mercredi 23 septembre 2009
Ce n'est pas la faute à Voltaire...
Par Marie-France, mercredi 23 septembre 2009 à 09:07 :: Mes moments épicés
A la fin du mois de mai, un mois (tout juste) avant notre mariage, je me suis cassée le pied. J’aurais aimé vous raconter que cela m’est arrivé en faisant du ski (sur un glacier turc ?!) ou en faisant de la voltige, mais je me dois d'être honnête... La cause de mon accident est aussi stupide qu’elle manque d'originalité : Je suis tombée par terre, en pleine rue, alors que j’avais la tête dans la lune et les pieds basculant d’un trottoir un peu trop haut.

Je me suis alors imaginée arrivant au Palais de France avec ma robe blanche et un beau plâtre au pied. Pas mal comme photo de mariage ! Heureusement, au bout d’un mois mon pied s’est rétabli et entre-temps, le médecin a décidé de ne pas me plâtrer.
Cependant, j’ai vécu des aventures héroïques en clopinant pendant une quinzaine de jours avec mes deux acolytes les béquilles. Je ne m’étais jusqu’alors jamais rendue compte à quel point les rues de Beyoğlu étaientpourries tordues, pentues, irrégulières et dangereuses. De même, à chaque enjambée, une de mes béquilles se coinçait entre deux pavés et je risquais la chute.
Mais comment font les mamans avec leurs poussettes ? Et ces femmes perchées sur 15 cm de talons hauts ? Je ne vous parle même pas des deux étages que j’avais à monter pour accéder à notre appartement, et de la gymnastique qu’il me fallait faire pour ne pas taper ma tête sur une partie du plafond trop basse située à l’entrée de notre immeuble. Bref, j’ai fini par retenir la leçon, on n’est bien que chez soi... Je suis restée 10 jours presque sans sortir, et j’ai appris par coeur le numéro de tous les commerçants de mon quartier qui livrent le voisinage tout au long de la journée. Vive les bakkal (épiciers) turcs !
A l’hôpital, quand je suis allée au service des urgences pour faire examiner mon pied, le médecin a rigolé quand il a su qu’il s’agissait d’une chute de trottoir. Il m’a recommandé avec humour de porter plainte contre la municipalité d’Istanbul. Il m’a dit qu'avec le nombre de chutes de trottoir qui avaient lieu chaque jour à Istanbul, on pourrait faire une action commune en justice.

J’avais quand même mieux à faire, mais cette mésaventure m’aura appris quelques gestes de survie qui sont devenus pour moi de vrais commandements :

Je me suis alors imaginée arrivant au Palais de France avec ma robe blanche et un beau plâtre au pied. Pas mal comme photo de mariage ! Heureusement, au bout d’un mois mon pied s’est rétabli et entre-temps, le médecin a décidé de ne pas me plâtrer.
Cependant, j’ai vécu des aventures héroïques en clopinant pendant une quinzaine de jours avec mes deux acolytes les béquilles. Je ne m’étais jusqu’alors jamais rendue compte à quel point les rues de Beyoğlu étaient
Mais comment font les mamans avec leurs poussettes ? Et ces femmes perchées sur 15 cm de talons hauts ? Je ne vous parle même pas des deux étages que j’avais à monter pour accéder à notre appartement, et de la gymnastique qu’il me fallait faire pour ne pas taper ma tête sur une partie du plafond trop basse située à l’entrée de notre immeuble. Bref, j’ai fini par retenir la leçon, on n’est bien que chez soi... Je suis restée 10 jours presque sans sortir, et j’ai appris par coeur le numéro de tous les commerçants de mon quartier qui livrent le voisinage tout au long de la journée. Vive les bakkal (épiciers) turcs !
A l’hôpital, quand je suis allée au service des urgences pour faire examiner mon pied, le médecin a rigolé quand il a su qu’il s’agissait d’une chute de trottoir. Il m’a recommandé avec humour de porter plainte contre la municipalité d’Istanbul. Il m’a dit qu'avec le nombre de chutes de trottoir qui avaient lieu chaque jour à Istanbul, on pourrait faire une action commune en justice.

J’avais quand même mieux à faire, mais cette mésaventure m’aura appris quelques gestes de survie qui sont devenus pour moi de vrais commandements :
- Perchée sur talons hauts dans Istanbul jamais tu ne déambuleras, (préférer marcher avec des ballerines et changer de chaussures au dernier moment)
- La tête haute jamais tu ne marcheras (mais toujours fixer le trottoir, ses pieds. Attention tout de même aux paniers qui descendent des fenêtres...)
- En cas de rue pentue et glissante, à un homme costaud tu t'accrocheras (de même faire de tous petits pas, s'accrocher aux voitures garées, etc)
- En cas de pluie ou de neige, à la maison bien au chaud tu resteras (ou vérifier que mon assurance santé est bien à jour).