des journaux turcs a publié cette photo :



Celle-ci vous qui démontre bien ce que je vous ai décrit auparavant.
L’illégalité de ces maisons est double : illégalité du sol (on ne tient pas compte des droits du propriétaire) et illégalité de la construction (imaginez ce qu’il adviendra de cette maison en cas de tremblement de terre).

S’il fallait expulser tous les gens hors la loi qui habitent dans ces gecekondu, une grande partie d’Istanbul serait vidée, c’est pour vous dire...



Cela constitue donc un vrai problème d’urbanisme actuellement. L'état turc est parfois intervenu et a expulsé et détruit certaines de ces habitations, laissant des familles entières sans toit ni meuble.

Comment gérer cette situation ? Faut-il expulser tous les hors la loi ? Vaut-il mieux vivre dans la rue que dans des habitations insalubres et prohibées ?
Entre 4 murs, même sans eau courante ni électricité, il y a toujours une lueur d’humanité...