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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 27 octobre 2006

Antalya, la ville aux deux visages


La Méditerranée

Et dire qu’à une heure d’avion d’Istanbul, les gens se baignent encore dans la Méditerranée, qu’il fait 28 degrés et que les agrumes y poussent en abondance...
Antalya est une ville destituée de toute beauté. Les hôtels 4 et 5 étoiles y ont poussé comme des champignons tout au long de la côte. Des immeubles de 15 étages, des résidences secondaires ont enlaidi et pollué le paysage. Pourtant, chaque année des millions de touristes viennent y passer leurs vacances. 600.000 habitants en hiver, 2 millions en été. Les habitants d'Antalya ne vivent cependant pas que du tourisme. La plupart travaillent dans l'agriculture, Antalya est en effet peuplée de champs et de serres, on y fait pousser des agrumes, du coton, des fleurs, des bananes, etc.


Baignade fin octobre... Le pied !

Il faut se rendre à l’évidence, les séjours proposés dans ces hotels-clubs sont souvent des packages avec tout compris dans le prix et tout à volonté. Dans l’hôtel ou j’ai passé quelques jours, nous avons payé un prix dérisoire pour un cinq étoiles, avec alcool, nourriture, activités sportives à volonté. Même la coupe de cheveux était gratuite ! Il parait que dans ce genre d’établissement, les hôteliers arrivent pourtant à faire de gros bénéfices en réalisant quelques supercheries (couper le vin et le raki avec de l’eau, etc). Je suis étonnée du rapport qualité/prix. Pas étonnant que ces hotels affichent complets même en période de hors-saison.


Hotel Le Venezia

Ce qui m’a vraiment surprise, ce sont les efforts fournis à l’élaboration des décors. Chaque hôtel a son propre thème, je suis allée visiter les complexes situés à proximité du mien par exemple. Ces derniers s’appellent le Venezia, Topkapi, le Titanic. A chaque fois, changement d’architecture, on se croirait à Disneyland Paris ! Mon hôtel avait pour thème la Russie, des immenses tableaux surplombaient chaque salle. Chaque détail a été étudié avec soin.


L'hôtel Kremlin Palace

Un conseil si vous aimez ce genre de vacances en club, évitez la haute saison car c’est surchargé et il fait plus de 45 degrés sur Antalya en plein été. Le seul coin d'Antalya que j'ai aimé est la baie qui abrite le port. Très touristique certes, on peut cependant y admirer un magnifique paysage si l'on prend un peu de hauteur. C'est d'ailleurs de là-bas que j'ai photographié un superbe coucher de soleil. La ville en elle-même n'a aucun intérêt, des allées d'immeubles, des embouteillages, des restaurants, des cafés, des boutiques, ça grouille de monde de partout, bref un air de déjà vu...


Port d'Antalya

mercredi 18 octobre 2006

Tu es belle comme une pistache !

Si vous mettez les pieds en Turquie et que quelqu’un vous dit : "tu ressembles à une pistache" (fistik gibisin) ne giflez pas votre interlocuteur avant de partir en courant... Ici c’est un compliment !



Loukums, baklava... Quand on parle de nourriture, de gourmandises turques, voilà ce qui nous vient en tête. Pourtant, la Turquie est aussi un paradis pour tous ceux qui aiment les fruits secs et les graines. Il existe autant de kuruyemiş que de bars-tabacs en France, ces boutiques spécialisées dans la vente de fruits secs, noix, noisettes, pistaches.. Et souvent, vous sentirez l’odeur des pois chiches fraichement grillés en entrant dans le magasin.



Les turcs en consomment tout au long de la journée. Caloriques certes, il ne faut pas oublier que toutes ces graines et ces fruits secs sont bourrés minéraux (de calcium, potassium, magnésium), vitamines et fibres. Et en plus, il faut dire ce qui est, c’est vachement bon ! J’en ramène toujours à ma famille quand je vais en France (n’est-ce pas papa ??).

Ici on aime les noisettes, les noix et les graines en général. Alors les femmes ne sont pas belles comme des roses... Mais comme des pistaches :)

vendredi 13 octobre 2006

Iftar

Cette semaine, je suis allée partager le repas de l'Iftar avec un ami. C'est la première fois que j'allais dans un restaurant pour cette occasion, d'habitude je suis invitée dans les familles.
Craignant les embouteillages, nous sommes arrivés une demi-heure en avance. Tout était déjà installé sur les tables du restaurant : Fromages, miel, olives, salades, dattes, pain.



Quand on est loin des mosquées, le seul moyen de connaitre l'heure exacte de la rupture du jeun est d'allumer son poste de télévision. Toutes les chaines nationales arrêtent leur programme pour nous donner les heures de l'Iftar dans les principales villes du pays. Quand vient le tour d'Istanbul, plus personne dans les rues, le service commence dans les restaurants, les gens s'attablent chez eux ou chez les voisins. Ou que l'on soit, c'est toujours convivial.
En période de ramazan, c'est même le meilleur moment de la journée !