Si vous avez envie d’arrêter de fumer, ne mettez surtout pas les pieds en Turquie ! Tout risquerait en effet de vous dissuader de poursuivre cette bonne résolution...

Tout d’abord le prix des cigarettes. Ici les paquets de vingt coûtent aux alentours des 2 euros. Sur Istanbul, on peut en acheter chez les buralistes mais aussi dans les restaurants, les bars, dans certains büfe, dans les stations services. Bref, inutile de parcourir 10 km pour se fournir en cigarettes. Vous pouvez téléphoner à votre bakkal (= épicier) et ce dernier vous livrera à domicile dans le plus brefs délais. La nuit, de nombreux buralistes sont ouverts, être en rupture de stock n'est donc pas une expression courante dans le vocabulaire turc.



Ensuite, on peut fumer partout, ou presque. Dans les restaurants, pas de salle fumeurs / non fumeurs (sauf dans certains lieux rares). Dans les taxis, même si vous trouvez un énorme autocollant signalant une interdiction de fumer au dessus de la banquette arrière, le chauffeur ne tardera pas à allumer sa cigarette sans avoir pris la précaution de vous demander au préalable si la fumée vous gêne. Dans les bus, les usagers ne fument pas c’est interdit, mais les chauffeurs si... 100 % vécu.
Dans les bureaux, c’est comme en France avant le passage de la loi en février 2007, ça fume de partout. Les hommes comme les femmes s’adonnent à coeur joie. Frédéric me faisait remarquer récemment que de nombreuses personnes fumaient dans les restaurants tout en continuant à manger. Une bouchée, une taffe, une bouchée, une taffe. Quel bonheur de composer un tel menu... Le pire c’est quand vous allez dans des restaurants chics, c’est directement la fumée des gros cigares qui vous emmaillote d'un nuage de brouillard. A nous la toux et les bonnes migraines !

Finalement, le seul endroit que je connaisse où l’on ne peut vraiment pas fumer sur Istanbul, c’est dans l'enceinte du Consulat de France, les ressortissants français ont même été prévenus par email après le passage de la loi anti-tabac. Bien sûr, pas de cigarettes non plus dans les salles de cinéma et dans les théâtres.

Bref les lieux où il fait bon respirer à Istanbul se comptent sur les doigts de la main. Le quartier de Şişli avait essayé d’être pionner en matière d’interdiction de fumer, le Maire avait mis en place une campagne anti-tabac il y a un an, depuis plus rien.
A quand la guerre aux fumeurs en Turquie ?