Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 26 janvier 2007

Sportez-vous bien !

La plupart des sportifs qui vivent en Turquie sont des gens privilégiés.
Telle est ma conclusion après plus de 4 ans passés ici. C’est sûr, j’y vais un peu fort... Mais malheureusement plusieurs constatations m’amènent à cette pensée négative.



Pour fréquenter de bonnes salles de sport (bien équipées, propres), il faut avoir les moyens. L’abonnement à l’année dans une salle située en centre ville coûte entre 1.500 $ et 3.000 $ par an. Vous me direz, c’est le même prix que certaines salles dans les grandes villes de France. Oui, sauf que rappelons qu’en Turquie, les travailleurs ont des salaires 4 fois inférieurs à ceux des français dans la grande majorité des cas.

Le milieu associatif est peu développé par rapport à l’hexagone. Au niveau des sports de plein air, aucune piste cyclable à ma connaissance dans la ville (pour faire du roller, on doit se rendre sur la rive asiatique), et les différentes mairies commencent tout juste à aménager les bords du Bosphore afin que l’on puisse avoir assez de place pour s’y promener avec des poussettes, marcher en famille ou courir entre copains.
Les piscines publiques d’Istanbul se comptent sur les doigts d’une main, les autres sont extrêment chères, puisqu’appartenant à des organismes privés. Bref, seul le foot reste un sport bon marché puisqu’associatif, de même, il y a de nombreux terrains de foot ouverts et éclairés jusqu’au bout de la nuit à louer pour des broutilles.
Très peu de forêts ou parcours sportifs, j’ai cependant noté l’implantation d’aires de fitness en plein air dans certains quartiers (quelques machines gratuites afin de pratiquer des exercices de cardio et de musculation).

Bref, en France, faire du sport est à la portée de tout le monde ou presque, ici c’est une autre histoire. Mais comme le dirait mon père, les français ont aussi beaucoup plus de temps libre que les turcs, en France nous en sommes à l’aire de l’hédonisme et de l’individualisme alors qu’en Turquie, le gouvernement a d’autres priorités élémentaires (développement des infrastructures, industrialisation, modernisation..). Ce qui me pousse à penser que dans quelques années, mes affirmations seront obsolètes.



NB : Oyez, Oyez, la bonne nouvelle c’est que j’ai recommencé à donner mes cours de kick boxing 1 fois par semaine pour le moment sur Nişantaşı. J’aime beaucoup ce club, mais les tarifs y sont assez chers pour les adhérents, en contre-partie, les profs y sont bien payés. Pour vous donner une idée, en France j’ai entrainé 2 à 3 fois par semaine une dizaine d’élèves bénévolement, alors qu’ici, je suis payée 50 € de l’heure, quelque soit le nombre de participants... Cherchez l’erreur !

jeudi 18 janvier 2007

Les fous du volant

En 2006, plus de 4700 personnes ont trouvé la mort sur les routes en Turquie. Vous me direz, en France on parle de 5200 morts, c’est donc 500 vies sauvées... Sauf que la Turquie possède trois fois moins de véhicules que l'hexagone, ce qui la place au rang des pays qui ont le plus haut taux d’accidents.



La conduite en Turquie est désordonnée, chaotique, agressive : C’est la loi du plus fort et du plus effronté. Les feux rouges ne servent pas à grand chose si ce n’est à mettre un peu de couleur dans le paysage urbain. Les conducteurs ont des comportements violents (violence physique et verbale). Inutile de préciser que j’ai appris la plupart des gros mots turcs à l’arrière des taxis..

Et quand il y a un accident, même minime, c’est le début de l’anarchie : Les conducteurs n’ont pas le droit de déplacer leur véhicule (même s’il ne s’agit que d’un bout de phare cassé). Ils doivent attendre patiemment la police qui fera le constat, et si la rue est bloquée à cause de deux chauffards, tant pis, la loi c’est la loi ! Autre chose qui m’excède, c’est la pollution auditive, on dirait que les turcs ont la main greffée sur leur klaxon. Pour n’importe quoi, ils appuient sur leur avertisseur... Et pas qu'une fois !



Mon bureau donne directement sur une avenue, en centre ville (donc vitesse limitée comme en France), je ne vous raconte pas le nombre de fois où j’entends des énormes coups de frein (je vais à la fenêtre plusieurs fois par jour pour voir s’il n’y a rien de grave), c’est fou cette agressivité routière.

Quant à avoir une voiture ici, ça ne m’a jamais traversé l’esprit et encore moins un scooter (très peu de véhicule à deux roues, on comprend pourquoi..). Les taxis de toute façon ne coûtent pas bien chers, mais pour trouver des ceintures à l’arrière, il faut se lever tôt !