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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 19 septembre 2007

Sur la route de la soie

Il est rare que des livres me passionnent au point d’oublier de descendre � mon arrêt de bus...
Il aura fallu que je me fasse violence pour ne pas passer des nuits blanches � m'imprégner de ce récit d’aventurier des temps modernes.
C’est simple : Chaque page de ce roman s’engloutit comme une poignée de loukoums.



L’auteur, Bernard OLLIVIER*, un ancien journaliste, a décidé � sa retraite d’arpenter la route de la soie. Seul avec une volonté d’acier, il nous décrit dans cette première tome sa traversée de la Turquie (effectuée en 2000) qui le ménera d’Istanbul aux portes de l’Iran. Chaque jour se ponctue de rencontres, de longues heures de marche, de difficultés en tout genre (kangal, carte désuéte, trouver un lieu pour dormir) mais aussi de découvertes culturelles et géographiques étonnantes.

Sur la route des caravansarails, nous partagerons ses moments de doutes et de fatigue, sa philosophie de globe-trotter, hors des sentiers battus. Une peinture colorée et réaliste du pays dans lequel je vis.
Amoureux de la Turquie : Ce livre est définitivement écrit pour vous !

* Bernard OLLIVIER a transcrit plusieurs carnets de voyage depuis celui-ci. Il a fondé l’association seuil qui a pour but de réintégrer des délinquants par la marche � pieds.

Longue marche, tome 1

Bernard Ollivier

mercredi 12 septembre 2007

Les cinq derniers jours du prophète

L’histoire se déroule dans la partie asiatique d’Istanbul, après la deuxième guerre mondiale, dans le quartier d’Üsküdar.

Amis d’enfance, Rahmi SÖNMEZ et Fehmi GÜLMEZ n’ont d’yeux que pour la poésie durant leur adolescence. Cet amour pour la prose sera renforcé grâce à leur rencontre avec la belle Féridé, passionnée de philosophie et par les auteurs marxistes.
Alors que l’un continue d’écrire des poésies, qu'il est publié dans des revues littéraires et qu'il prend le surnom de "Prophéte", l’autre se range et prend part au capitalisme. On partage ainsi la vie et les songes de Rahmi, qui risque chaque jour l'emprisonnement à cause de ses opinions politiques.

Les cinq derniers jours du prophète

Rahmi doit élever sa fille puis son petit-fils et devient peu à peu schizophrène. Admirateur de Nazim HIKMET, à 60 ans, ce poète se dit encore communiste et révolutionnaire. Le destin voudra que sa vie se termine entre larmes, révoltes et joies. Mais je ne vous en dis pas plus sur cette histoire...

Un roman que j’ai trouvé admirablement bien écrit, à l’instar d’Emile ZOLA, l’auteur nous décrit avec précisions les cinq derniers jours de ce poéte révolutionnaire et nous dévoile ses doutes et ses pensées, mais pas seulement. C’est le récit de destins ensoleillés puis brisés par l’envie d’un monde meilleur, un monde plus juste. Une belle et déchirante histoire.

Ce roman a obtenu le prix Orhan Kemal en 1993